Résonances

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La poésie c’est la musique de l’âme ; celle-là même dont les résonances dans cette œuvre vibrent aux rythmes des instruments traditionnels et modernes. De cette fusion, ce mélange harmonique jaillissent quarante couleurs mélodiques, quarante imonlè (lumière en langue Yoruba dialecte parlé au Bénin), quarante textes poétiques entièrement empreints de lyrisme et d’exotisme. Abordant plusieurs thèmes dont entre autres : « l’abandon, la solitude, l’espérance, le regret, la souffrance, la révolte, la nostalgie, l’amour et la quête de l’idéal », Résonances au-delà d’un simple recueil de poèmes est un fleuve de vers et de pensées dont les affluents sont la littérature négro-africaine et celle française. Plus qu’un brassage culturel, c’est un cocktail d’expression francophone aux multiples saveurs et aromes.


Publié le : mardi 15 octobre 2013
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EAN13 : 9782332537355
Nombre de pages : 82
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ISBN numérique : 978-2-332-53733-1

 

© Edilivre, 2014

Du même auteur


Du même auteur :

Au fil des pages…

ainsi chantent les mots.

Edilivre

Collection classique 2012.

Dédicace

 

Pour Anna et Antoine

« Avec chaque homme vient au monde
quelque chose de nouveau, qui n’a pas
encore existé, quelque chose d’initial
et d’unique. »

Le chemin de l’homme.

Martin Buber

Ed. Alphée

Ecrire

Elan vital, confrontation avec le monde, l’écriture est un exercice souvent douloureux. Le poète sait qu’il n’y a pas de parole sans silence, ni de rencontre sans espace, il se glisse dans l’entre deux, dans l’interstice. En toute humilité, il conjure sa peur du néant.

Le poète écrit pour l’inutile, seulement pour que les mots se mettent à chanter, à danser sur les lignes, pour qu’ils prennent leur place sur la feuille de papier blanc, investissant tout l’espace, comme un jour de création du monde. Il écrit pour la saveur et les odeurs de la terre exhalées dans les sous-bois après la pluie, il cherche les mots pour les couleurs mordorées de l’automne, et le velours des fruits mûrs de l’été, il laisse courir sa plume sur l’arc en ciel, sur les montagnes aux reflets bleutés, découpées sur l’horizon lointain. Son cri jaillit du plus profond de l’être, comme un souffle de vie qui respire au rythme de la nature tout entière. Il jette hors de lui l’émotion qui étreint le cœur battant à couper le souffle.

Comment devant tant de splendeur dire le sublime ? Comment partager les larmes de joie ?

Comment devant tant de malheur dire la souffrance ?

Le mot paraît si infime, si petit, si fini !

Alors, le poète le fait vivre, l’éclate en milliers d’étincelles de lumière, il anime les mots figés dans les pages de nos dictionnaires, leur donne de la rondeur, parfois de la truculence, de la finesse ou de la violence, souvent de la douceur. Il les forme et les déforme au gré de son imaginaire, il joue avec ceux qui prennent sens à contre sens.

Si nous avons le désir de partir en voyage, de repousser les murs gris de notre quotidien, faisons confiance au poète-magicien, il va nous entraîner dans la valse des mots, nous étourdir, nous éblouir, déchirer pour nous un petit coin de ciel au bleu infini qui tournoie au-dessus de nos têtes.

Il y a tant de manières d’écrire. Certains déversent un long fleuve de phrases fluides ou cahotantes, harmonieuses ou grinçantes et reviennent au point de départ. D’autres vont à l’essentiel, sans retour, parce qu’ils ressentent le chant du monde qui les traverse de mille résonances.

Ecoutons ce que nous dit Alexandre Romanès dans Paroles perdues.

« Pauvre être humain, ta vie, comme la brindille emportée par l’oiseau, comme la poignée de sable qu’on jette. Si ton cœur n’est pas royal, tu vas où ? »1

Ecoutons encore François Cheng, ce grand poète du vide médian qui nous invite à accueillir l’Inattendu, à nous ouvrir à l’Insu, à ce qui fait soudainement irruption dans notre vie.

« La vague revient fidèle chienne

Lécher tes pieds de sa langue amère

Flairant soudain la peur millénaire

Longuement elle aboie dans les veines »2

Chaque page d’un livre s’inscrit dans le livre circulaire, de la bibliothèque circulaire de Jorge Luis Borges, elle se pose dans le Livre de Sable, ce livre extraordinaire dont les pages disparaissent dans le néant, s’évanouissent au fur et à mesure de la lecture. Toutes les pages de ce livre sont numérotées de façon aléatoire, comme pour abolir le temps.

« Le nombre de pages de ce livre est exactement infini. Aucune n’est la première, aucune n’est la dernière. »3

Ecrire sans relâche une page du grand livre de la vie, sachant qu’elle deviendra poignée de sable, n’est-ce pas là, la terrible destinée du poète, sa royauté de mortel ?


1. Alexandre Romanès Paroles perdues Nrf Gallimard.

2. François Cheng Le livre du vide médian.

Albin Michel Espaces libres.

3. Jorge luis Borges Le Livre de sable Gallimard Folio.

Le poète

S’il arrivait un jour

Que l’écho du poète

Ne soit plus entendu

Que les chants de l’aurore

Et le cri du prophète

Soient à jamais perdus

Les porteurs de lumière

Auraient disparu

Alors

La terre ne frissonnerait plus

Qu’au son du tambour

Qui appelle à la guerre

Alors

Sous un ciel vide d’espérance

Nous marcherions ensemble

Vers une mort certaine

À l’autre bout du monde

L’autre bout du monde. Partir à l’autre bout du monde. Tout est dit ! Une phrase magique, comme un rêve de paradis perdu que certains plus chanceux, peut-être plus audacieux, ou même bénis des Dieux auraient trouvé.

Une île enchantée, un petit coin de terre abandonné par la civilisation, un lieu étrange où le soleil ne se couche pas, une ville agitée qui brille de ses lumières artificielles les soirs de solitude ?

Où se trouve l’autre bout du monde ?

Loin, très loin ?

Et si c’était là où nous sommes, à portée de...

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