Sur l'Aile d'une Libellule

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Lorsque la chance omet de se pencher au dessus d'un berceau, que la vie s'acharne sans laisser de répit, les moyens de combattre ce qui nous ronge sont variés. Ici, des cris, des hurlements, des peines, confiés au papier à l'heure où seule la lune luit par delà les nuages.De maux en mots dévoilés, dessiner un chemin parmi les ronces, guidé inévitablement par l'espoir, l'espoir d'apercevoir le bonheur à la lueur d'un nouveau demain."Sur L'aile d'une Libellule" c'est tout cela et bien plus encore, une âme à fleur de peau, un cœur en manque d'amour faiblissant chaque jour davantage d'être loin de lui : l'A. Un recueil empreint d'une rare sensibilité fidèle à l'âme qui guide cette plume du bout des doigts, par habitude …de solitude.SC
Publié le : vendredi 17 juin 2011
Lecture(s) : 184
EAN13 : 9782748171662
Nombre de pages : 111
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Sur L’aile d’une Libellule

Mathilde K. Régnier
Sur L’aile d’une Libellule
Tortures Embaumées




POÉSIE

























© Éditions Le Manuscrit, 2006
www.manuscrit.com
communication@manuscrit.com

ISBN : 2-7481-7167-5 (fichier numérique)
ISBN 13 : 9782748171679 (fichier numérique)
ISBN : 2-7481-7166-7 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748171662 (livre imprimé)



À David

À tous les poètes qui m’ont suivie, soutenue et qui ont
bien souvent séché mes larmes… Luna Rosima,
Séverine Canet-Triton, Virginie Valdrighi, Vanessa
Alvarez, Réal Guimont, Jocsim, Jean-Christian Eloy.

À tous ceux qui m’ont aidée à être celle que je suis : à
ma famille, Maman, Papa, Edouard, Pierre, Iris,
Laurence, Rachel, Jacinthe, Estelle, à Alixia.

À ceux qui ne sont plus et dont il ne reste qu’un parfum
dans mon cœur… René, Eugène… Lui…

Au Trois Mousquetaires

À ces silences qui parlent plus que les mots…

À toutes ces feuilles blanches maculées de larmes,
toutes ces pages muettes à jamais …

À ceux qui ne sont pas encore, mais qui seront…

À vous…



SUR L’AILE D’UNE LIBELLULE

Petite libellule
À la surface de l’eau ondule,
Fouettant l’air chaud d’été
De ses ailes irisées.

Tu n’as que faire
Des hommes et de leurs prières,
De ceux qui s’entretuent
Au nom de la foi
Ou de je ne sais quoi,
Pour une quête déjà perdue
D’un chimérique absolu.

Tu es indifférente
Aux peines qui nous hantent,
À ces amours déçues,
À ces corps qui s’aiment à demi nus.

Peu importe
Toutes ces terres mortes,
Ces âmes déchirées,
Ces cicatrices qui ne cessent de saigner.

Tu voles
Comme folle,
Par-dessus les nénuphars
Avec le soleil pour seul phare.
Tu exécutes ta danse lente,
Agitant tes ailes en mouvements saccadés,
Tu savoures ta liberté.
Cette liberté, je voudrais l’éprouver,
Être indifférente à ce qui m’entoure,
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