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Matin d’été L’été est là Les pigeons se battent à coups d’ailes Pour leur belle Les moineaux se disputent les grains de blé Le printemps s’en est allé. Au matin la ville s’éveille Un train emmène de rares passagers Pleins de rêve et de sommeil Les rues sont à peine animées. La nuit n’a pas apporté sa fraîcheur Tant espérée Les corps se sont cent fois retournés Ce matin qui arrive est un bonheur. Les oiseaux crient à tue-tête Comme s’ils voulaient tous nous réveiller Aujourd’hui c’est la fête Le soleil encore va briller. Même les clochards sont contents De quitter leur couche sur le trottoir De voir enfin passer les gens De guetter un sourire, un espoir. Bientôt je n’entends plus les oiseaux Les rues font taire les jardins Même la terre fait gronder les métros Le jour a chassé le matin.
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Premier janvier 2000 Deux mille ans écoulés, je me suis réveillé Une bonne gueule de bois pour un premier janvier. La terre est toujours là, bien ferme sous nos pieds L’horloge du monde ne s’est pas arrêtée. J’ai pas perdu la boule, cette bonne vieille terre Toujours bon pied bon œil dans l’immense univers. Aucun ordinateur ne commande sa course ! Vue imprenable sur Cassiopée, la Grande Ourse, Eau chaude et eau froide, deux grands congélateurs, Le chauffage installé autour de l’équateur. Pourquoi chercher ailleurs d’incertaines planètes Qu’elles restent bien loin, au-dessus de nos têtes. Il n’est pas encore né, qui verra disparaître Cette bonne vieille terre qu’ont connue nos ancêtres.
Voir ton visage Voir ton visage, là, tout près Voir ton cœur battre dans tes cils Tes yeux soutenir mon regard Oublier l’avant et l’après Capter ce moment si fragile Car demain il sera trop tard. Une seule caresse de ma main Frôlant l’ivoire de ta joue M’étreint le cœur à l’infini Peut-être j’oserai demain Cette pensée me rendra fou Et mes yeux brûlent d’insomnie. Tes lèvres diront-elles un mot Ou bien seulement un sourire Un souffle intime, parfumé Quel est cet étrange pavot Qui m’entraîne dans un délire Où je crains de m’aventurer. Dans mes bras t’envelopper Goûter la chaleur de ta peau Inventer de nouveaux défis Cesser de toujours rêver. Je voudrais ouvrir le rideau Sur le théâtre de ta vie.
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Triste muse La tristesse est la muse qui inspire mes vers Sa musique me hante dans Paris désert. Où sont les sentiments qui agitaient mon cœur ? Toutes mes pensées volaient vers l’âme sœur. Je la verrais bientôt, et peut-être demain Pour la première fois, je lui prendrais la main. Nous passerions ensemble une longue soirée Mes rêves les plus fous seraient réalité. Mais je n’ai rencontré qu’une ombre familière Miroir de solitude au souvenir amer. C’est alors qu’une muse doucement me console Et verse dans l’oubli mes pensées les plus folles.
Un pour Un
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