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Lazare KOFFI KOFFISi la graine ne meurt
Ce recueil de poèmes Si la graine ne meurt vient témoigner de
la réalité mystique de la lutte. Si la graine ne tombe et ne meurt
en terre, elle ne peut porter des fruits. La mort, les échecs, les
emprisonnements ne sont pas des fi ns. Quand ces situations se Si la graine ne meurt
présentent, la lutte doit toujours continuer jusqu’à la libération
fi nale. On peut acheter un leader, le détourner, l’emprisonner ou
Poésiemême l’assassiner, la lutte ne doit pas pour autant s’essouffl er. Elle
doit au contraire briller et brûler comme un brasier. Ce recueil de
poèmes s’adresse donc au peuple ivoirien en particulier et à tous les
Africains en général, pour leur dire que la lutte pour la démocratie,
le respect des libertés et des souverainetés nationales, la lutte contre
le nouvel impérialisme exacerbant et le néocolonialisme pervers de
l’Occident doit se mener sans répit.
Lazare KOFFI KOFFI est un homme politique ivoirien.
Historien, auteur de deux ouvrages sur le Sanwi, a publié
en 2014, une autobiographie. Il est à son troisième recueil
de poèmes qui font de lui un poète qui s’affi rme comme un
intellectuel et un militant, un patriote amoureux de son
pays et un combattant panafricaniste pour le respect de la souveraineté
des Etats. Il vit en exil au Ghana.
Illustration de couverture : Graines de palme (LKK).
Collection
afrique liberté
ISBN : 978-2-343-06490-1
afrique liberté19,5 €
AFRIQUE_LIBERTE_PF_KOFFI_KOFFI.indd 1 08/07/2015 11:17
Si la graine ne meurt Lazare KOFFI KOFFISi la graine ne meurt
© L’Harmattan, 2015
5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-06490-1
EAN : 9782343064901
LazareKOFFIKOFFI
Si la graine ne meurt
Poésie
L’Harmattan
Afrique Liberté
Collection dirigée par Claude KOUDOU
Afrique Liberté est une collection qui accueille essais,
témoignages et toutes œuvres qui permettent de faire
connaître l’Afrique dans toute sa diversité et toute sa
profondeur. Cette collection qui reste ouverte se veut
pluridisciplinaire. Son orientation sera essentiellement
axée sur les rapports entre l’Afrique et l’Occident. Elle
refuse l’afro-pessimisme et se range résolument dans un
afro-optimisme réaliste. Sur quels repères fonder l’Afrique
d’aujourd’hui ? Telle est une des questions majeures à
laquelle cette collection tentera de répondre. Afrique
Liberté se veut un espace qui doit explorer l’attitude de
l’Africain ou des africanistes dans ses dimensions mentale,
scientifique, culturelle, psychologique et sociologique.
Dans un monde en proie à de graves crises, un des enjeux
majeurs de cette plate-forme serait de voir comment faire
converger les différents pôles de compétences pour hisser
l’Afrique à la place qui doit être véritablement la sienne.
Déjà parus
Lazare Koffi Koffi, Reflets d’espérance, 2015.
Jean-Claude Djéréké, Réflexions sur l’Église catholique en
Afrique, 2014.
Raphaël Dagbo, Laurent Gbagbo : la passion d’une
espérance démocratique, 2014.
Lazare Koffi Koffi, Expression de combat, 2014.
Jean-Claude Djéréké, Abattre la Françafrique ou périr. Le
dilemme de l’Afrique francophone, 2014.
Bédi Holy, Côte d’Ivoire. Sous le règne du faux, 2014.
Lazare Koffi Koffi, Côte d’Ivoire ma passion. Une
expérience de foi en politique, 2014.
Les états généraux, sous la dir. de Claude Koudou, Motif
de la résistance ivoirienne. Repenser l’Afrique pour une même Du même auteur chez L’Harmattan

