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Une part du monde

De
62 pages

Un regard poétique sur le monde, sur ce qu'il nous offre et exige de nous... Un regard sur soi, sur ce qui fait qu'on existe et qu'on avance indéfectiblement vers la lumière quelles que soient les épreuves et les embûches... Juste une petite part du monde à faire sienne par les mots !


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-72310-9

 

© Edilivre, 2014

Eveil

Refuser de voir perler au ciel de notre temps

L’opaque silence de nos peurs tremblantes

Refuser de voir disparaître de nos pelotes de vie

La joyeuse merveille de nos désirs rieurs

Refuser d’être l’impuissant témoin effaré

Du visage lumineux et grave des enfants de misère

Refuser la pauvre langue blême

De ceux qui s’aveuglent obstinément et se taisent

Refuser ce qui pèse de tout son cri de désespoir

Sur l’étincelle fragile des jours en demi-teinte

Refuser que se creuse au fil du chemin obstiné

Le puits sans fond de l’absence des mots

Refuser…

Pour que se disent enfin

Aux balcons de nos vies qui doucement s’effacent

Aux frontons de nos rêves pointillés

Les chants profonds des luttes intérieures

Des mains tendues

Des êtres aimés

Le murmure superbe de la clarté du monde

Au fil du temps

Il se peut qu’il reste quelque chose

Du temps qui efface une à une ses traces dans le blanc du ciel et le noir de la terre

exsangue de sa souffrance

Il se peut qu’il reste quelque chose

De tous nos combats au ciel du temps qui s’échappe
et nous broie sans hâte aucune

et nous fait taire à la fin

Il se peut qu’il reste quelque chose

De ces heures de merveille où la brise murmure
ses chants d’éternité et de tendresse

et nous caresse de son long manteau de joie

Il se peut qu’il reste quelque chose

De toutes ces années d’amour au jour le jour au point du jour et même au-delà de la nuit

qui déchire nos certitudes

Il se peut qu’il reste quelque chose

De ce que tu fus et moi auprès de toi toujours dans
ce voyage sans en mesurer jamais

ni limites ni espace

Il se peut qu’il reste quelque chose

Au regard que nos enfants porteront sur eux-mêmes les autres et puis l’avenir

qui s’obstine toujours dans son désir

Il se peut qu’il reste quelque chose

Et que sera clair et sincère le message sans se tordre
en tous sens aux méandres

des doutes et des peurs

Il se peut qu’il reste quelque chose

Qui ressemblera à un autre horizon que celui si étroit des mots gravés

au marbre de la pierre qui elle restera

Un peu

L’infirme

Elle aimait vivre et courir

Sentir sur la peau la morsure du vent et le chant
de son corps

Avide et fort de ce mouvement certain

Elle aimait vivre et courir

Vers ses désirs incertains et vifs dans la force intacte de son corps

Tout perclus de ce rire qui lui prenait la main

Elle aimait vivre et courir

Sur la dune face à la mer bercée infiniment par
son chant clair et salé

Griffant de ses pas la vague infinie

Elle aimait vivre et courir

A la montagne farouche tendre des défis sublimes
et dévaler la pente

Dans le poudroiement glacé et rieur

Elle aimait vivre et courir

Guetter dans les miroirs son reflet décidé silhouette élancée libre

De tous ses pas au pas du vide et des villes

Elle aimait vivre et courir

Et la voilà immobile...