Trésors des songes

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Que j'aime Sokone, la petite Cité, / Blottie en son bolon parmi la mangrove / Comme île flottante dans sa félicité, / Comme berceau de douceur, en son alcôve. / Comme ses beaux matins, calmes et parfumés, / Comme ses soirées adoucies par la brise, / Comme ses calmes cieux, mais souvent enfumés, / Le charme de céans, vous tient en sa prise.
Publié le : dimanche 1 juillet 2012
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EAN13 : 9782296498532
Nombre de pages : 104
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T RÉSORS DES SONGES   POÈMES                   Collection « R IMES &  P ROSE » Recueil nº 7   
 
« R IMES &  P ROSE »
Collection dirigée par Mame Ngoné Faye et El Hadj Malick Gueye   BA Waly, Poèmes de de l’équilibre et de la dérive, poèmes, collection « Rimes et prose », mai 2012. ANNE Pape Sada, Aux confins des rivages de pénombre , poèmes, collection « Rimes et prose », mars 2012. DIOUF Malamine, Sinig , poèmes, collection « Rimes et prose », octobre 2011. WONE Malick, La récitation du chapelet , poèmes, collection « Rimes et prose », avril 2011. DELLAU Alexandra Guénaèlle, Mélodies intérieures , poèmes, collection « Rimes et prose », mars 2011. FAYE Mame Ngoné, Épaves oniriques , poèmes, collection « Rimes et prose », mars 2011.
El Hadji Mbara S ÈNE           T RÉSORS DES SONGES   POÈMES                  
 
 
                              © L'H ARMATTAN -S ÉNÉGAL , 2012 « Villa rose », rue de Diourbel, Point E, DAKAR   http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr senharmattan@gmail.com  ISBN : 978-2-296-54919-7 EAN : 9782296549197  
 
  D ÉDICACE  
Je voudrais dédier ce recueil à plusieurs personnes qui me sont chères à des degrés divers et qui sont attachées à mes rêveries Mon père Ibrahima Sandigui Sène et ma mère Mariama Touti Sarr qui d’une commune geste m’ont fait découvrir tout ce que j’aime de beau, la Nature d’abord, le courage dans les engagements, les égards dus aux autres et la modestie ; Mon épouse Ndèye Coumba Sène et mes enfants (Papa Ibrahima Sène, Gnagna Sène et Yaye Nabo Sène) qui m’ont souvent inspiré et que j’ai surpris de temps en temps à réciter certaines bribes de ces poèmes, me confirmant que cela pouvait intéresser ; je n’oublierai point la si tôt partie Coumba Bineta Sène, qui a écrit dans ces poèmes et les a aussi inspirés. Alyma Loume, Annie Agliata, feue Andrea Schmidt mes collaboratrices qui du Sénégal à Rome ont aimé ces mots ; Ceux qui ont travaillé à me les faire publier dont Samba Yacine Cissé, le doyen attentif de Sokone ; Tata Annette Mbaye d’Erneville pour qui rien de Sokone n’est indifférent ; Ousmane Sène, l’homme de conviction et d’action ; Le colonel écrivain Moumar Guèye, mon précoce compagnon dans la profession forestière… et tant d’amis dans le métier ou au-delà . Enfin les citoyens et citoyennes de Sokone qui me tiennent en alerte et qui ainsi, freinent les risques d’une lente décadence dans une vieillesse inactive.   
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  A VANT -PROPOS  
Écrire ! Cela a toujours été parmi mes intérêts premiers. Né dans un quartier de Sokone où il y avait une majorité de communicateurs traditionnels j’ai été charmé par leur verve et leur vibrante spontanéité. Je ne pouvais traduire cela dans les paroles car j’étais calme, voire taciturne, mais souvent je me suis essayé dans la traduction de ce para-héritage dans le papier, autant en français qu’en ouolof. Mais c’était toujours dans le ton et dans l’objectif de l’amusement, sans ambition particulière. Par la suite j’ai découvert combien des évènements ou des situations pouvaient me marquer de façon à se presser dans ma tête en mes nombreux moments de solitude ou d’insomnie. Alors, je me suis laissé tenter par davantage d’écriture et progressivement par l’écriture organisée, versifiée… mais toujours sans autre ambition que de dire des choses qui m’avaient marqué. Cette écriture a tenté de jalonner mon itinéraire, d’abord de jeune vagabond le long des bolons et dans la mangrove quand… Nous allions aux bolons pêcher les crevettes, Nous prenions frétillants les poissons de leurs nids Et écumions de tout, flaques et cuvettes Délaissées çà et là sur les tannes unies. … ou un cran plus haut, je m’oubliais devant la beauté de quelque île du Delta du Saloum Et J’ai posé mon pied en l’ile d’Oudiérin « Par un matin de mai quand l’alizé soufflait, Caressant doucement son bel et vert écrin De mangroves assoupies, de bolons qui coulaient. »   
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Plus tard ce qui me marquait davantage avait un air de passion professionnelle et se retrouvait naturellement dans des écrits libres et personnels sans d’autre ambition que de me plaire à moi-même et d’encourir les amicales moqueries de mes proches. Mais des amis devenaient de plus en plus nombreux à partager ces sombres écrits et je commençais à diffuser dans le milieu professionnel (Senesylva au Sénégal, Journal des forestiers maliens avec la complicité d’Amadou Maiga, FAO Gazette à Rome, etc.). Les camarades d’un cercle professionnel plus large des terres à l’eau ou du feu au riz, beaucoup s’y retrouvaient. Mais c’est surtout quand des amis du côté culturel ont commencé à me prendre au sérieux semblait-il, que j’ai tenu à regrouper progressivement les morceaux, écoutant une longue chaîne de bienveillants, depuis toutes les secrétaires qui ont été des collaboratrices de Dakar à Rome (Alyma Loume, Annie Agliata, feue Andrea Schmidt, Lucy Luna provenant de pays et d’horizons divers), jusqu’à mes jeunes frères, Ousmane Sène, mon compagnon dans la passion des forêts, feu Ibrahima Guèye, hélas tôt rappelé à Dieu, mon jeune frère le colonel écrivain Moumar Guèye qui m’a le premier poussé vers les éditeurs et pris même des rendez-vous utiles pour moi, jusqu’à ma grande sœur Annette Mbaye d’Erneville qui, définitive comme une maîtresse d’école – celle que beaucoup de ressortissants de Sokone, ses anciens élèves, appellent tendrement Tata Annette – m’a intimé l’ordre de faire le saut. Avec Tata ça saute, et elle m’a encouragé sans échappatoire, à rassembler tout dans un recueil. Ce recueil avec de nouvelles poussées a atterri entre les mains d’Abdoulaye Diallo des Éditions L’Harmattan-Sénégal avec l’entremise d’Ousmane Sène et de ses collaborateurs du centre de recherches ouest-africain, le WARC. Et de là, c’est parti très vite pour produire l’humble petit livre que vous avez entre les mains. Lecteurs, lectrices, soyez indulgents et flânez plutôt avec moi au pied des
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