Passion 68

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La passion est le rêve secret des adolescents et des jeunes filles. Derrière ce mot terrible, ils voient l'engagement total de l'être, condition d'une vie qui ignorera les limites. L'héroïne de ce récit naît au moment dramatique où l'alternative des adultes qui l'entouraient était "résister ou mourir". Quoi d'étonnant alors, si les premières explosions des "lacrymos" sur Paris, au mois de mai 68, aient réveillé les démons du passé ? Mais la passion est aussi destruction ; elle balaie par sa force conventions et liens.
Publié le : mardi 1 janvier 2013
Lecture(s) : 8
EAN13 : 9782296513884
Nombre de pages : 139
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Chiara Milo
Passion 68 Roman-poème
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00469-3 EAN : 9782336004693
Passion 68
Chiara Milo
Passion 68
Roman-Poème
L’HarmaWtan
À Marc, libraire de la « Puce à l’Oreille », À mon amie Monique, si fort entrée dans l’âme des femmes enceintes,
Auprès desquels est venue, la première idée de ceci.
À Michel Gaugain… En adieu, pour continuer.
Première partie
– I –
l avait les arcades sourcilières naturellement tristes et I parfois coléreuses. Cela ne se remarquait tout d’abord pas. Mais dans le malheur, elles prenaient une place dis-proportionnée, ne permettant quasiment plus de voir ses yeux. Lorsqu’il était heureux, au contraire, son regard avait des reflets d’or et son front s’élevait au-dessus du visage, de toute sa hauteur. Sur les photos qui restent de cette année-là, on ne voit plus que ce qu’elle appelait, ses « bosses »… qui, pourtant, n’avaient rien des « cornes » d’un cocu ! Elle avait dix ans de moins que lui et attendait un second enfant. Peut-être parce que son corps restait immature, bien qu’elle eût plus de vingt ans, elle peinait à porter de si lourds fardeaux. Elle avait déjà perdu plusieurs bébés et son ventre lui semblait un lieu dangereusement imprévisi-ble, pouvant délivrer aussi bien la mort que la vie. Les médecins estimèrent alors que, pour mener à bien ce désir d’un second enfant, il fallait sceller l’utérus.
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