Résurrection

De
Publié par

Des petits textes remplis de poésie. Quelques phrases pour apaiser des maux. De l'imaginaire, ou bien une réalité parfois difficile à accepter. La vision du monde d'une jeune fille ayant les pieds dans les nuages, les poches pleines d'espoir et l’œil pétillant.

Une renaissance, une résurrection au fil des pages.



Et si aujourd'hui, l'émotion était au bout de la plume ?


Publié le : mardi 2 février 2016
Lecture(s) : 5
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782334087353
Nombre de pages : 78
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-08733-9

 

© Edilivre, 2016

Pour commencer…

“Je ne vends ni coke, ni café. Juste du rêve encré sur papier.”

Vincent Lahouze.

Vous êtes une émotion, un sourire, des larmes, les couleurs du ciel au crépuscule. Vous êtes un événement, un état d’âme, vous êtes les plaies qui font mal ou la pommade qui les apaise quand ça brûle un peu trop. Vous êtes heureux ou tristes comme jamais, vous êtes un visage dans le bus, vous êtes des amoureux dans la rue, vous êtes les jeunes filles en fleurs, vous êtes ces enfants qui rient contre le sens du vent.

Vous êtes la solitude, la joie, vous êtes l’odeur du soleil, vous êtes tout et n’importe quoi. Vous êtes une émotion, une sensation qui prend aux tripes et qui donne envie d’être racontée. Vous êtes ces petits êtres pleins de magie qui m’entourent sans être au courant.

Vous êtes ces inconnus, ou ces petits bouts de moi dévoilés au gré de la plume. Vous êtes des fragments de mon cœur à visage caché et je vous remercie d’exister malgré tout. Vous êtes ces compliments qui font avancer quand je n’ai plus d’idées, vous êtes ces mots touchants qui font parfois pleurer. Vous êtes tous ces “merci” que je n’arriverai jamais à dire, alors je préfère les écrire.

Vous êtes ce rêve qui m’encourage au bout du stylo. Vous êtes cette course que j’ai envie de continuer, vous êtes ce but ultime qui me fait m’endormir des étoiles dans les yeux. Vous êtes ce qui prend de plus en plus de place dans ma petite vie.

Vous êtes ces mots gribouillés entre deux pages de bouquin, vous êtes ces petits brouillons cachés dans mon ordinateur. Vous êtes un petit peu de confiance en moi que j’ai toujours eu du mal à avoir auparavant.

Vous vous découvrez parfois entre deux lignes et vous me faites sourire. Vous êtes ce quelqu’un qui trouve moyen de recharger l’encrier et de me faire écrire encore des phrases et des phrases, parce que tout ça est important sans l’être vraiment. Vous êtes le sujet de ces écrits sans jamais le savoir, vous êtes l’inspiration.

Vous êtes là, et c’est l’essentiel.

Je suis Paris 13.11.15

“Jeunesse lève-toi, contre la vie, qui va, qui vient, puis qui s’éteint. De ton triste coma, je t’en prie, libère-toi. N’entends-tu pas ce soir chanter le chant des morts, à la mémoire de ceux qui sont tombés pour toi, ne vois-tu pas ce soir le ciel à la portée des doigts ? Jeunesse lève-toi.”

Damien Saez

Je suis le point de rencontre de divers inconnus, je suis l’habitude des habitués. Je suis euphorie, décibels qui tapent fort dans les corps, qui font vibrer les âmes. Je suis des rires qui résonnent dans les tasses. Je suis des mains qui se frôlent, qui se lient, se délient. Je suis le bruit des verres qui tintent entre eux, je suis ambiance bouillonnante lors des chaudes soirées. Je suis une parenthèse dans une journée de routine, je suis la convivialité avant l’horreur qui m’attends. Je suis joie et cette nuit je serais la peur dans les yeux.

Ce soir, je suis panique et cris incessants, demain, je serai timide mélodie de piano qui réchauffe les cœurs saignés à vif. Demain encore, je serai ces petites flammes, ces pétales de fleurs qui recouvriront les traînées de sang. Je suis les minutes qui s’égrainent lentement en attendant la fin du carnage. Je suis des appels sans réponses, je suis l’humain aimé et recherché. Je suis ces gémissements terribles, je suis ces mains qui supplient pour ne pas mourir cette nuit, face à des yeux secs et insensibles. Demain, je serai un chiffre en plus à ajouter au nombre du triste bilan. Je suis ces blessés qui s’accrochent à la vie encore un peu, le temps d’aller mieux. Ce soir, je suis le dernier souffle après une longue lutte, je suis ces yeux qui se ferment sur un paysage de guerre, je suis les retrouvailles des survivants, je suis les larmes de joie d’être encore là.

