Pousses

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Le peintre Hakim rejoint le poète Bejjani sur les monts de la rêverie. Ils courent tous les deux, enchantés, oubliant leur corps d'adulte. La farandole des images s'entame. Les maisons, les montagnes, le ciel, la mer, les collines, les champs, les plaines et les silhouettes bougent. Toute la nature est harmonie.
Publié le : dimanche 4 octobre 2015
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EAN13 : 9782336392608
Nombre de pages : 66
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© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de ’Écoe-Poytechnîque ; 75005 Parîs
www.harmattan.r dîfusîon.harmattan@wanadoo.r harmattan1@wanadoo.r
ISBN : 978-2-343-07311-8 EAN : 9782343073118
Imprîmé par Coret, Imprîmeur, S.A.
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|PRÉFACE|
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 Le prîntemps ouvre ses bras au poète quî termîne son voyage et arrîve, transparent et « guérî », à sa demeure înîtîae, son poînt de départ dans a vîe, a matrîce, terre des naîssances. I se bottît tout près du cœur de cee quî ’aîme et qu’î aîme par-dessus tout, Renée. Comme sî toutes es saîsons parcourues, tous es poèmes engendrés en chemîn,Écumes, Brumes et Glaces,tous es moments încrustés de soufrance éconde, mènent à ce nîd d’amour îninî. Toute pensée, toute îmage dessîne es traîts de a grande absente toujours présente. Les mots s’accéèrent, se donnent des cîns d’œî compîces, se rencontrent, s’étreîgnent, se repoussent pour mîeux se retrouver, heureux, dans es phrases suspendues sur es ondes des émotîons.
 Gérard Bejjanî ponge dans son enance pour se ressourcer et en ressortîr te un beau papîon aux aîes mutîcoores. Enant du renouveau, î joue sur e parterre des ettres, s’enroue sur ’herbe tendre des souvenîrs premîers quand, soudaîn, « Le voîe est déchîré/ Et e soule descend/ Paîsîbe/
1 Comme au commencement . » Maroun Hakîm porte uî aussî son enance comme une reîque précîeuse, un besoîn contînu, î aît mîroîter sa paette de toutes es coueurs însoucîantes de son âme raïche et coniante. Le peîntre rejoînt e poète sur es monts de a rêverîe. Is courent tous es deux, enchantés, oubîant eur corps d’adute. La arandoe des îmages s’entame. Les maîsons, es montagnes, e cîe, a mer, es coînes, es champs, es paînes et es sîhouettes bougent. Toute a nature est harmonîe. Les touches dîsent ’hymne à a vîe, à a re-naîssance : « Entends mon crî/ Vague de mon enance/ Déere vers es paînes/ Lîsses et rangées/ Comme une in de carnava. » La nostagîe saîsît paroîs e poète à a gorge, un souhaît surgît, renversant e présent : « Sî j’avaîs encore ma maîson aux quatre vents/ Je ne demanderaî pus au temps de partîr. » I ne âche a trace de son enance que pour a rattraper sur es pages docîes et accueîantes : « Repars/ Sans méiance/ Dans e champ aux corbeaux/ Dans es promesses. »
1. Les cîtatîons sont extraîtes du présent recueî.
 Le poète tîent à son jardîn secret quî devîent son unîvers, un paradîs ouvert où î attend e bîen-aîmé : « Pour toî j’aî préparé/ Le nîd de roses/ La parure des êtes/ Le euve sans rîdes. » I berce ’espérance en uî comme un trésor de carté. I est prêt à a partager avec tous es regards assoîfés de sérénîté et « L’hîstoîre n’est pas inîe/ Nî ton sourîre ».
 Le peîntre ’accompagne dans sa course îninîe dans e vert quî se réveîe et envahît de sa présence es dîstances et es yeux. Le rouge papîte, un toît par-cî, une eur pa-à, e jaune et ’orange ensoeîent es raïcheurs matînaes. Le beu et ses dérîvés cament toute ’excîtatîon des nuances quî chantent. Les onduatîons des ormes rendent a douceur des paysages de ’enance, e pînceau revîent avec une însîstance magîque sur es suraces quî s’anîment du vent de a créatîon. Et e poète atterrît avec ses « yeux d’avrî », puîs s’éève à nouveau vers « Une sente nouvee/ Sans début nî in. » C’est à qu’î a choîsî de s’arrêter et de demeurer.
Poussesdoucement a porte reerme des saîsons sur es bessures et aborde dans un pays îmagînaîre, ancîen, où ’enant et a mère se réînventent îndéinîment. La nature ne aît que suîvre e rythme ébrîe, ému, puîs inaement apaîsé de ce cordon de umîère à jamaîs renoué.
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