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© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de ’Écoe-Poytechnîque ; 75005 Parîs
www.harmattan.r dîfusîon.harmattan@wanadoo.r harmattan1@wanadoo.r
ISBN : 978-2-343-07311-8 EAN : 9782343073118
Imprîmé par Coret, Imprîmeur, S.A.
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|PRÉFACE|
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 Le prîntemps ouvre ses bras au poète quî termîne son voyage et arrîve, transparent et « guérî », à sa demeure înîtîae, son poînt de départ dans a vîe, a matrîce, terre des naîssances. I se bottît tout près du cœur de cee quî ’aîme et qu’î aîme par-dessus tout, Renée. Comme sî toutes es saîsons parcourues, tous es poèmes engendrés en chemîn,Écumes, Brumes et Glaces,tous es moments încrustés de soufrance éconde, mènent à ce nîd d’amour îninî. Toute pensée, toute îmage dessîne es traîts de a grande absente toujours présente. Les mots s’accéèrent, se donnent des cîns d’œî compîces, se rencontrent, s’étreîgnent, se repoussent pour mîeux se retrouver, heureux, dans es phrases suspendues sur es ondes des émotîons.
 Gérard Bejjanî ponge dans son enance pour se ressourcer et en ressortîr te un beau papîon aux aîes mutîcoores. Enant du renouveau, î joue sur e parterre des ettres, s’enroue sur ’herbe tendre des souvenîrs premîers quand, soudaîn, « Le voîe est déchîré/ Et e soule descend/ Paîsîbe/
1 Comme au commencement . » Maroun Hakîm porte uî aussî son enance comme une reîque précîeuse, un besoîn contînu, î aît mîroîter sa paette de toutes es coueurs însoucîantes de son âme raïche et coniante. Le peîntre rejoînt e poète sur es monts de a rêverîe. Is courent tous es deux, enchantés, oubîant eur corps d’adute. La arandoe des îmages s’entame. Les maîsons, es montagnes, e cîe, a mer, es coînes, es champs, es paînes et es sîhouettes bougent. Toute a nature est harmonîe. Les touches dîsent ’hymne à a vîe, à a re-naîssance : « Entends mon crî/ Vague de mon enance/ Déere vers es paînes/ Lîsses et rangées/ Comme une in de carnava. » La nostagîe saîsît paroîs e poète à a gorge, un souhaît surgît, renversant e présent : « Sî j’avaîs encore ma maîson aux quatre vents/ Je ne demanderaî pus au temps de partîr. » I ne âche a trace de son enance que pour a rattraper sur es pages docîes et accueîantes : « Repars/ Sans méiance/ Dans e champ aux corbeaux/ Dans es promesses. »
1. Les cîtatîons sont extraîtes du présent recueî.
 Le poète tîent à son jardîn secret quî devîent son unîvers, un paradîs ouvert où î attend e bîen-aîmé : « Pour toî j’aî préparé/ Le nîd de roses/ La parure des êtes/ Le euve sans rîdes. » I berce ’espérance en uî comme un trésor de carté. I est prêt à a partager avec tous es regards assoîfés de sérénîté et « L’hîstoîre n’est pas inîe/ Nî ton sourîre ».
 Le peîntre ’accompagne dans sa course îninîe dans e vert quî se réveîe et envahît de sa présence es dîstances et es yeux. Le rouge papîte, un toît par-cî, une eur pa-à, e jaune et ’orange ensoeîent es raïcheurs matînaes. Le beu et ses dérîvés cament toute ’excîtatîon des nuances quî chantent. Les onduatîons des ormes rendent a douceur des paysages de ’enance, e pînceau revîent avec une însîstance magîque sur es suraces quî s’anîment du vent de a créatîon. Et e poète atterrît avec ses « yeux d’avrî », puîs s’éève à nouveau vers « Une sente nouvee/ Sans début nî in. » C’est à qu’î a choîsî de s’arrêter et de demeurer.
Poussesdoucement a porte reerme des saîsons sur es bessures et aborde dans un pays îmagînaîre, ancîen, où ’enant et a mère se réînventent îndéinîment. La nature ne aît que suîvre e rythme ébrîe, ému, puîs inaement apaîsé de ce cordon de umîère à jamaîs renoué.
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