Poésie piment, girofle et cannelle

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A coup de marteau, à coup de mots Je poussais, je poussais hors de moi les maux.

A coup de maux de fer, à coup de mots d'orgueil

Je tenais, je tenais loin de moi les larmes de l'œil.


A coup d'œil, à coup de patience Je laissais, je laissais derrière moi la pénitence.

A coup de pénitence, à coup de nausée J'extrayais, j'extrayais en moi mille pensées.


L'auteur adopte tantôt la voix d'une femme tantôt celle d'un homme afin de rendre compte de l'histoire d'une quête commencée à la préadolescence. Piment, girofle et cannelle, trois sections aux titres épicés comme le sont ces textes.

Publié le : samedi 1 janvier 2011
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EAN13 : 9782844507419
Nombre de pages : 72
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Piment
Le Nègre a cru au mythe du néant parce qu’il a perdu la mémoire de l’antiquité
- 7 -
Lamirande
A zabèt et à Fof.
mIzè poU MIzè Là càNNE àssàssINE à ENtràîNÉ dàNs sà dÉchÉàNcE mEs UNs Et MEs àUtrEs uN pàr UN JUsqU’àU dErNIEr
mIzè poU MIzè Là MàrÉE MoqUEUsE à rEMplàcÉ là fEMEllE rIEUsE brûlÉE pàr lEs vàpEUrs sàoUlEs dEs MàINs soUrdEs Et rUdEs ToUs lEs joUrs JoUr àprès joUr JUsqU’àU dErNIEr
mIzè poU MIzè mIzè poU MIzè mIzè poU MIzè mIzè poU MIzè
mIzè poU MIzè
- 9 -
CaLCuTTa BOmBaY VieuX FORT
ROGeR LamiRanDe
Insomnie
A Margot
màNzè màrIE, dàNsE, ENcorE ENdorMIE, dàNsE, dàNsE aU rythME dU coq MàtINàl, dàNsE, dàNsE àU grÉ dU vENt ellE dàNsE àUx chàNts dU grIlloN INvItàNt sà dUlcINÉE a là roNdE àMoUrEUsE, dàNsE sUr lEs coNfIdENcEs dU KIkIvI À là CIgàlE, dàNsE càdENcÉE
màNzè màrIE, rêvEUsE, brIllE doUcEMENt À là lUEUr tIMIdE dEs ÉtoIlEs INsoMNIàqUEs jUsqU’À l’àUbE, joUàNt
màNzè màrIE s’ÉvEIllE pàrEssEUsEMENt avErtIs, lEs MUsIcIENs, lEs coNfIdENts s’àffolENt, NostàlgIqUEs, dE là doUcEUr s’ÉloIgNàNt
Là choUEttE sIgNàlE soN hEUrE àU MàrchàNd dE sàblE, qUI EN pàssàNt,provoqUElEchIENcoNtràrIÉ HÉbÉtÉ pàr UNE NUIt MoUvEMENtÉE
Là chàttE, dIscrètE, sE blottIt dàNs UN coIN s’ENlEvàNt dU corps, làNgoUrEUsEMENt, lEs coUlEUrs dU MâlE NoctUrNE
LEs lUMIèrEs s’ÉtEIgNENt, lE cIEl s’ÉclàIrcIt, qUElqUEs NUàgEs àppàràIssENt À l’àUbE L’àgàMàN coMMENcE À MUEr lENtEMENt
màNzè màrIE sE rÉvEIllE, s’ÉtIràNt làrgEMENt, s’ÉtàlàNt dE toUt soN êtrE, lE joUr s’Est lEvÉ.
- 10 -
La ballade du déraciné Aux frères de voyage et de cœur « Malcom X »
J’àI bEàUcoUp ErrÉ dàNs vos MÉtros, là pàUME àlloNgÉE J’àI gàlÉrÉ dàNs vos bàrs, lE tàloN NU, tortUrÉ JE ME sUIs sàoUlÉE, tràîNÉE, UsÉE sUr vos bàNcs J’àI dorMI dàNs vos rUEs froIdEs, vos trottoIrs toUt blàNc J’àI fUMÉ dàNs vos ghEttos, MàNgÉ À votrE soUpE popUlàIrE J’àI pÉNÉtrÉ dàNs vos ÉglIsEs, stàtUEs Et dIscoUrs troMpEUrs J’àI ÉtÉ MUtIlÉE dàNs vos prIsoNs, EspoIrs àIgrEs dE MœUrs
J’àI ENtENdU pàrlEr d’ÉgàlItÉ màIs jE N’àI rENcoNtrÉ qUE l’INÉgàlItÉ J’àI ENtENdU pàrlEr dE fràtErNItÉ màIs jE N’àI rENcoNtrÉ qUE l’INIMItIÉ DàNs toUtE soN INtÉgràlItÉ QUàNt À là lIbErtÉ prêchÉE JE N’àI vU qUE prIvàtIoN ENvErs là pEtItE socIÉtÉ
J’àI voMI vos Mots, vos MœUrs Et vos MàNIèrEs J’àI cràchÉ dàNs MEs MàINs poUr NE rIEN làIssEr dE MEs ENtràIllEs sUr vos tErrEs J’àI plEUrÉ dàNs MoN cœUr poUr NE pàs tIÉdIr votrE EàU gElÉE J’àI soUffErt EN sIlENcE poUr NE pàs voUs doNNEr lE plàIsIr dE M’ENtENdrE hUrlEr J’àI rêvÉ dE joUrs MEIllEUrs, sàNs NEIgE J’àI chErchÉ àU-dElÀ dEs boIs, EN vàIN, dEs vIErgEs JE N’àI troUvÉ qUE dÉbàUchE Et tràvEstIs JE N’àI vU qUE dEs corps sàNs vIE, càtINs À l’INfINI J’àI EspÉrÉ ENtENdrE s’oUvrIr lEs portEs màIs lE MÉprIs EMbUàIt là ràIsoN J’àI àpàIsÉ Mà hàINE poUr NE poINt voUs MàUdIrE
- 11 -
LE Màl M’àvàIt roNgÉE, MEs os, Mà vIE J’àI fErMÉ lEs yEUx sUr cEt ENfEr J’àI doNNÉ Mà têtE poUr lEs ENfàNts dE MoN Pàys, Mà TErrE J’àI làIssÉ coUlEr MoN sàNg dE nègrE sUr votrE sol blàNc
PàssEz sUr MoN corps d’EsclàvE coloNIsÉE, dÉpàrtEMENtàlIsÉE et jE sErvIràI d’ENgràIs À vos rUEs pàvÉEs d’ÉcorcEs d’ébèNE FloràIsoN dE dÉMENcE.
- 12 -
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