La France contre la Côte d’Ivoire. Aux origines, la
guerre contre le Sanwi (1843-1940), 2011
La France contre la Côte d’Ivoire. L’Affaire du Sanwi.
Du malentendu politico-juridique à la tentative de
sécession, 2013
Côte d’Ivoire, ma passion. Une expérience de foi en
politique. 2014
Expressions de combat, 2014
Reflets d’espérance, 2015

























A ma mère, Abè Manzan Marthe mon fidèle compagnon Serges Kpélé



















…Termine ta vie l’âme satisfaite : telle l’olive arrivée à
maturité tomberait en bénissant la terre qui l’a portée et en
rendant grâces à l’arbre qui l’a fait croître.
Marc-Aurèle, Pensées, Livre IV, 48.
Il faut de la force pour exprimer son opinion
Il faut du courage pour l’assumer jusqu’au bout.
Il faut de la force pour prendre une décision
Il faut du courage pour en accepter les effets.
Il faut de la force pour juger
Il faut du courage pour admettre de s’être trompé.
Il faut de la force pour braver le danger
Il faut du courage pour jauger ses limites.
Il faut de la force pour choisir
Il faut du courage pour renoncer.
Il faut de la force pour surmonter les épreuves
Il faut du courage pour en rire.
Il faut de la force pour dénoncer
Il faut du courage pour se taire.
Il faut de la force pour avancer
Il faut du courage pour ne pas lâcher.
Il faut de la force pour affronter les autres
Il faut du courage pour s’affronter soi-même.
Il faut de la force pour aimer
Il faut du courage pour s’en aller.
Il faut de la force pour vivre
Mais il faut du courage pour survivre.
Nadira Mekachera
(Facebook, 22 octobre 2014)















