TANT

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Dans ce recueil, la date en signature du poème a une raison d'être, une importance. Le premier poème, Barbarie, est daté du 20 avril 2004 c'est-à-dire 5 jours après la rupture d'avec la femme qui partageait sa vie depuis 20 ans. Le dernier, Big Bang, est daté du 6 janvier 2005 fin de son voyage de reconquête et explosion vers un nouvel amour fou .Un parcourt de douleur, de doute, de solitude, de table rase. Un vrai parcourt d'humain trop humain dans lequel chacun peut se retrouver. . TANT, est dicté par une voix intérieure. Une voix qui ouvre des portes en utilisant la voie poétique classique mais toujours actuelle. Les poèmes de TANT chantent l'amour, la mort, la révolte, le temps qui fuit et l'angoisse d'être.
Publié le : lundi 20 juin 2011
Lecture(s) : 116
EAN13 : 9782748185041
Nombre de pages : 137
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Tant
3 4 Franck Lamy
Tant

Poésie




Éditions Le Manuscrit
5 © Éditions Le Manuscrit, 2007
www.manuscrit.com

ISBN : 2-7481-8504-8 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748185041 (livre imprimé)
ISBN : 2-7481-8505-6 (livre numérique)
ISBN58 (livre numérique)
6 Tant
8 Tant


BARBARIE

Celui qui est à l’origine de tout, en tout se
fond dans le silence
L’arbre pleure sous les coups du vent, un
soleil crépusculaire saigne
Et enfante un nouveau jour, des nouvelles
souffrances
Comme mille offrandes sourdes aux
nouveaux barbares
Ces temps suintent l’ivresse d’une course
aveugle vers l’abîme
L’unique rit en son palais de chair, l’or de
wall street stresse et tue
Rien n’inquiète plus le loup et son territoire
s’étend bien aux limites de ton regard
Tout résonne en réseaux et les plus grandes
libertés nous emprisonnent
Un brouillard de sable, de sang, couvre et
assourdit le monde
Personne n’entend plus le chant qui monte et
qui seul pourra montrer la voie.
9 Tant


CHANT DE L’AUTRE MONDE

Rien ne m’arrêtera car depuis que la pierre
est pierre depuis l’un
Depuis que la première main a porté à la
bouche
La première eau du premier torrent
Depuis que le premier regard a gardé l’image
de l’un
La fin et le début me sont connus
Et même si le chemin est long et tortueux
En moi la souffrance et le sang
Font écho au vin et au chant
J’ai l’ivresse d’être le seul à sentir et entendre
le message de l’un.

J’ai vu en mes nuits ce que nul autre n’a pu
voir
Ces temps qui nous attendent et qui hantent
mes rêves
Livreront leurs légions invisibles à vos
regards fatigués
Pour voir il faut regarder derrière le masque
Il ne faut pas craindre de s’y brûler les yeux
Il faut devenir aveugle pour être visionnaire
Tout admettre pour tout comprendre
Tout connaître pour tout oublier.

10 Tant
Nous sommes la masse ils ne sont rien
Notre musique couvre leurs cris
Et nos mains, mêmes vides sont si
nombreuses
Que lorsqu’une se ferme dix s’ouvrent
Et les mains de ceux qui nous ont précédés
sur cette enfterre
Nous accompagnent et nous guident
Le mur tombera, le jour sera la jour, la nuit
sera le jour
Il ne pourra en être autrement et leur morale
et leurs valeurs
Disparaîtront, avec la peur la souffrance la
maladie et la misère.

Nous sommes la force, ils ne sont rien
Nous couvrirons de nos voix leurs
mensonges
La vie n’a pas mérité qu’ils règnent
Et leur dynastie n’aura duré qu’un après midi
dans le livre du temps
Mais il est temps que cette après midi de sang
cesse
Au risque de se perdre à jamais.

Nul ne peut nous confondre, notre seule
arme est l’amour.
11 Tant


CHANT DE CELUI QUI AIME

Au creux des temps sauvages ton regard me
garde vivant
J’ai parcouru les terres arides des songes,
voyageur intérieur d’un vaste monde
J’y cherchais un trésor bien plus précieux que
l’or
Où que tous les diamants enfantés par le
sable
Un parfum me guidait, une empreinte, un
sourire
Un mot simple prononcé un matin de soleil
Un de ces jours précieux où tout nous
semble simple
Un de ces jours de cendres où rien ne nous
réveille
J’y cherchais la raison de devoir continuer
La raison de combattre la bête familière
La force de la détruire et l’envie de le faire
J’y cherchais la puissance que l’on prête à
l’amour.

J’ai parcouru les terres arides des songes,
voyageur intérieur d’un vaste monde

Je t’ai trouvée parcourant mes désirs,
possédant à merveille l’art de t’y introduire
12 Tant
Jouant de mon cortex comme on joue d’une
lyre
Insufflant dans mon âme ton doux poison
d’amour
Et je me suis trouvé prisonnier volontaire de
ton cachot de chair
Prisonnier et pourtant plus libre que jamais.
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