Paul au tombeau de Virginie

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Voyagez en lisant le poème "Paul au tombeau de Virginie" écrit par Vincent CAMPENON. Ce poète de France est né en 1772, mort en 1843. "Paul au tombeau de Virginie" de CAMPENON est un poème classique. Vous pouvez le télécharger et l’imprimer au format PDF grâce à YouScribe.
Avec le poème de CAMPENON, vous pourrez faire un commentaire ou bien tout simplement profiter de très beau vers de "Paul au tombeau de Virginie".
Publié le : lundi 30 juin 2014
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Paul au tombeau de Virginie

Repose en paix, ma Virginie !
Le repos n'est pas fait pour moi.
Hélas ! le monde entier, sans toi,
N'a rien qui m'attache à la vie.

Le plaisir ainsi que la peine,
Tout passe avec rapidité ;
Notre vie est une ombre vaine
Qui se perd dans l'éternité.
À nos deux coeurs l'amour barbare
Offrait un riant avenir ;
Et la mort, la mort nous sépare...
C'est pour bientôt nous réunir.

Repose en paix, ma Virginie !
Le repos n'est pas fait pour moi.
Hélas ! le monde entier, sans toi,
N'a rien qui m'attache à la vie.

Que tu savais rendre touchante
La vertu qui t'embellissait !
Oh ! comme elle était attrayante,
Quand ta bouche nous l'inspirait !
Le besoin de la bienfaisance
À ton coeur se faisait sentir ;
Et quand tu peignais l'innocence,
Ton front n'avait point à rougir.

Repose en paix, ma Virginie !
Le repos n'est pas fait pour moi.
Hélas ! le monde entier, sans toi,
N'a rien qui m'attache à la vie.

Partout ton image tracée
S'offre à mes tendres souvenirs ;
Ton nom, présent à ma pensée,
S'échappe à travers mes soupirs.
L'horreur de la nuit la plus noire
Seule convient à ma douleur.
Il faudrait perdre la mémoire,
Quand on a perdu le bonheur !

Repose en paix, ma Virginie !
Le repos n'est pas fait pour moi.
Hélas ! le monde entier sans toi,
N'a rien qui m'attache à la vie.

Cruel départ ! fatal voyage !
La mort t'attendait au retour.
Pourquoi, dans le même naufrage,
Paul n'a-t-il pas perdu le jour !
Ma soeur, ma compagne chérie,
Pouvais-tu vivre loin de moi !
Ô Virginie ! Ô Virginie !
Je suis plus à plaindre que toi.

Repose en paix, ma Virginie !
Le repos n'est pas fait pour moi.
Hélas ! le monde entier, sans toi,
N'a rien qui m'attache à la vie.

C'est là, sur cet affreux rivage,
Que j'achèverai de mourir ;
L'écho de ce rocher sauvage
Redira mon dernier soupir.
Je veux pleurer toute ma vie
Le jour qui put nous séparer :
Mais console-toi, mon amie ;
Paul n'a plus longtemps à pleurer.

Repose en paix, ma Virginie !
Le repos n'est pas fait pour moi.
Hélas ! le monde entier sans toi,
N'a rien qui m'attache à la vie.

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