Secrète beauté du monde

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La beauté du monde est partout. Elle est présente dans toutes ses apparences. On la voit et on est heureux. Mais elle est aussi, et peut-être surtout, dans la face cachée des choses, dans la puissance de la matière, celle qui suggère, qui transmute la réalité dont on appréhende la profondeur. La beauté secrète du monde ouvre les portes d'une connaissance de l'infini et des origines.
Publié le : mercredi 1 septembre 2010
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EAN13 : 9782296936072
Nombre de pages : 70
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Du même auteur Poèmes Alphabet, Auto-édition, 1978. D’ombre et de lumière, Le Méridien Editeur, 1987. Regards, ACM Edition, 1992. Poèmes de la mer, Barré et Dayez, Editeurs, 1993. Paroles du silence, ACM Edition, 1995. Mélanges, Soleil natal, 1997. Offrande du soir(préface de Alain Duault), La Bartavelle, 2001. Des mots et au-delà, La Bartavelle, 2004 Et l’homme apparut (postface de Jacques Arnould), L’Harmattan, 2007 Essais Science et poésie. Deux voies de la connaissance, L’Harmattan, 2003.Aux marches de la Beauté, Editions Lacour, 2010
Suzanne Mériaux et la secrète beauté du monde
Il y a deux possibilités d’échapper au vide du monde : ressentir ou comprendre. La question de la beauté s’introduit dans ce dilemme. C’est là que prend tout son sens la phrase de Guido Ceronetti : «Tant qu’il existera des fragments de beauté, on pourra encore comprendre quelque chose au monde». N’est-ce pas unprogramme que la poésie s’assigne, en écho à Mallarmé qui, le 31 décembre 1865, écrit à Villiers de l’Isle-Adam : «Le sujet de mon œuvre est la beauté et le sujet apparent n’est qu’un prétexte pour aller vers Elle» ? Car la poésie peut être (doit être) une réponse au vide du monde. Elle seule peut donner dusens: ce sens, c’est la beauté. Pour autant, cette beauté est uneblessurecequ’écrit lumineusement Jean Genet: «Il n’est pas d’autre origine à la beauté que la blessure singulière, différente pour chacun, cachée ou visible, que tout homme garde en soi, qu’il préserve, où il se retire quand il veut quitter le monde pour une solitude temporaire mais profonde». Où l’on comprend que la beauté a partie liée avec notre destinée humaine : c’est de la vie qu’il s’agit.
 Car cette compréhension du monde implique une activité,une volonté de creuser à l’intérieur du donné pour atteindre le battement, le surgissement et la ligne intérieure de l’existence, son épure. Nous nous débattons dans un monde de ruines, dans un univers de signes qui nous échappent, dans une galaxie de questions qui s’engendrent les unes les autres: comment faire place à cethumainqui nous aide dans la nuit balbutiante ? Chaque élément dont nouspartageonsl’émotion devient un fil de
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