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Qui Animal Y Pense

De
84 pages

Des fables, des histoires, des vérités,... Ça roule et ça déboule, souvent avec un happy ending, grâce à l'innocence animale.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-89184-6

 

© Edilivre, 2015

Agoraphobie

Agora, je te phobe

ta sal’ gueule me snobe.

De feuilles d’artichaud

en mixtur’ de pavot,

du calmarant regard

qui médus’de Pomard.

Tas de trognes sans joie

et qui marchent au pas,

au pas dégoulinant

de l’ennui qui s’répand,

quand tu traînes ta fiole

en trimballant tes groles.

Tu glisses ton œil torve

inoculant la morve

à celui ou à celle

qui joue de l’étincelle,

violoncell’ solitaire

ou peintre de l’enfer,

toi tu le démolis

dans ton machicoulis.

Machicoulis de pierres

dévastant les frontières

de toute la bêtise

du monde qui s’enlise

en toi, à travers toi

et qui laisse pantois…

Dragon automatique,

de ton corps élastique

tu envahis l’espace

et chasses les rapaces.

Rapaces qu’ont encore

un œil dedans leur corps

et un cœur dans les griffes…

Mais toi, grand escogriffe,

qu’as-tu dans la poitrine. ?

Chant d’acides latrines,

un soupir de tes fesses.

pour elles ta tendresse,

et le foie au régal

de quelque heureux scandale. !

Je veux que le vautour

te grignote à ton tour,

Tityos désespérant

qui défie le courant

où vient chanter encore

dans l’onde de l’effort,

en solitud’ pointée

ou en pointes groupées

le blues du cœur humain

qui cherche son chemin.

Allumettes du Bon Dieu

On ne joue pas à ce truc là,

Les allumettes du Bon Dieu

C’est pas pour l’herbe qu’elles sont faites

Mais pour éclairer la planète,

Mettre du soleil dans tes yeux.

Alors si toi tu t’es trompé,

Si tu as fait courir dans l’air

La fumée et les canaders…

Je te mettrai sur le bûcher.

On ne joue pas à ce truc là,

Les allumettes du Bon Dieu

Pas pour la forêt qu’elles sont faites,

Mais c’est pour mettre dans ta tête

La lumière de la pensée.

Alors si toi tu t’es trompé

Pour avoir osé incendier

Les arbres fous et leurs secrets…

Je te mettrai sur le bûcher.

On ne joue pas à ce truc là,

Les allumettes du Bon Dieu

C’est pas pour tuer qu’elles sont faites

Mais c’est pour tirer de ta tête

Quelques principes de bonté.

Alors si toi tu as osé

Griller la queue de l’écureuil

Malgré les larmes du chevreuil…

Je te mettrai sur le bûcher.

Faut pas jouer à ce truc là,

Ton Etoile et ses allumettes

C’est pour la vie qu’elles sont faites.

Et non pas pour mettre le feu

A la fourrure du Bon Dieu.

Toi, l’arc en ciel

Le ciel s’ébroue

et ses pinceaux s’égouttent

sur le dos mou

de la terre qui se voûte.

Dans le lavis

mouillé de la déroute

s’appuie le gris

pour que tu t’arc-boutes…

toi l’arc en ciel

buvard de l’eau de pluie,

pour tes pastels

le soleil a relui.

Tombant du ciel

mais plus malin qu’Icare,

pour l’essentiel

tu as mis tes amarres,

Dans l’ascension

si quelquefois tu cilles,

c’est réflexion

tu joues de la lentille…

toi l’arc de charme

tu as pris dans tes mailles

le soleil parme

confus de la chamaille.

Amadoué

il s’est fait prendre au piège

de ta portée

où chantent ses arpèges,

Tu le recueilles

pour en faire une gerbe

l’astre d’orgueil

qui brûla jusqu’aux herbes…

toi l’arc en sol

poète et musicien

comme tu consoles

du pouvoir olympien !

Soleil et pluie

bons ou mauvais apôtres

tels deux amis

se mirent l’un dans l’autre,

L’un plus que spectre

et l’autre à bout de larmes

mais pour un plectre

ils ont posé les armes…

toi l’arc en ciel

aux airs de troubadour

tu rends le miel

au vieux dard de l’amour.

Au paradis, (petit rond pattoune)

Quand j’serai au paradis

j’aurai plus un poil gris

sur la tête.

quand j’serai au paradis

j’aurai plus un radis

pour ta fête.

Mais j’aurai mon titi

qui est au paradis

ça c’est sûr et certain

c’était l’meilleur des chiens

Quand j’serai au paradis

j’aurai plus...