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De

O que importa na poesia de Alexander Ritter não são tanto as ideias em si, porquanto a juventude do autor ainda carece do amadurecimento e da experiência necessários para um exercício autónomo do pensar, mas a sua extraordinária capacidade para plasmar em formas definidas o fluxo do sentir. A vida ensinará a Alexander Ritter que a imortalidade é uma ilusão e que crer nela é uma expressão de desespero. Então saberemos o que valerá realmente este poeta. Confiemos. Há motivo.

José Saramago


Ce qui compte par-dessus tout dans la poésie d’Alexandre Ritter, ce ne sont pas tant les idées en soi, car la jeunesse de l’auteur manque encore de l’expérience nécessaire pour un exercice autonome de la pensée, mais plutôt son incroyable capacité à façonner en formes définies le flux émotionnel qui nous traverse. La vie enseignera à Alexandre que l’immortalité est une illusion, et que croire en elle cache du désespoir. Alors nous saurons ce que vaut réellement ce poète. Ayons confiance, nous avons raison d’espérer.

José Saramago


Publié le : samedi 1 septembre 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782350737003
Nombre de pages : 96
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Dressé dans le vide
Tout comme un lac larmoyant, troublé et épineux par le poids de la pluie, les cieux sont un domaine instable, dérangé par sa propre grandeur…
Ils sont des escaliers de courants et de nuages, Un monde dressé dans le vide, ignorant la lourdeur des lois qui nous lient au sol…
Un éternel timide et mouvant comme une marée silencieuse Il est une în qui ne se termine jamais, Une limite irréelle transpercée par la lumière…
C’est une nostalgie bleutée, gardienne des déambulations de la matière Une magniîcence qui se moque de l’inaptitude humaine à briser les règles de la nature.
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Éclair
Rouge et éclatante, la connaissance orchestre  [les peuples Régente abstraite de la vérité, elle est  [la fondatrice de l’humain Quittant le corps pour bâtir la matière Elle se dissout dans les sens et atteint la pensée…
C’est un tissu qui recouvre le monde et le temps, Toute une vie… Le savoir aveugle de par sa lumière Il s’étale, inspiré par l’homme et atteint l’absolu
Hélas, difforme et froide, cette essence abandonne la conscience pour le noir Courageux humain, qui paie son tribut à cet océan, cette puissance qui le dépasse.
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Le labyrinthe
Nos yeux sont aveugles, Ils ne voient pas la nature, jalouse, qui fait pousser les mangues comme son propre soleil… Ils ne voient pas nos larmes et notre sang, ces deux océans qui s’affrontent…
Nous sommes un labyrinthe dont ils ne voient pas  [les cavités Un dédale qui s’exprime avec des mots, qui masquent nos sentiments.
Notre être n’assume pas sa complexité Il se cache sous d’innombrables illusions… Il s’en recouvre et nage dans celles-ci, piégé dans la croyance et incapable de s’épurer.
Les océans de son corps s’assèchent, le sang se perd et ne sait plus où aller…
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Vaincre
Désorienté, tel un croisé chassant la certitude L’Homme est lancé dans l’immensité, dans la titanesque tribu humaine
Là, coupé de la vérité encombrante, sa valeur est dissoute dans le néant Là, où la victoire devient impossible…
Rassemblement tribal, la pensée doit y survivre  [à la noyade Ignorants de ce monde qu’on a transîguré avec  [nos rêves, la solitude y devient insupportable, Le chant des émotions est trop fort Notre unique triomphe est de bâtir et étouffer  [la multitude.
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Mur
Le corps est la barrière aux émotions, le mur contre  [la liberté C’est la solitude, un abandon à l’ivrognerie de  [la pensée…
Ce corps, obstacle à la fusion avec l’immensité… Matérialisation troublante de notre distance avec  [la liberté Tel est notre fondement, être des réceptacles  [de sensations
C’est aussi la vérité qui s’arrête là où se terminent  [nos mains Fier de notre système, ce corps est l’éblouissant  [symbole de l’éphémère…
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À Guayasamín
L’écu
Ému dans une convulsion de malheur immatériel, le corps est à nu, agressé par un cataclysme invisible, Face à la douleur, l’évanescence de la réalité est  [notre désespérance…
Écrasé par un typhon de délires, émissaires de  [la souffrance, L’Homme ne trouve que ses membres pour se protéger d’un désarroi abstrait, violent… Ses mains sont ses barrières pour arrêter le déluge  [intolérable
Tel est le désespoir, le dernier recours de la vie Face à une réalité immatérielle qui le dépasse, il ne trouve que ses doigts pour se couvrir, et  [éloigner l’imparable.
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Le paladin
Pluie qui étanche la soif des émotions Canaux porteurs de vie parmi le réel des sentiments… Lui, le sang, est le champion des passions qui déchirent le îrmament humain…
Lui… Cloitré, caressant le cœur avec l’ambition  [de cieux enammés, Il est l’ire océanique qui inonde la raison L’inîni qui ne cherche qu’à abattre avec ses vagues  [la vieillesse et la mort, Chevalier de l’humain, il est l’existence contre  [le vide…
Il est la vie qui s’afîrme, Ce sang est l’imparfaite liberté !
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Le fort
Érigée, seule et meurtrière, poignardant le ciel et découpant les abîmes de cet océan inondant le soleil… Cette dague, qu’est la tour fortiîée, est la solitude… Elle est l’espoir abandonné de percer les frontières  [de la réalité, d’écraser enîn l’immensité, qui toujours a réduit l’Homme au silence le plus macabre…
La tour termine l’espace pour s’y imposer ! Se lance de la terre pour creuser les cieux Elle est l’ultime bataille de l’Homme contre le silence de l’existence.
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