Près de moi se tenait une femme si douce

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Le Parnasse contemporain, 1866Armand Renaud?« Près de moi se tenait une ...

Publié le : dimanche 22 mai 2011
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Le Parnasse contemporain, 1866 Armand Renaud
? « Près de moi se tenait une femme si douce »
Près de moi se tenait une femme si douce Que moins doux est un nid fait de plume et de mousse. Le sourire dormait sur sa lèvre; ses mains Caressantes avaient des senteurs de jasmins ; Ses bras semblaient promettre une étreinte profonde. Elle était pâle avec la chevelure blonde. Ni mouvement ni souffle. Un charme plein d'effroi Tombait de son visage énigmatique et froid Dont le calme regard eût dompté des athlètes. Sur ses cheveux mouraient d'amour des violettes. Je sentais s'abîmer tous mes fiévreux desseins Dans l'espoir de dormir au tombeau de ses seins Éternellement, sans rien rêver ni rien croire. Dans sa coupe d'ébène elle m'offrait à boire ; Et je ne savais plus, tant mon trouble était fort, Si c'était ma maîtresse ou si c'était la Mort.
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