Je suis l’amour ce soir, trop impuissante pour arrêter les balles.

Ce soir, je suis innocent, ce soir, je ne serai pourtant plus, ce soir mon innocence ne suffira pas.

Je suis la barbarie d’hommes fous qui n’en sont plus depuis longtemps, je suis la haine qui s’est emparée d’eux, je suis le feu dans leurs mains, je suis ce plomb en rafale qui vient atteindre les cœurs. Je suis la guerre alors même que j’ai envie d’être la paix. Je suis la folie, je suis la mort qui nous enveloppe de sa cape noire, sans répit. Je suis la force mentale de ceux qui sauvent, je suis la bonté de ceux qui guérissent, je suis le courage de ceux qui protégeront aujourd’hui et demain. Je suis la force de ceux qui n’en ont plus, de ceux prêts à donner leurs vies pour sauver celles des autres. Je suis les prières du Monde envers tous les Dieux de l’Humanité, pour tous ces inconnus morts sous la haine. Je suis ces larmes qui coulent mais qui n’apaisent pas les brûlures, je suis la rage qui s’empare de moi lorsqu’on m’arrache l’être aimé.

Ce soir, je suis ville morte. Demain, je serai silence contemplant ce triste spectacle. Demain encore, je serai le début d’un long chemin endeuillé, ce long chemin incertain balisé par la peur. Je suis le Monde qui pleure d’un même souffle. Demain, je serai la solidarité d’un peuple révolté, demain j’aimerai être la sérénité, prête à tout pour triompher.

Je suis une centaine d’âmes en route pour le paradis, je suis la vie qu’on arrache sans scrupules.

Demain, je serai peut-être la paix, ou peut-être quelque chose de pire qu’aujourd’hui. Demain, n’en déplaise à Dutronc, il sera cinq heure, mais Paris demain ne s’éveillera pas car Paris n’aura pas dormi. Demain encore, je serai le coucher du soleil orangé sur notre pays, j’aimerais réchauffer un peu les yeux abîmés de l’humanité, je serai peut-être la seule chose de beau quand viendra l’heure de rentrer chez soi.

Je suis la haine qui sévit sans cesse, je suis ces fragiles mots, trop incertains et faibles pour oser les écrire, je suis ces mots trop petits pour décrire la façon dont le monde tremble aujourd’hui, je suis ces mots qui ne guériront jamais les souffrances engendrées. Je suis impuissante avec cette plume qui n’apaise plus, qui aujourd’hui ne fait plus du tout rêver. Je suis peut-être trop long pour qu’on me lise jusqu’ici, je suis peut-être quelque chose qu’on ne lira pas. Je suis ces phrases longues, et lourdes comme le poids des armes, comme le poids de la tristesse, des vies volées et des corps qui tombent dans les cris. Je ne suis rien, je ne suis personne. Je suis une larme dans l’océan, je suis une étincelle dans un brasier ardent.

Je suis horrible ce soir, ici à Paris, mais je suis aussi horrible partout, tout le temps, sans forcément que l’on me remarque. Je suis les coups de feu qui résonnent, je suis des vies d’innocents arrachées avec mépris, je suis cette chose qu’on préfère ignorer par peur ou par lâcheté.

Mais aujourd’hui, je suis le Monde qui ne tourne plus rond. Je suis Paris, et ce soir, même meurtrie, je suis encore en vie.

Aimantée

“Mais vous savez, on peux trouver le bonheur, même dans les moments les plus sombres. Il suffit de se souvenir d’amener la lumière.”

J-K Rowling

Parle-moi de ces paradis merveilleux, de ces utopies perdues depuis bien trop longtemps. Interprète pour moi la mélodie triste des mes émotions. Parle-moi un peu de toi, et de ces choses que je ne connais pas encore. Déchiffre le concerto violent des battements de mon cœur.

Attends patiemment ce que je ne sais plus dire, reste là à écouter le silence, il est si beau parfois. Écris-moi ces mots que tu n’oses pas prononcer, couche-les sur du papier, laisse l’encre couler, tu verras, c’est tellement plus simple ainsi. Invente pour nous le plus beau des pays, le plus chatoyant des tissus, la plus douce...

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Les 12 portes du Kaama

de editions-edilivre

Le Prix des choses

de editions-edilivre

Le Chant de Marie

de editions-edilivre

suivant