Sonnet d'Aliette

De
Publié par

Viens Aliette,


deviens poète.


C’est le moment,


Fais-toi connaître.


C’est le moment,


Fais-toi admettre.


Viens écrire tes sonnets,


On les boira tel du sorbet.


Écris tout ce qui est toi,


Le publier, tu y as droit.


N’hésite pas, viens Aliette.


Pour toi, la porte est grande ouverte.


Entre en ce monde réservé [...]


Publié le : jeudi 3 mars 2016
Lecture(s) : 1
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782334056298
Nombre de pages : 54
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-05627-4

 

© Edilivre, 2016

Sonnet d’Aliette

Viens Aliette, deviens poète.

C’est le moment, fais-toi connaître.

C’est le moment, fais-toi admettre.

Viens écrire tes sonnets,

On les boira tel du sorbet.

Écris tout ce qui est toi,

Le publier, tu y as droit.

N’hésite pas, viens Aliette.

Pour toi, la porte est grande ouverte.

Entre en ce monde réservé

Aux entendants plus évolués.

Ou bien ils sauront t’accueillir,

Ou bien ils te feront périr.

L’important est que tu écrives

Aux frères et sœurs en dérive.

Toi aussi, tu portes un message

À envoyer même au plus sage.

Au milieu des gens qui t’ignorent,

Exprime ce que tu adores,

Secoue les esprits alités,

Bouscule leur tranquillité.

Fais-leur écouter ta lyre,

Ils y gagneront à te lire.

Ce monde, plein de médisance,

A relégué dans l’ignorance

De valeureux handicapés,

Qui méritent d’être acclamés.

Offre-leur tes poèmes,

Pour qu’ils découvrent en eux-mêmes

Des capacités ignorées,

Et chez les autres, l’amitié.

Lève-toi et viens Aliette.

Aucun doute là-dessus, tu peux devenir poète.

Rimailleur

Dans la solitude où je suis,

Absente de son et de bruit,

De ce qu’autour de moi l’on dit,

J’ai besoin de traduire ici,

Ce que je ne fais pas ailleurs.

Laisse-moi être rimailleur.

Que fait-on dans la solitude ?

Oh, ce n’est pas la plénitude.

On se distrait par les études,

Pour oublier les vicissitudes.

Pourquoi rester à ne rien faire ?

Je n’accepte pas de me taire.

C’est plaisant de parler en vers,

Du fond de ma cage de verre.

Dans l’oisiveté, je m’oublie,

Je peux sombrer dans la folie,

Sur mon nombril, je me replie.

En rimaillant, je reprends vie.

Je m’entraîne à manier la rime,

Sans jamais gagner une prime.

Pleinement libre, je m’exprime.

Laisse-moi être rimailleur.

Je pense ainsi me libérer

De ce qui m’a désemparée,

De tout ce qui m’a égarée.

Au désespoir, route barrée.

Suis-je écrivain, suis-je poète ?

Peu importe mon étiquette,

Mes poèmes sont chants de fêtes,

Les gens blessés l’interprètent.

Que mes frères dans le malheur,

Découvrent un monde meilleur,

Pour inventer leur bonheur.

Laisse-moi être rimailleur.

Gestes

Geste, parole de nos mains,

Tu fais de nous d’heureux humains,

Exprimant la personnalité,

En une manu-dextérité.

Tu fais parler les sans-paroles,

Que trop souvent les gens isolent.

En toi jaillit toute pensée,

Que nous voulons communiquer.

Par toi, le sourd peut recevoir,

Et enrichir tout son savoir.

Les études lui deviennent accessibles,

Grandes instructions sont possibles.

Ta langue doit être étudiée,

Pour favoriser l’amitié,

Entre les sourds et les “entendants”,

Les uns et les autres étant voyants.

Sourds, oui, essayons de parler,

“Entendants”, oui, essayons de gesticuler.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Les 12 portes du Kaama

de editions-edilivre

Le Prix des choses

de editions-edilivre

Le Chant de Marie

de editions-edilivre

suivant