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Provisoire lieu du poème

De
52 pages
Fernando d'Almeida fait partie de ces Poètes qui font confiance, de toutes leurs forces, à la parole « confrontée à l'essentiel de l'universel ». Cette poésie dit le mystère du quotidien, le cheminement du langage dans l'essence des choses. Un ample mouvement verbal parcourt ce poème unique dont le lieu d'émergence reste provisoire comme le lieu de l'être « allant à la conquête sereine des icônes ». Une sûre vision panthéiste se dessine dans cette création où, par la maîtrise du mot, d'Almeida parvient à se maintenir à la crête d'un langage sans cesse éclaté. Alain Rouch et Gérard Clavreuil, parlant de Fernando d'Almeida dans Littératures nationales d'écriture française (Paris, Ed. Bordas) écrivent : « Ce poète appartient au petit clan d'initiés qui, ne se permettant aucune concession, ne savent rien écrire qui ne soit beau, profond et original ». Et Léopold Sédar Senghor de renchérir; « incontestablement, vous avez cette vertu majeure des poètes qui est d'être en puissance d'imagination et, plus précisément, de créer des images symboliques neuves. J'ai constaté, également, cette maîtrise parfaite de la langue française qui vous permet de Jouer avec les mots ». (Lettre à l'auteur).
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Extrait
Il s’agit de fouetter l’étrange
À même l’espace essoré des mots
Dans la transhumance des corps
Déclinant tout lieu où l’être
Relie le néant au néant
Qui nous emmure au gré des galets

Ce qui s’annonce s’épaissit
Dans l’écriture des outrages
À proximité des raisons
Qui campent loin d’une ronce
De ce côté de la terre versatile
Où le songe attèle toute contrée

O basalte de l’écœurement
Dans la syntaxe de l’arbitraire
Le Temps virilise l’être
Quand s’éborgne l’épiderme des continents
Le Temps s’illimite dans la rancœur
À force d’oppresser la lumière

Oui la réalité avouée dit l’être
À l’intérieur des sarcasmes
Là où le néant reprend haleine
Quand s’alerte toute pensée
Que tu sais accordée aux névroses
De ce pays s’abîmant dans la ménopause

Quoi donc sinon l’exclamation
Des révoltes aux hanches des monts
Quoi donc sinon l’embonpoint
Des mots amarrés aux fêlures
Dans la convalescence des idéologies
Qui déjà agitent la cime des racines

Mais nous sommes là toussant

Dans le clitoris des choses
Lorsque l’arrière-saison mentalise
Les paysages de l’incandescence
Mêlant à chaque houle des signes
L’allitération des identités

Quel pays ce pays vrillant à l’illogique
Quand le fleuve fonde quel désir
Dans la panse des utopies
À mi-chemin de la démesure et du sexe
Qui trouve cohérence dans la luxure :
Le sexe dit l'erre dans l'éclaircie des doigts
Un pour Un
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