Shahar et Shalim

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Publié le : mercredi 1 janvier 1997
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EAN13 : 9782296343016
Nombre de pages : 98
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Hoda Adib

SHAHAR ET SHALIM

L'Harmattan 5-7, rue de l't.cole 75005 Paris Polytechnique

- FRANCE

L'Harmattan Inc. 55, rue Saine-Jacques Monrréa] (Qc) - CANADA H2Y 1K9

Collection Poètes des cinq continents dirigée par Maguy Albet, Geneviève Clancy, Gérar{l {la Silva. Patrice KanozsaÎ, Alain Mabanckou et Emmanuelle Movsan

131 - Marcel Migozzi, D'autres étés, plus au sud 132-Myriam Tangi, Le ciel en désordre 133-Roger Parsemai n, Désordre ingénu 134- Remdan At Mensur, Tighri 135- Jean-François Ménard, D'écunle au vent la vie
136

- Noureddine

Aba, .Je hais les trains depuis

Auschvvitz

137- Jacques Galan, Le chenlin de traverse 138- Michel Gay, Miroirs lucides 139- Maurice Couquiaud, Chants de gravité 140- Candido Geron, Passé lesjlannnes, poèmes bilingues~ traduction de Claude Couffon. 141- Joëlle Basso, Coll.vre. 141 bis- Marc Alyn, Les /rIots de passe (Liberté de voir. Le ternps des autres, Brûler le feu) 142- Jacques Eladan, Espérance poétique: Cha/()}Jl - Salanl. 143- Luisa Ballesteros Rosas, Plunles de colibri. 144- Eszter Forrai, Collection privée, ouvrage bilinf?lleft'anç'aishongrois, traduction de Sylvie Re:vnlond-Lépine. 145- Leopold Congo Mbemba, Déjà le sol est se/né. 146- Jacques Guigou, Son chant. 147- Nohad Salameh, Les lieux visiteurs. 148- Jean-Don1inique Pênel, Pays Rorge Île dans la terre. 149- Julia Roessler, Cil11etière d'eail l'ive. 150- Jean Bensimon, OÙ luit l'origine. 151- Bernard Barbet, Sqilanles d'œil. 152 - Adama Diané, Errances Océanes
153

- Jean

Gillibert,

Plus béant que le tenlps.

154 - George Ellenbogen, La porte ailX rh;'los~ ouvrage bjlingLlc français-anglai s. 155 - Alain Mabanckou, Les arbres aussi \'ersent des larlncs. 156- Edouard Valdman, Les fannes du tenlps. 157- Henri Falaise, Les beaux nliracles. 158 - Michel Ecoffard, A Ines veux des enlhnllls, el tOil \'entre l'océon. 159 - Jean-Claude Vil1ain~ Thalassa pOilr un retour. 160 - Seyhmus Dagtekin, Artères solaires. 161 - Monique-Lise Cohen, Un jardin d'inconnaissol1ce oÙ grandit l'appel de ton flonl. 162 - Geneviève Clancy, Philippe Tancelin, L'Esthétique de !'(J/Jlhre. 163 - André Prone, Insolente suivi de Ainsi soit dit.

@ Éditions l'Harn1attan, ISI3N : 2-7384-5540-9

1997

Du même

autellf

Parenthèse, Beyrouth, 1968. Demi-pause, Beyrouth, 1970. Prix" Saïd Akl". Trois cubes, Beyrouth, 1971, poèmes en arabe. La Rue la Ville le Numéro, Beyrouth, 1972, poèn1es en arabe. A Contre-temps, Paris, 1977. Editions Saint-C;ermain-desPrés. Métamorphose de la Mémoire, Londres, 1996. Participation à des anthologies. La poésie de la langue française depuis 1945 par Serge Brindeau. Editions Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1973. Panorama de la poésie libanaise d'expression française par N.A. Anhoury, Dar El Machreq, Beyrouth, 1988. Poésie contemporaine de la poésie féminine arûbe par prof Rose Ghurayyib, 1980, édition AI-Mouassassah al arabiya IiI dirassah wal hashir.

Réference

"God and myth in the Near East': par Hans Wilhem Huassig. Dictionnaire de Mythologie, volume 1, page 306, (Klett, Stuttgart). Syrienne, extrait.

