Sueurs ocres

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C'est un étrange moment qu'un premier recueil : des soupirs atrocement ordonnés, balancés dans l'indélicatesse de l'espace, premiers pas d'un poète hors de sa sphère, premiers frottements au réel. Clarté froide ou maternelle ambiguïté, ces "sueurs ocres" s'étirent comme autant de "tranches de vie", d'existences propres qui constituent la palette expérimentale de l'auteur.
Publié le : jeudi 1 décembre 2005
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EAN13 : 9782336252445
Nombre de pages : 74
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SUEURS OCRES

Reproductions

de la couverture. La déesse Kubaba, Vladimir T chernychev, Caresse du Songe, photo d'Elie Lobennann

Directeur de publication: Michel Mazoyer Directeur scientifique: Jorge Pérez Rey

Comité de rédaction Trésorière: Christine Gaulme Colloques: Jesus Martinez Dorronsorro Relations publiques: Annie Tchernychev Directrice du Comité de lecture: Annick Touchard

Comité de lecture Brigitte d'Arx, Marie-Françoise BéaI, Olivier Casabonne, François-Marie Haillant, Germaine Demaux, Rosalie Fernandes, Frédérique Fleck, Hugues Lebailly, Eduardo Martinez, Paul Mirault, Anne-Marie OehlschHiger, Nicolas Richer, Francisco de la Rosa, Germaine Servettaz Ingénieur informati~ue Patrick Habersack (macoaddvcmftee.fr)

Avec la collaboration artistique de Jean-Michel Lartigaud et Vladimir Tchemychev Ce volume a été imprimé par cgAssociation KUBABA, Paris cgL'Harmattan, 2005 ISBN: 2-7475-9678-8 EAN : 9782747596787

Elie LOBERMANN

SUEURS OCRES

Collection KUBABA série Eclectique I Association KUBABA, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne 12 Place du Panthéon 75231 PARIS cedex 05

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique; 75005 Paris

FRANCE
L'Hannattan Hongrie Konyvesbolt Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest Espace L'Harmattan Kinshasa L'Harmattan Italia L'Harmattan Burkina Faso

Fac. .des Sc. Sociales, Pol. et Adm. ,BP243, KIN XI Université de Kinshasa - RDC

Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALIE

1200 logements villa 96 12B2260 Ouagadougou 12

Bibliothèque Kubaba (sélection) http://kubaba.univ-paris1.fr/

Cahiers Kubaba Barbares et civilisés dans l'Antiquité.
Collection Kubaba Série Antiquité Suppiluliuma et la reine d'Egypte. Histoire d'un mariage manqué, Jacques Freu Mélanges Lebrun, éd. Mazoyer et Casabonne Les Mutilations des ennemis chez les Celtes préchrétiens, Claude Sterckx

Série Monde moderne, Monde contemporain L'enseignement de l'Histoire en Russie, Annie Tchernychev Le Lys, Poème marial islandais, Eysteinn Âsgrimsson, présentation et traduction de Patrick Guelpa Série Actes (Ed. Mazoyer, Pérez, Malbran-Labat, Lebrun) L'arbre, symbole et réalité, Actes des tères Journées universitaires de Hérisson, Hérisson, juin, 2002 La Fête dans l'Antiquité, la rencontre des dieux et des hommes La Fête, de la transgression à l'intégration Actes du colloque sur la fête, la rencontre du sacré et du profane, Deuxième Colloque international de Paris, organisé par les Cahiers Kubaba et l'Institut catholique de Paris, Paris, décembre, 2000, Paris (2 volumes)

Préface

A la première lecture j'ai d'abord pensé que l'auteur s'engageait à la suite du Boris Vian de «j'irai cracher sur vos tombes» ! Comme les véritables poètes -Elie Lobennann est de ceux-Ià-, il passera par les cycles de la révolte, du combat et de la résignation, dans la mesure où il en sera capable. Tant qu'il lancera des anathèmes, qu'il évite de croire à la malfaisance de la critique! Elle est parfois indispensable et souvent patiente. Avec Elie Lobennann, elle le sera, car la lumière n'est pas absente de ses invectives. Il est entré courageusement dans la voie de la poésie libérée, sans la réduire à une prose alignée. Au contraire, il s'est appliqué -du moins, je le suppose- à maintenir l'unité du rythme et de la pensée, de telle sorte que certains de ses poèmes paraissent des complaintes à la fois terriblement actuelles et secrètement surannées: Les naufragés d'hier/ Fuient maintenant la sirène/ Et la morale passive/ Accompagne en riant! Le bruit des bottes sales/ Sur les lettres impeccables/ D'un adage d'antan. » De Jean-Paul Sartre à Boris Vian n'existe pas une si grande distance qu'on pourrait le prétendre. C'est pourquoi il serait injuste de reprocher à Elie Lobermann de répéter le mot sale comme une obsession ou comme pour se délivrer d'un crachat. N'est-il pas naturel qu'un jeune poète, confrontant son idéal aux apparences de la société, trouve les « mains sales », les langues sales, les bottes sales, les gueux sales, l'égoïsme sale. .. mais nécessaires? J'aime l'enfant qui traverse plusieurs poèmes d'Elie Lobermann. Goya ne l'aurait pas renié, car cet enfant est en même temps tristesse et promesse, souvenir et futur, brillant et impalpable: « Dans la crasse qui s'écarte/ Apparaît l'homme 9

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