Répertoire des simples

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Très tôt j'ai fui les boulevardsŠPeut-être seulement en quelques heures de nuit, la villeŠs'ouvrant au silence redevenait quelque chose d'humainŠJ'avais pitié de l'alibi des squaresŠAussi, dès que je l'ai pu, j'ai emmené les rues au plus loin queŠj'ai pu et je les ai laissées sous mes arbres afin que chacunŠpuisse aller parmi les simples retrouver quelques mots du soleilŠcoulés dans l'or amer des renoncules
Publié le : mercredi 1 juin 2011
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EAN13 : 9782296806108
Nombre de pages : 150
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Répertoire des simples
Témoignages poétiques Collection dirigée par Philippe Tancelin et Emmanuelle Moysan Parce que la langue poétique constitue une exploration, elle revêt parfois son visage de "témoin" des chamboulements de notre société, des mondes qui nous entourent, au gré des voyages, des rencontres. Parce qu'elle explore l'intime, qu'elle épouse une fonction dénonciatrice ici et ailleurs, elle bouleverse aussi notre vision du politique. Accueillons ces textes qui nous aident à cheminer et modifier notre regard... Déjà parus Dana SHISHMANIAN, Khal TORABULLY (dir.),Poètes pour Haïti, 2011. Gihan OMAR,Avant de détester Paulo Coelho, 2010. Michèle HICORNE,Des mots pour la Palestine. Et la plage de Tantoura... ment, 2010. Jean LESTAVEL,Aux marches du temps, 2010. Jean FOUCAULT,Suites vietnamiennes, 2010. Christophe FORGEOT,Porte de la paix intérieure, 2009. Michel LEUTCHA alias Saltaire,Berceau des chats et des souris, 2009.
Pierre GOLDIN
Répertoire des simples
Du même auteur Chez L’Harmattan Helladiques, « Poètes des cinq continents », 1995 Paysages pendant la pluie, « Poètes des cinq continents », 1996 Chants de la porte et du passage, « Poètes des cinq continents », 2003 Arborescences, « Poètes des cinq continents », 2005 Les chemins qui vont à la mer, hors collection, 2007 Territoires du vent, « Poètes des 5 continents », 2009© L’Harmattan, 2011 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-54641-7 EAN : 9782296546417
SOMMAIRE Ouverture Premier mouvement (allegretto) « Concert pour un homme seul »- « Barricades mystérieuses »- « Devoir d’humilité » - « Oraison jaculatoire »
 9  11  13  27  39 Deuxième mouvement (andante con variazioni)  57  61  77  87  103  105  115  129  145
« Le répertoire des simples »- « Du droit du sol » - « Forêts primaires » - « Vision de la terre promise » Troisième mouvement (cantabile) « Structure de la simplicité »- « Affleurements » - « Mise en forme du vide» - « Manuel de l’aube » Finale – cadence « ad libitum »
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Avertissement au lecteur  Je suis un être pluricellulaire comme les animalcules du sable, et même les orties qui bordent les chemins. Bien sûr, il y a aussi mon chat, mes orchidées…et mes arbres.  Cela me donne juste le droit d’aimer encore plus tout le reste ; enfin …tout ce qui donne du soleil. Pierre Goldin
Ouverture De l’imprécision de la lune Jamais je n’ai pu saisir ni le moment ni le lieu avec exactitude Elle se montre à l’horizon à des heures impossibles Et je ne compte pas l’embarras des nuages C’est le caprice Puis-je dire autrement l’incertitude qu’elle attache à nos rêves divers Difficile d’aller n’est-ce pas dans la lumière borgne et même davantage dans L’infini marchandé Et pourtant qu’ai-je donc à négocier moi vivant de si peu pour un plus de lumière Offrir l’amour immodéré que j’ai pour les arbres et les prés où les simples fleurissent Le lieu où je n’imprime rien pour laisser libres les ombres sur le sol Laisser le sel et la brûlure de la soif Ce qui fait à la suite l’amitié douce sous les treilles et le vin libre de couler Non Je n’abandonne pas mes cartes de voyage et mes raisons d’aller Pour des nuits finissantes Des lunes impotentes Et ces louches lueurs de crimes impunis sous de vieux réverbères dans la brume de Londres
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Pour l’instant je me contente de planter Car je le crois La nuit devra finir dans les étreintes de la vigne et la blancheur des liserons Et la mer se séparera d’en haut Le doigt du vent écrira le frisson sur sa peau bleue d’éternité Si désirable qu’au matin celle du lait fumant et son parfum de femme Et le soleil Que sais-je du soleil encore à naître Bien peu en somme mais ça c’est sûr Il nous attestera Nous Echappés d’entre chiens et loups Hommes de grand savoir quant aux chemins jusqu’à la mer
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