Sensible

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La femme... elle s'ouvre jusqu'au mystère... Il faut un amour de la femme peu commun pour la pénétrer avec la pointe des mots, pour la faire danser ou mourir, pour lui pardonner ses silences... Cet homme connaît les silences... il apprivoise le vide... il donne au temps une mesure parfois solide, parfois surréaliste...


Publié le : mardi 4 janvier 2011
Lecture(s) : 6
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782313001790
Nombre de pages : 48
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W I L LI A M  R A D E T

Sensible

incertain temps – des femmes – le silence a peur

POÉSIE

 

 

 

ÉDITIONS CHEMINS DE TR@VERSE

 

 

 

 

 

Sous ma plume

coule du vent

qui pousse ma plume

plus avant...

incertain

temps

Depuis longtemps

le temps me tue

alors je tue le temps

tout le temps

 

Je n’ai même pas le temps

de mourir

 


 

Et bien voilà,

ce jour-là, le temps était immobile...

je ne me méfiais pas.

Je suis tellement habitué à ne pas avoir

de temps à moi que je n’avais même pas vu

celui qui stationnait, là, devant ma maison.

Le jour suivant, il a dû entrer en douce.

C’est vers quatorze heures

que j’ai commencé à m’ennuyer…

en plein jour le temps sans nuit.

 


 

Au jardin du temps

 

C’était la période où je rêvais de devenir

un légume...

Vous voyez, un truc qui ne bouge pas,

qui ne se pose pas de questions,

en tout cas, pas toutes en même temps.

 

Le temps, pour un légume,

c’est juste de la pluie ou du beau temps.

Moi je préfère le bon.

On dit “passer du bon temps”…

mais dites-moi, si la grille est trop fine,

qu’en restera-t-il ?

 


 

Du temps où les choses avaient du sens

 

Le sang allait couler...

elle l’avait coupé, une fois de plus .

Elle ne lui coupait pourtant que la parole !

 

Le sens avait coulé lui aussi,

bu par le temps,

au fur et à mesure, sournoisement,

sans démesure.

 

Elle se souvint du temps

où il avait du bon sens,

où elle était sensuelle...

tout le temps.

Tant pis !

 


 

Ils font plein de trucs, on sait pas quoi...

ils n’ont pas le temps !

pas suffisamment pour percevoir

les bonheurs minuscules,

je veux dire ceux qui n’ont

rien à voir avec le temps,

rien à voir avec rien,

les bonheurs sans intérêt apparent,

les bonheurs

comme regarder deux libellules papoter

ou avoir chaud de soleil juste sur la joue gauche.

 


 

...

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