AVANT-PROPOS
Toute lutte de libération ou du changement social,
lorsqu’elle s’établit dans la durée, comporte des incertitudes
et provoque des inconstances dans les attitudes des troupes
engagées. Lorsque la route vers la victoire devient trop
longue, les combattants qui n’ont pas un moral forgé au fer
incandescent, perdent la foi, après avoir étouffé en eux, toute
espérance. Ils succombent aux infortunes et aux échecs de
parcours, se vident de leurs larmes face aux morts, se
désarment après avoir été gagnés par le désespoir. Alors, ils
sont tentés de rejoindre les rangs de leurs tortionnaires pour
survivre, les applaudir pour exister. On voit ainsi des leaders
se déculotter et courir tête baissée dans les bras des ennemis
du peuple après avoir développé des idéologies
collaborationnistes. Accueillis, montrés comme des trophées
de guerre, ces leaders sont alors utilisés pour tuer toute
contestation. Ils deviennent des indicateurs, puis des
tortionnaires eux-mêmes contre leurs camarades de lutte. Ces
pratiques ont des effets nocifs immédiats sur les esprits du
peuple et particulièrement des combattants. Toute lutte doit
avoir un caractère mystique sans lequel elle ne peut se
supporter dans la durée. C’est ce caractère mystique seul qui
donne un sens à une lutte, la renforce et lui permet de résister
aux vents contraires. C’est lui qui donne à la mort et aux
échecs une signification au-delà des croyances ambiantes.
Dans la lutte, la mort donne vie à la vie. Et les piliers de ce
caractère mystique de la lutte pour le changement sont :
l’humilité, la persévérance, la foi, la témérité, l’espérance.
L’humilité doit faire accepter les échecs et faire
comprendre à tout instant notre faible condition d’homme. Il
n’existe pas de héros dans une action pas encore accomplie.
La vie humaine et plus encore celle des combattants, est faite
de victoires qu’on célèbre et d’échecs qu’on doit assumer.
11
Accepter l’échec d’un jour, permet de rebondir et de
redimensionner aussi bien ses limites que ses appétences.
La persévérance est l’huile qui lubrifie l’action humaine
dont on ignore l’aboutissement. Malgré les échecs, les
emprisonnements et les risques de mort qui ne manquent pas
sur le terrain de la lutte, il faut être animé d’une réelle volonté
de persévérer. L’échec véritable vient du refus de se relever
lorsque l’on tombe et de l’incapacité de poursuivre le chemin.
La persévérance dans l’action doit être à la mesure des
ambitions. Sans elle, aucun rêve ne peut devenir réalité.
La foi en toute action est fondamentale. Il faut croire en ce
qu’on fait, en ce que l’on croit bon et juste pour soi et pour
ses semblables. La foi entretient la persévérance, l’active et la
fortifie. Avoir foi en ce qu’on fait, c’est se donner tout entier
en ce qu’on fait, sans tricher avec soi-même ni avec les
autres. C’est elle qui permet d’être toujours debout. Un
homme sans foi, est un bois sec. Perdre la foi en une action,
c’est déjà perdre tout dans la vie, c’est perdre sa vie, c’est
mourir en soi.
La témérité, c’est avoir du courage à revendre. Dire et
accepter que tout est possible par soi. Tout le monde peut
démissionner, mais par soi, le cours de la vie peut se
dérouler. Par soi, tout peut changer. Etre téméraire, c’est aller
au-delà de ses forces, au-delà du possible, au-delà du
commun. Le téméraire est celui qui ne se laisse pas affadir
par les difficultés. Il prend au contraire la mesure de celles-ci
pour apporter une réponse ou une action ou contre action
conséquente. L’héroïsme nait de l’esprit téméraire. Celui-ci
est porté sur la rigueur et la fermeté.
Quant à l’espérance enfin, - à distinguer de la foi -, elle
donne l’assurance que toute lutte peut aboutir, que les rêves
les plus profondément intériorisés peuvent se réaliser, que
malgré les embûches sur nos chemins, un jour, un soleil
nouveau se lèvera pour chasser la longue nuit qui plombe
l’existence de notre peuple. C’est cette espérance qui motive
12
la persévérance dans la lutte ; c’est elle qui remplit d’orgueil
et fait des lutteurs reconnus, des personnes déterminées. Eux-
mêmes peuvent ne pas voir leur rêve se réaliser. Sur la route
de Canaan, Moise n’a pas vu la promesse de Dieu. Josué fera
le reste du chemin avec le peuple élu. Il en va ainsi de
l’histoire des luttes et des recherches du renouveau dans le
monde. Heureux ceux qui sont témoins de la floraison de
leurs graines qu’ils ont semées. Bienheureux ceux qui se
réjouiront de leurs fruits.
Ce recueil de poèmes Si la graine ne meurt vient
témoigner de cette réalité mystique de la lutte. Si la graine ne
tombe et ne meurt en terre, elle ne peut porter des fruits. La
mort ici n’est donc pas une fin. Les échecs, les
emprisonnements ne sont pas des fins. Quand ces situations
se présentent, la lutte doit toujours continuer jusqu’à la
libération finale. On peut acheter un leader, le détourner,
l’emprisonner ou même l’assassiner, la lutte ne doit pas, pour
autant, s’essouffler. Elle doit au contraire briller et brûler
comme un brasier. Sur les gros arbres, il y aura toujours des
surgeons, dans la bananeraie, il y aura toujours des
bourgeons. On peut les élaguer, mais il en restera toujours
pour reverdir le champ.
Ce recueil de poèmes, à la suite des deux premiers,
s’adresse donc au peuple ivoirien en particulier et à tous les
Africains en général, pour leur dire que la lutte pour la
démocratie, le respect des libertés et des souverainetés
nationales, la lutte contre le nouvel impérialisme exacerbant
et le néocolonialisme pervers de l’Occident, doivent se mener
sans répit. Comme nos ancêtres qui sont morts pour nous
tracer le chemin des indépendances, nous devons nous battre
pour la restauration de nos Etats aux prises avec les dévoreurs
insatiables de nos richesses. Si hier, la lutte pour les
indépendances a abouti malgré la mort de multitude
d’hommes, de femmes et de jeunes Africains, celle pour le
respect des souverainetés de nos Etats aboutira forcément. La
13
mort ne doit pas être un obstacle pour nous barrer le chemin.
Demain, l’Afrique sera ou ne sera pas.
Comme dans les deux premiers recueils de poèmes qui
forment avec Si la gaine ne meurt une trilogie qui exprime
mes combats pour les libertés et mon espérance en une
Afrique libre et souveraine, on y trouvera annexés, des écrits
d’internautes ou d’hommes politiques qui ont été publiés
dans leur forme brute sur le réseau social Facebook, écrits qui
permettent de comprendre les circonstances et les contextes
de certains de mes poèmes. Je voudrais à ce propos être
reconnaissant à tous les internautes qui, sur Facebook, se
battent à longueur de journée contre les duplicités du
néocolonialisme sclérosant. Qu’ils trouvent ici l’expression
de ma considération et les marques de mes encouragements.
Je voudrais aussi en toute modestie remercier son
Excellence Joseph Kokou Koffigoh, ancien Premier ministre
togolais, belle plume de la nouvelle génération de poètes
africains confirmés dont les mots sublimes réjouissent les
cœurs affligés, qui a si souvent, me partageant ainsi sa
précieuse amitié, commenté certains de mes poèmes publiés
sur le réseau social Facebook. Haute considération.
A tous ceux qui de loin ou de près n’ont eu de cesse, de
me prodiguer des conseils, de me soutenir ou de
m’encourager dans mon combat, qu’ils trouvent ici ma
reconnaissance. Je pense en particulier à Mlle Rosine-Ivette
Achi Sopi, Souleymane T. Senn, Robert-Jonas Kouamé Bibli,
Evariste Kouadio Kouadio, David Legré et à bien d’autres.
A vous tous, que Dieu vous bénisse !

