Si tout se casse la gueule, précédé de Contraintes de temps

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Si tout se casse la gueule précédé de Contraintes du temps concerne les marges d’une vie, ces marges qui, comme les marges d’un cahier, font tenir un ensemble. D’une certaine façon s’il est « poésie de circonstance », ce recueil part du plus singulier, pour venir accompagner les coups mortels donnés à la biosphère et contre lesquels la poésie ne peut rien.


Publié le : jeudi 3 septembre 2015
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EAN13 : 9782332965141
Nombre de pages : 88
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ISBN numérique : 978-2-332-96512-7
© Edilivre, 2016
Co
traintes du temps
« Nous le voulons, nous l’aurons l’au-delà de nos jours ! » André Breton
I
L’automne avance
Les étoiles tomberont de sommeil quand je m’endormirai dans ma nuit noire mais avant de tirer le rideau je me lèverai pour vider la maison et marcher vers d’autres jours
Je suis seul le soir et la nuit
1
Les murs sentent la froide humidité douceâtre suintent le lieu mort inhabité où tout finit par échouer Les volets fermés s’ouvrent sur une chambre d’un hospice et dans le silence de sarcophage d’une jeune femme d’il y a longtemps un corps souple et chaud ferme fantôme au souffle porteur m’éloigne d’une vie qui tremble
Adieu
Vieux père pétri d’angoisse d’anxieuse immobilité visage tourné vers lui-même guettant des signes connus ses souvenirs fuyants sait-il encore qui est-il oui mais demain n’a pas oublié son nom encore lui quelque temps mais de moins en moins vieux père
2
Un jour des mains croisées enfin tresseront des couronnes pour des rois et des reines qui ne régneront sur personne
3
4
Esquisse
Esquisse d’un sourire entre nous Mais tout se perd dans le flot du temps
Et arrive l’heure sourde où des regards nous parlent et disent
le « vieux »
5
Passer son temps entre des branches qui ondulent qui balancent avec des hanches qui jouent sans repos ni dimanche de fille en fille n’a qu’un temps qu’on connaît qu’on ne connaît pas mais qui tournoie comme un autiste
Mais bientôt arrive l’heure sourde où les regards nous montrent et montrent entre eux le « vieux »
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