Weoogo

De
Publié par

Weoogo, poèmes d'exil est l'expression la plus profonde de l'âme, c'est une quête d'humanité. Le recueil est composé de vingt-neuf poèmes qui décrivent les différentes situations humaines qui vont de la solitude, du génocide au Rwanda, de la réconciliation, au goût à la vie pour ne citer que celles-là. La passion poétique de l'auteur repose sur les grands thèmes de l'existence humaine : la vie, la mort, les conflits, l'espoir. Avant tout, l'oeuvre se lit comme un récit de la condition humaine.
Publié le : mercredi 1 juin 2005
Lecture(s) : 45
Tags :
EAN13 : 9782296397958
Nombre de pages : 82
Prix de location à la page : 0,0062€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois

WEOOGO

Alain Joseph Sissao

WEOOGO
Poèmes d'exil

Préface de Babacar

Sall

Membre de l'Académie mondiale de Poésie

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

FRANCE

L'Harmattan Hongrie Konyvesbolt Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest

L'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALIE

Du même auteur
Contes du pays des Moose, Burkina Faso, Paris, UNESCO/Karthala, 2002. Alliances et parentés à plaisanterie au Burkina Faso, mécanismes de fonctionnement et avenir, Sankofa & Gurli, Ouagadougou, 2002.

@ L'Harmattan, 2005 ISBN: 2-7475-8364-3 BAN: 9782747583640

À tous les hommes en quête d'humanité...

Préface
de Babacar SALL

Membre de l'Académie Mondiale de Poésie L'exil peut-il être simplement réduit à l'arrachement, à la déportation du corps et de son potentiel onirique ou est-il plutôt la mue nécessaire à toute vie pour se co-naître? Les anciens privilégiaient, dans la formation de l'homme, le voyage et la souffrance, terreau nécessaire pour forger une qualité de métal humaine capable de résister à l'épreuve des mots et des choses. C'est dans ce continuum ancestral que s'inscrit le recueil d'Alain Sissao, poésie d'itinérance, de nostalgie et de révolte qui nous livre une autre géographie de l'ailleurs. Paris, ville aux lumières crues, qui à force de nourrir l'enchantement du monde finit par laisser dans l'obscurité et l'oubli l'autre moitié de son exubérance: le monde des clochards, des sanslogis, des minorités invisibles vouées aux corvées qui abandonne dans l'abîme des bouts d'êtres abîmés, avec ses fécondes plaies, son charme de sang, ses brisures de chemins. On ne retrouve ces bribes d'humanités ni sur les cartes postales, ni dans les grands boulevards, mais en cheminant sur les bas-côtés et en fouillant dans les poubelles. Car c'est là où s'empilent les déchets d'une société qui, à défaut de pouvoir éradiquer la misère, la confine dans les
oubliettes:
infortune

«Paris,

tourmenté/

sans relâche/ rude comme le

au tréfonds/de mon vent d'hiver / qui balaie le

7

visage de l'immigré

sahélien/ las de tes tourments/ las de cette

terre qui ne pense qu'à leJOeterdans la Seine ).

Cette compilation de visages ordonne une grille de lecture à plusieurs entrées. Il y a en effet le Paris marginal, le Paris de l'exubérance mais aussi le Paris du mois de mai qui tel un arbre printanier déploie des «fleurs d'espérance»t illumine le monde e immonde des maux. C'est pourquoi, le poète, enrichi de sa blessure neuve, s'éloigne «au son du blues orphelinqui/gémit, gémit, gémit...» et finit par sceller, au creux des visages, des fleuves de peur et du sang des sentiments qui rappellent la mort des mots au Rwanda: le silence coupable de tous. Alain Sissao s'interroge sur cette cruauté du monde et ouvre des perspectives riches d'espérance avec des poèmes dont les titres «(Réconciliation », « Réveil» s'arc-boutent à une dynamique du rêve qui explore les moindres recoins du réel pour y développer des pensées passerelles. Mais il retrouve dans la «solitude humaine»de Paris une juxtaposition d'isolats qui rend difficile sa fonction de passeur , , d esperance. L'écriture qu'il adopte, pour rendre compte de cette fêlure qu'est la nostalgie, est à la limite de la poésie et de la prose: tantôt paroles crues et nues rompant avec toutes les langues de bois, tantôt verbe aux mots mûrs de sens. Il déploie son style avec franchise sans se soucier du travail des apparences commun au protocole poétique classique. Car l'important n'est-il pas d' «(expier les
8

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.