Fait à Accra, ce 10 janvier 2015.

Lazare KOFFI KOFFI


14
1. AIMER A LA FOLIE
Aimer à la folie ?
Cela est bien étrange
Et frise même le mystère.
C’est un élan d'un cœur abruti
Un cœur sourd à la raison
Un cœur qui crève de passions.

Aimer à la folie ?
C’est se fondre dans l'Autre
C’est sans arrière-pensées
Subir les flots de battements
De son cœur attiré vers l’Autre.
Cela est bien étrange.

Comme c'est bon d'aimer à la folie !
Celui qui aime à la folie ne triche pas
Il ne joue pas : il se donne tout entier.
Car, quand on aime à la folie
On est soi-même fou devant tous
On n’a les yeux que pour l’Autre.

Comme ils ont raison, vraiment raison
Ceux qui aiment à la folie !
Les sentiments sont libérés
Les étreintes sont folles et franches
Les baisers sont purs et savoureux
Les câlins touchant l’âme qui frémit.

Quand on aime à la folie
On souffre comme Roméo et Juliette
On meurt sur une croix comme le Nazaréen.
Comme c’est merveilleux de souffrir

15
Et de mourir pour l’amour fou.
On a là une raison d’exister.













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2. LE JOUR DE MON JOUR
(pour mon anniversaire)

Béni soit l’aurore écarlate qui me vit naître
Ce jour où les ténèbres cédèrent à la lumière
Ce vendredi mi-chaud, mi-humide d’août
Où mes sens sentirent les senteurs sensibles
Où tout frêle, je goûtai au bonheur de vivre.

Béni soit le rein propulseur de l’énergie vitale
Cette force virile qui m’ensemença et m’arrosa
Cette source pure nourricière des vies originelles
Qui me baigna dans la cavité des douceurs d’Eden
Pour me modeler et donner forme à ce que je suis.

