Regard sur la vie

De
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Être femme


Il la regardait comme une femme

Et non comme un objet

Que l’on va posséder,

Il la scrutait parfois à son insu

Non comme un désir

Mais comme un être humain

À part entière.


Il l’enveloppait de son rire

De son charme,

Devenait proche d’elle

Par les mêmes sujets qu’il lui confiait

Attendant un mot rassurant,

Une suggestion,

Une idée, une solution.


Ressentant le besoin d’écrire comme une soif inextinguible, Arlette Proust avance à petits pas, à son rythme, avec l'envie de faire savoir autour d’elle ce qu’elle vit, ce qu’elle ressent.

À travers ses écrits, elle souhaite également mieux se faire connaître auprès de celles et ceux qu’elle approche, à qui elle donne son amitié.

Avant tout, elle veut rester libre, libre d’être elle-même en toute simplicité.

Publié le : vendredi 18 septembre 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9789999987745
Nombre de pages : 57
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Automne C’est l’automne, Les feuilles se détachent des arbres, Volent et s’étalent sur le sol. Les couleurs changent Devenant jaunes, ocres, roux, Tous les tons se succèdent. Et il y a le vent qui souffle, Balayant tout. La pluie qui, par moment, Tombe à grosses gouttes Et nettoie tout Faisant le ménage…
C’est l’automne, Signe précurseur de l’hiver Saison que j’aime ; Pour sa beauté, son ciel bas et gris, Ses nuages annonciateurs de pluie, Son soleil se frayant un passage Se mirant dans les feuilles, J’aime cette saison.
Le froid ne me fait pas peur, Cela sentira bon le feu de bois, La musique, la lecture, Le chocolat chaud, Le ciel sentira bon la marche dans les feuilles, Qui crisseront sous mes pas
J’aime l’automne Pour sa beauté…
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(iver J’ai vu l’hiver sur les arbres J’ai senti le froid contre mes joues J’ai marché sur la boue des chemins J’ai vu les champs se reposer Et l’immobilité des paysages Qui les faisaient si sages. J’ai marché sur les routes désertes J’ai vu les rivières en colères, Débordantes, J’ai vu les maisons immobiles Paraissant inertes Alors que brillait une flamme dans l’âtre. J’ai vu le ciel poussant les nuages pour moi J’ai vu la pluie qui tombait et je l’ai écouté chanter. J’ai senti sur mes joues les rayons du soleil Qui essayait de réchauffer tout cela ; J’ai marché dans le silence, J’ai écouté parler la terre, Pénétrant en mon cœur, forcer le barrage, Pour faire rejaillir la joie. J’ai admiré la beauté de la terre J’ai ressenti alors la douceur du temps J’ai admiré le jour et la nuit Et j’ai aimé tout cela.
͸
J’ai vu de mes yeux, Avant de repartir sur Paris, J’ai vécu cela, ressenti, Pendant une semaine où j’ai été là Avant de retourner vers le bruit de la civilisation.
A u f o n d d ’ u n e c u v e t t e , u n e m a i s o nEntourée d’une île Où le soleil se mire en sa rivière, Une île toute verte, Protégée par des peupliers, Où l’on peut marcher, rêver, Devant cette maison, des coteaux Qui descendent jusqu’à elle, grandioses, Symbole de liberté et de paix.
Au fond d’une cuvette, une maison Une vie saine en pleine nature, Avec le chant des oiseaux, au réveil, Avec une salle spacieuse où l’on peut se réunir Installés par terre ou dans des fauteuils Avec vue sur l’île ou les coteaux, Une salle à manger, une famille, un foyer.
Ma maison, ceux que j’aime, Ce pays que je chéris, Un lieu où je peux aller quand j’ai envie, Quand le cœur est triste, Quand le cœur est gai, Ou je peux me reposer, souffler, Me ressaisir avant de repartir, En somme faire une halte Comme un homme épuisé Qui a besoin de se ressourcer Pour continuer d’avancer Sur la route de la vie.
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Q u a n d u n e n f a n t v o u s r e g a r d e c o n f i a n t ,Quand un enfant vient vers vous en courant Qui éclate de rire, Au soleil, aux oiseaux, Quand il vous écoute et vous aime, Comment n’a-t-on pas envie de vivre l’amour, de créer l’amour, De le serrer très fort dans vos bras Pour le protéger, toujours, Lui éviter les larmes, le mal, la désespérance ? Quand un enfant vous regarde confiant, Et met sa main dans la vôtre, Fermement Comment peut-on être assez égoïste, Individualiste, Indifférent, Au monde extérieur Pour donner le mal, Faire le mal, Et détruire petit à petit Inconsciemment La vie d’un innocent ?
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