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Serre-tête et autres fredaines

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40 pages

Serre-tête et autres fredaines, est un recueil de poèsie écrit par Karine Bénac et Hélène Harmat.

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draguer l’air similitude de nos vies, horizon de meutes dévoyées le cadre bleu des phalanges déboîte ton rire ourlé de rose déménage ton ranch  en arrêt lumière passerelle tétanisée
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arrime carabine des lotus enfouis sous le rire pompe l’air fais-en des bateaux  le soufLe du port nous chatouille
J’excuse le vent et pas les minéraux. j’excuse la mer et pas les étrangers. J’ai pas prise sur toi, mais j’ai vue sur la rue. Je te prends dans mes bras et te lâche aussitôt.
j’étais bien dans ta main. m’y lovais pour une heure et laissais mes pensées minuscules dans tes lignes de cœur et tes lignes de tête me cognais aux échelles de tes doigts soufLais dans les jointures-dis, tu craques. la danse commençait. j’étais bien dans ta main et de là t’espionnais, amie rouée
renarde
dogaresse
plonge, les deux bras vers l’arrière comme tu sais te retourner les soirs de faux-fuyant, comme tu sais sous l’averse faire crier le feu comme tu crois en hiver me voir au fond des brasses, soumise au vent, au jour Lottant, au ricochet des troncs sur les vitres errantes
il pleut tu m’as tombée. j’ai traversé tes jungles à la machette. le lierre se déchire sous ton visage
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tiens, prends ma bague en place de faire-valoir si tu perds pieds au moins tu sauras rebondir, les doigts joints sur l’autel, les cheveux en éventail, Igure de proue des pirates d’eau salée
peut-être que tu te tiens seule et droite au fond des eaux, brassée des peurs, brassée des reLets ver ts tout là-haut du Méga-chantier de Noël
et peut-être que je saurai lancer mon œil pour te trouver dans cette matière empêtrée, coulée sanguine où s’accroche mon soufLe
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j’ai vécu dans tes bras tu revendais tes robes
c’était mon cœur, mais dans une autre langue. tu avances dans mes rues sans y songer, dégustant la passion – une boule en cornet je me balance à tes nacelles
je me sens toi, je me sens presque toi.
ce soir
si je pouvais, je traverserais l’air  pour reprendre ton soufLe. j’arriverais hors d’haleine et presque sans valise
on s’empoignerait à tour de bras sans se croire arrivées. très assidues (l’assiduité vaut un bon point, fait bon ménage avec tes yeux)
je jonche le sol des chemins. les bêtes y passeront ce soir sans doute, chargées de choses.
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