Béni soit le sein maternel au bienfaisant breuvage
Ce doux liquide initial et magique qui m’alimenta
Repas complet qu’aucune nourriture n’égale ici-bas
Qui, dans des mains douces, saines et généreuses
Fit croître tout mon être et assura mon existence.

Tant de joies vécues et partagées au fil du temps
Tant d’amours noués au hasard des rencontres
Mais tant de tristesses aussi, de pleurs sans fin
Au détour des infidélités et des incompatibilités.
Et la mort aux aguets qui brise les cœurs ardents.

Douce et amère, de clarté et d’ombre, la vie est ainsi.
Mais on s’y accommode, on en tire le meilleur profit
Dans l’élan de générosité du cœur, elle est endurable

Dans la volonté de bâtir ensemble, elle est admirable
Nos existences n’ont de sens que dans nos œuvres.

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Mon âme bénit le jour où mes yeux ont vu le soleil
Dans l’allégresse, je veux être reconnaissant à tous :
Mon Créateur, mes géniteurs comme à mon amour
Aux miens et à mes compagnons dans les épreuves.
Que la joie de ce jour soit pleine et rayonnante !

C’est mon vœu que je souhaite à ceux qui m’aiment
Vous tous qui me portez en vos prières, soyez bénis !
Plus nous croissons, plus nous approchons la tombe
Et chaque jour, la lumière cède l’espace à l’obscurité
Seul l’amour me fait oublier cette ravageuse réalité.
























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3. LES ESSUIE-GLACES
Connaissez-vous les essuie-glaces?
Espèces foisonnant sous nos tropiques
On les appelle encore des balayettes.
On les distingue volontiers à leur zèle.
Ils vont à droite et à gauche le jour
Courent de gauche à droite la nuit
Au gré du miel en balade.
Ils n’ont aucune espèce d’âme
Creux en esprit et vils de cœur.

Issus de l’engeance des flatteurs
Ils adorent courtiser les palais
Et autres résidences feutrées.
Inodores et incolores incurables
Ils vénèrent avec joie et élégance
A la fois, Dieu et Satan
Pourvu que leurs mains envieuses
Toujours tendues sans honte
Soient garnies de richesses fastueuses.

Ils ne connaissent ni vertu ni honneur
Nagent entre filouterie et incivilité
Sans souci du salut de leur âme.
L’essentiel pour eux et leur maisonnée
Etant de réaliser dès ici-bas leur paradis.
Ils se déclarent ennemis de personne
Pour s’inviter à toutes les tables
L’esprit larbin, le corps pétri de bassesses
Pour manger, toujours manger.

Les essuie-glaces rivalisent à tout âge
Et des deux sexes sans discrimination.
Ils peuplent les temples et les mosquées
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Et pullulent dans les arènes politiques.
Ils suivent la course du soleil dans le ciel
Tenant en mains leur linge jamais séché.
Ils ne se gênent pas de scènes honteuses
Le regard fixé sur l’argent et le pouvoir
Ils justifient toujours leurs actes à fructifier.

La trahison est leur eau-de-vie
L’infidélité leur pain quotidien
Ils se gavent de tromperie et d’instabilité.
L’engagement leur est inconnu et étranger
Tout comme l’ardeur à défendre une cause.
Capables de rougir leurs mains de sang
Pour accomplir une ambition insensée
Afin de toujours plaire à un seigneur
Ils agissent comme de parfaits hurons.

Ainsi, en va-t-il, de la vie des essuie-glaces.
Ils vont à gauche et à droite selon leurs rêves
Ils balaient tout le temps et à chaque instant
Pour se faire une place ou se faire valoir.
Mais les temps changent, les temps ont changé
Les essuie-glaces n’auront plus d’avenir.
Car, en Eburnie reconquise et restaurée
Seront vomis tous les indélicats passe-partout.
Chacun doit désormais choisir sa couleur.








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