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Testaments des ombres errantes

De
90 pages
La planète sur laquelle nous vivons est criblée de maux, de misères, d'absurdités. L'une de ces abominations seraient que l'homme serait devenu "l'animal le plus violent de la Terre" car il s'ingénie tous les jours à fabriquer les armes les plus dangereuses. Dans ce recueil, l'auteur passe en revue les préoccupations sur les questions des armes, de la guerre, de l'individualisme, de la mondialisation....
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Testaments des ombres errantes
 
 
 
 
 
Ndefo Noubissi        Testaments des ombres errantes
 
Poèmes  
 Préface dAnne Cillon Perri
                       
 
 Du même auteur
  Flaques Bigarrées (poèmes), Yaoundé, Ifrikiya, 2007 (2 e édition en 2008)                          
 
© LHarmattan, 2012 5-7, rue de lEcole-Polytechnique, 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-296-96475-4 EAN : 9782296964754  
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« La terre baigne les collines comme un fleuve en crue Et se joint à lazur qui y dépose sa peine »
Antoine Assoumou
( Au bout de mon songe vaste ,1987)
En guise de préface
Jai dabord lu Ndefo Noubissi rapidement, comme on lit un livre lorsque derrière le système dénonciation, on recherche les contours du visage de lauteur. Jai eu du plaisir à le retrouver à souventefois  quelques encoignures de ces Testaments des ombres errantes et jai beaucoup rigolé. Cela a dautant plus suscité mon hilarité que je me figurais en même temps lhomme, le professeur avec qui jai en partage, en plus de la passion pour lhistoire antique, au sens antérieur de cet adjectif, plein dautres histoires, à commencer par la tragédie dêtre fonctionnaire dans un Etat en panne économique. Cest que Ndefo Noubissi, on ne le lit pas vraiment, on le reçoit comme un uppercut dans la gueule, parce quil nous renvoie de nous-mêmes une image très détestable. Nous, nos pannes, nos vilenies et notre commune indifférence face à un monde violent où, au nom de la mondialisation, tout est devenu marchandise, même le simple droit à la vie. Ainsi, trente millions dAfricains par exemple vont mourir « du fait du mal du siècle » devant lindifférence totale des firmes pharmaceutiques qui protègent leurs brevets. Voilà pourquoi : « Chancelant et veule Sur un visage effacé Un regard pâle chargé de ferveur Scrute sur la cime du mont Everest La timide étincelle trithérapique despoir ». Sur une « Terre terne tintée détincelles » comme le sol africain où « les uppercuts des temps présents » « fauchent la horde () coupable dêtre, coupable de vivoter », un tel
 
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