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Terra Nova

De
25 pages

Le 3 juillet 1608, sous le règne d’Henri IV, Samuel de Champlain fonde la ville de Québec. André Roy nous fait revivre cette aventure de l’intérieur, et nous croyons entendre Samuel de Champlain lui-même nous dire comment lui et ses compagnons apprennent à découvrir un territoire nouveau, synonyme d’inconnu radical. Les Indiens, les fruits étranges, les bleuets qui illuminent le jour, d’îles en caps, de caps en baies,/Le Nord deviendra leur demeure...les maladies viendront, la mort approche sans honte ni crainte. André Roy s’appuie sur les différents écrits de ce grand fondateur et traverseur d’Atlantique (21 fois de rivage à rivage !) pour créer un texte épuré, sobre, d’une nudité rayonnante. Le temps alors renoue avec la circulaire mémoire qui le noue et aiguise notre profondeur de vivants d’aujourd’hui !

Né à Montréal, où il vit, André Roy est poète et essayiste en cinéma. Il détient un doctorat en études françaises. Professeur à temps partiel aux niveaux universitaire et collégial, André Roy a donné plusieurs conférences et lectures, tant en Amérique du Nord qu’en Europe. Il œuvre également dans le milieu de l’édition depuis de nombreuses années, tout en travaillant à la pige comme journaliste et critique en littérature et en cinéma. D’abord codirecteur d’Hobo-Québec (1972-74), il a dirigé la collection « Proses du Jour » aux Éditions du Jour (1973-74) et la collection « Écrire » aux Éditions de l’Aurore (1974-75). Il a été cofondateur et rédacteur en chef de Spirale (1979-83) et codirecteur des éditions et de la revue Les Herbes rouges (1983-85). De 1986 à 1988, il a été rédacteur aux Éditions de l’Hexagone, et aux Herbes Rouges et auteur de plusieurs textes pour la radio Radio-Canada et la chaîne télévisuelle Radio-Québec. Animateur dans le milieu des lettres, il a été secrétaire trésorier de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois de 1985 à 1991, tout en s’occupant d’autres associations, dont l’Association québécoise des critiques de cinéma. Il est actuellement membre du comité de rédaction de la revue de poésie Estuaire et de la revue de cinéma 24 images.

Son œuvre est principalement constituée de quatre cycles poétiques : Les passions, Nuits , L’accélérateur d’intensité et Vies. Ses différents écrits lui ont valu des récompenses prestigieuses, dont le Prix du Gouverneur général du Canada pour Action Writing en 1985, le Grand Prix de Poésie de la Fondation des Forges pour L’accélérateur d’intensité en 1987, le Prix Estuaire-Terrasses Saint-Sulpice pour Vies en 1999, ainsi que le Prix Association québécoise des professeurs de français/Association nationale des éditeurs de livres pour Les espions de Dieu, en 2009. Parmi ses œuvres, on pourra noter les titres suivants : Les passions du samedi, Les amoureux n’existent que sur la Terre, On sait que cela a été écrit avant et après la grande maladie et Professeur de poésie. Il publie en 2010 Les fantômes de l’automne, un recueil de poèmes pour adolescents. Il prépare actuellement le troisième volet de Vies : N’oublie pas de dormir. Sa poésie est traduite, entre autres, en albanais, anglais (Canada, États-Unis et Grande-Bretagne), espagnol (Espagne et Mexique), italien, portugais, slovaque, macédonien et tchèque.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Roy_(%C3%A9crivain)

http://www.andreroypoete.com/

http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/biographies/892.html


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Comment les voyages et les découvertes du Sieur de Champlain en Nouvelle-France inspirèrent quatre cents ans plus tard un poète en terre québécoise
POÈMES
ISBN 978-2-8145-0312-0 ©l'auteur & publie.net — tous droits réservés première mise en ligne sur publie.net le 22 février 2010
Le grand départ
Les choses sont remarquables, Celles que nous faisons dans les ports Pour continuer le destin. Le long fleuve, le grand Saint-Laurent, On peut y mouiller en vitesse, Il y a assez d’eau partout. Voici depuis notre départ Une île nommée Pointe-à-Matthieu; On y rencontre la bonne fortune. Il est déjà le 3 juin, c’est étrange.
Les sauvages et nous
Nonobstant toutes les significations Et de nombreux voyages en canot, En ce lieu se trouvent nombre de sauvages, Fleuves, lacs, étangs, bois et prairies; La terre semble légère Depuis que nous sommes avec eux, Chacun est si semblable aux autres. Nous jugeons ce pays plaisant, mais froid : Le Nord mange tout.
Des îles sous le vent
Quelques eaux, quelques marins, quelques ports : Nous réinventons la mer Parce que le 16 du mois nous devons repartir. Une chose apparaît là-bas : Ce sont des îles entourées de vent, Des îles qui tremblent de froid; Des bêtes s’y trouvent; Grosses, petites ou longues, Elles se cachent des intempéries. Les choses passent, Dix d’entre nous s’enfuient Parce qu’on n’a rien de ce qu’il nous faut; On n’a pas encore obtenu le contentement de Dieu.
La connaissance des Indes Occidentales
Nous avons besoin de prier Car tout peut échouer la nuit, Surtout si le gougou survient, Comme un diable nous emportera. Expliquer le vent aigre, la mer mécontente, Les nouveaux animaux à quatre pattes, Les quantités de petites mouches, Les plantes qui rendent la peau rouge (Comme la fleur de coraçon). C’en est ainsi aux Indes Occidentales : Nous faisons connaissance avec tout Au nom du Roi Catholique.
Le temps du destin
Vous avez toujours le moyen de partir, De prendre votre destin en main, D’entreprendre vingt voyages pour vous connaître, Mais partir est difficile devant les choses remarquables Que sont les îles et l’eau sous la fatigue de l’hiver. Il faut trouver des noms pour tout ce qui est beau. Marche, Samuel, le temps est pillé, Marche, les Anglais ont peur, Tu es fort, va Parce qu’on n’est qu’en 1598!
L’espoir des voyages
Il écrit : « J’ai le moyen de faire vingt voyages Que vous voudriez déjà connaître À cause des îles et des femmes. Espérer est périlleux, Mais la perfection se trouve en Nouvelle-France. » Il y faut de l’ordre et des entreprises, De la fortune et des ouvrages dignes de nous. La mer court deux fois par jour, La lune devient malade : La terre a une jolie forme pour les matelots.
Le septième jour
Il y a des arbres, des fruits encore étranges, Un paysage étendu comme une espèce de baume sur le cœur. En Espagne, on réalise dentelles et autres ouvrages, Mais, ici, les Indiens possèdent des épines en poudre; Ils ont une chair orangée d’assez bon goût, Pareille au corps de vingt lézards. Il y en a qui croient en Dieu comme moi, D’autres qui conquièrent des terres, D’autres qui meurent. Les dimanches sont encore longs.
Choses dites, choses vues
Comme nous le remarquons en ce lieu, La terre est fertile, lente et noire, Ainsi que la beauté d’icelle, La bonté des choses, La nuit remplie de bruits et de cris. Polis et pourtant pleins d’espérance, Divers peuples se font la guerre. Ayant la connaissance de Dieu Depuis que je vois le soleil se lever et se coucher, Je remets la gaieté à plus tard, Reconduis les créatures que j’ai rencontrées, Effrayées par la maîtrise de ma foi.