Voix de femmes

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Les femmes donnent de la voix, pour chanter leurs joies et leurs peines. Les peines prennent le pas sur la joie, tant apparaissent, poignantes, la douleur de la femme sans enfant; la souffrance aux multiples facettes de la femme dans le mariage, qui suscite, dans le pire des cas, la joie pour la mort du mari; la tristesse de la femme dont la mort a arraché un être cher.
Publié le : vendredi 1 octobre 2010
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EAN13 : 9782296434479
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Voix
de
femmes
oixe sources
Collecioncréée ediriéeparClémenDilialaï
Cee collecion s’inéresse àous lesdomainesdela liéraure, dela culure edes sciences socialesen AriqueYson publiésdes exesayan pour soclela parole,source créarice eenrice desavoirs: énéaloies, biorapies, croniquesisoriques,poésies, recueilsdeexese résulasderecercesen rapporavec l’oralié aricaine, ec
Gabriel
Voix
Receil
de
KuitcheFonkou
de femmes
poésies
orales
cameronaises
Du même auteur 
Moi taximan (Roman), L’Harmattan, 2002 Shynthum,Chants du cœur (Poésie), SIL, 2003 Les vins aigres (Nouvelles),CLE, 2008.
©Harmaan2-rue del’Ecolepolyecnique aris
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IB:8-2-2-33-3 EA:822333
Introduction
J’emprunte le titre du présent recueil à l’article de Marie José Tubiana, paru dansCahiers de ittératre rale, n°10, 1982.Comme le font dans cet article les femmes tchadiennes, les femmes camerounaises donnent de la voix pour chanter leurs joies, leurs peines, leurs récriminations, voire, leur être-femmes, leur condition. La notion de femme dans ce contexte est large.Elle désigne l’être humain de sexe féminin de tout âge, de tout statut, de toute condition sociale. La femme, c’est toutes les femmes. J’emprunte la plupart des textes sélectionnés aux mémoires d’étudiants rédigés entre 1989 et 2000, soit sous ma direction, soit sous celle d’autres enseignants chercheurs. J’en emprunte aussi aux corpus de ma thèse et de mes articles. J’en emprunte enfin aux corpus d’articles d’autres chercheurs et à quelques livres. La littérature orale est vie, puisqu’elle est parole qui est vie, dynamique, présente dans et ponctue tous les aspects de la vie. Les femmes en sont de grandes productrices. Les chants retenus dans ce recueil constituent un fort maigre échantillon, sur le plan quantitatif, de toute la masse de textes que leurs cordes vocales délivrent. Mon critère de sélection est une subjectivité – ma propre sensibilité – corrigée (peut-être) par une relative diversité thématique et régionale. L’enfant, l’amour et le mariage, la mort, titres attribués aux trois parties qui constituent ce recueil, se veulent assez larges pour couvrir une bonne frange des vicissitudes d’une vie de femmes.
G. KuitcheFonkou
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I L’ENFANT
1. La femme sans enfant 2. Qui laisserai-je ? 3. QueDieu donne le bébé 4. Ô mon bébé 5.Calme-toi, enfant 6.Chut Chut Chut  7. Ô sommeil 8. Tiens ce sommeil 9. Mon enfant ne pleure jamais 10. Tu vas me faire pleurer 11. Je risque de pleurer aussi 12. Qu’est ce que maman t’a gardé ? 13. Que la mère vienne 14. Mon enfant sera-t-il égoïste ? 15. Tu m’as abandonnée 16. Je n’avais pas sollicité 17. Où que tu aies caché
 La femme sans enfant
Si j’avais su  Si j’avais su, je serais morte aussitôt née  Qui le dira à tout venant ? Qui le dira aux jeunes filles de mon âge ? Le diras-tu à Sozâdi fils de Sabù ? Le diras-tu à Nangomase fils de Ka’mo ? Si j’avais su, moi, je serais morte aussitôt née 
Si j’avais su  Qu’on le dise à mon frère (soeur) Nga’ fils (fille) de Yut Que recouvrer le capital c’est avoir failli le perdre Qu’on le dise à ma mère la reine Mbula’ Que bonne pour être maman j’ai manqué de collier, Que bonne pour être maman, je suis un morceau de bois sec
Si j’avais su  Mère d’un unique enfant, ne te moque pas de la femme stérile Quand Ndakukoh se moque de Pah C’est comme un aveugle se moquerait d’un sourd Que peut-on posséder qui mette à l’abri du souci ? Sais-tu qu’ayant pour but Megop je ne suis parvenu qu’à Ho ? Que ma destination était Ndakukoh mais (que) je suis rentrée au pied du mont ? Qu’on le dise à Mbu’ndase établi au pied du mont Que je suis la fille de Nkaknko’ et duCuco
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