Mythologie

3 000 ans avant Jésus-Christ, des peuples séJnites vinrent en MESOPOTAMIE au sud de l'Arabie. Déités aimées et bénies
Shahar : l'étoile du matin

-

- Shalim

: l'étoile du soir

-

étaient toutes deux probablement
Couverture:

mâles et femelles.

Wahid Magharbi

SHAHAR*
un fruit lâché par l'inadaptation
au fond de 1110nverre un 111iroir arable all il ne restera que pulpe et écorce de vertu

renverser l'orange sur 111apoitrine qui rebondit de prédilection devant chaque possible on est seul à cOll1prendre

un vide d'école ferl11ée incol11tnensllrable 111'encercle les étudiants il11perl11éables ont déserté le lieu

on nous 111eSUre par rapport à nos colères
je dors SOlIS la couverture des 1l10tS les 1110tS ne s'étirent plus les bras

L'enselnhle de ce recueil peut se lire horizontalen1ent gauche à la page de droite aussi hien que verticalenleI1t.

..

de la page

de

4

SHALIM
l'orange coupée en deux c'est la ville anodine que je presse tous les marins où les pépins narrateurs dorment encore au fond de mon verre un minois où il ne reste qlle pulpe et écorce de vocation quand vide sera le verre je descendrai dans les rues chiffonnées du soir remplir l'orange creuse restée en deux

une immobilité ce rien ce rien

prolongée voyager vers nulle part où je vais assise en lotus

- tient de moi son permis de - se tient devant moi partout

partout il ne reste rien .. . Je valS vers flen personne ne comprend plus ce rien qui vous attend prêt à démanteler qUI vous guette partout cette force seule - en cet espace qui vous nargue

les mots explétifs restent sur table ressemblent à un dessert que l'on ne peut plus entamer

5

rien - c'est l'arbre goitreux sur lequel je mange la fadeur des heures candides rien

- c'est

entendre

cogner les balles des adolescents et ne rIen VOIr

rien - c'est ouvrir votre porte - sonner pour avoir la joie d'entrer à nouveau oblitéré par ce visiteur qui s'éclipsera chaque fois qu'il changera de tête vous direz les mêmes phrases supputées d'une autre manière à nouveau vous irez sonner à la porte mais n'irez plus ouvrir j'ai trouvé une phrase dépouillée - désolée dépositaire je la répète aux hommes ils ont gardé ton nom mon silence a la violence de l'averse
1

le'

p 1 gentln1ent us
le bruit

.

frémit

prévoyant

une dernière place conrrainte

à êrre prise

6

les choses

- les

actes ont raccourci

leurs jupes

-

de moi à vous le mot le plus campIer c'est rien ne cherchez pas le sens ressassé ne cherchez pas pourquoi - c'est comme çà -

répétant sans cesse 1'ébauche les gestes précis alignés sur les mots à chaque porte j'ai frappé avant de dire ton nom

-

me voilà ennuyée je cherche une autre l'insaisissable rien qui existe qui avance de partout par intermittence le plus gentiment sans prévoir le bruit rien - s'amène en un cumulus vidant les objets pour leur donner un contenu

7

un silence raviné en n10i tOllS les jours j'ai employé le possible suspendu à l'oreille de l'itnmobile un fruit détale à grands bonds fous vers l' inaccessi ble

pelant le fruit de la rranquillité les mots sont des figures sans trai ts que l'on chapeaute d'imprévu - de circonstances jusqu'à l'épuisement recommencer - remettre des traits mais plus rien ne rient suspendu à l'arbre volé à l'improviste je te rassemblais les n10ts ne déculottent plus l'idée seul le mouvement donne un sens au mot

les mots rentrent

sous terre désamorcent un mot ouaté qui s'attarde à prendre espoir

8

rien - e' est remplir le vide des entrailles de tout ce que l'on trouve manger - manger le fruit cru de l'étreinte

des crissements se déplacent légèrement vont et viennent comme un suicide versatile

celui que je voudrais aimer devrait être pédéraste pour faire un chagrin il faut un homme invaincu

un rêve attentif à mon réveil un corps réversible aimé par une femme - aimé par un homme emprunté dans toutes les possibilités chercher quelque chose à faire ensemble regarder une boule de cristal rouge - chaleur n'avoir pl us rien à se dire - rien à faire je crée une aberrante immobilité dans les mots hypogés

9

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