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Poésies - A. Rimbaud

De
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SOMMAIRE
1  REPÈRES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7
1  CONTEXTE HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7 L’empire de Napoléon III. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7 Le tournant de 1870-1871. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8 e La poésie auXIXsiècle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9
2  BIOGRAPHIE D’ARTHUR RIMBAUD. . . . . . .12 Le « Petit Poucet rêveur » (1854-1869). . . . . . .12 Le poète révolté (1870-1871). . . . . . . . . . . . . . . . .13 Le poète « voleur de feu » (1871-1875). . . . . . .16 L’aventurier prosaïque (1876-1891). . . . . . . . . . .17
3  LE CADRE DE L’UVRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20 LesPoésieset l’œuvre de Rimbaud. . . . . . . . . . . . .20 Sources et inspirations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .22
2  ÉTUDE DU TEXTE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31
1  L’UNITÉ DESPOÉSIES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31 Une organisation composite. . . . . . . . . . . . . . . . . . .31 L’esthétique des recueils. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .34
2  LA QUESTION DU LYRISME : SUBJECTIVITÉ ET OBJECTIVITÉ. . . . . . . . . . .38 Qui parle dans lesPoésies ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .39 « Poésie subjective » et « poésie objective ». . . .44
3  « DES SINGULARITÉS QU’IL FAUT VOIR À LA LOUPE »…. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46 La recherche lexicale desPoésies. . . . . . . . . . . . . . .47 Versification. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .52 Vers une langue synthétique. . . . . . . . . . . . . . . . . . .54
3  THÈMES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .59
1  LES « BOHÉMIENNERIES DE RIMBAUD ». . .59 L’obsession de la « liberté libre ». . . . . . . . . . . . . . .60 L’enfermement, ou ce qui retient Rimbaud. . . .63
2  LES FEMMES DANS LESPOÉSIES. . . . . . . . . . .65 La comédie de l’amour. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .66 Les héroïques femmes du peuple. . . . . . . . . . . . . .68 La femme, objet littéraire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .69
3  POÉSIE ET IDÉOLOGIE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .72 L’anticléricalisme. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .72 Parole politique et parole sociale. . . . . . . . . . . . . .76
4  LA MOQUERIE DANS LESPOÉSIES. . . . . . . . .78 Contre toutes les étroitesses d’esprit. . . . . . . . . . .78 La cible littéraire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .80 Rire de soi. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .85
5  POÉSIE DE TOUS LES EXCÈS. . . . . . . . . . . . . . .87 Poésie de la jubilation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .87 Poésie de l’ivresse. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .91 De l’ivresse au dégoût. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .95 Le goût du dégoûtant. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .97
4  ÉCHOS ET CORRESPONDANCES. . . . . . . . . . . . . . .99
1  VERLAINE ET RIMBAUD. . . . . . . . . . . . . . . . . . .99 « L’époux infernal ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .99 Une poétique commune ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .103
2  HOMMAGES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .106 La critique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .107 Présences de Rimbaud. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .109
3  HÉRITAGES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .110 Les inspirations de Rimbaud. . . . . . . . . . . . . . . . .110 Rimbaud et la postérité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .112
5  ANNEXES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .117
1  LA CORRESPONDANCE RIMBALDIENNE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .117 Première lettre à Théodore de Banville. . . . . . .117 Les Lettres du Voyant. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .118
2  RÉCEPTION DE L’UVRE. . . . . . . . . . . . . . . . .120 Les premiers lecteurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .120 Renaissance de Rimbaud. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .122
3  OUTILS PÉDAGOGIQUES. . . . . . . . . . . . . . . . .124 Index des poèmes cités. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .124 Petit lexique rimbaldien. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .125
4  ORIENTATIONS BIBLIOGRAPHIQUES. . .128
1
REPÈRES
1 - CONTEXTE HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE
Au moment de la rédaction desPoésies, c’est-à-dire entre 1870 et 1871, Rimbaud assiste successivement à la chute du second Empire, à l’insurrection de la Commune, et aux débuts de la troisième République. C’est dire si la période est riche d’événements poli-tiques, qui auront dans les poèmes du jeune homme d’inévitables échos.
L’empire de Napoléon III Arthur Rimbaud naît alors que l’Empire dirigé par Napoléon III a deux ans. Établi en 1852, le régime est marqué dans ses premières années par une prospérité qui touche plusieurs champs d’activité. Dans le domaine économique, la France connaît alors une for-midable expansion : la finance est de plus en plus puis-sante, et les grandes banques actuelles sont créées à cette période. La croissance touche aussi l’industrie, où le chemin de fer est à son âge d’or, et la mécanisa-tion ainsi que les progrès techniques permettent une
REPÈRES7
modernisation sans précédent des techniques de pro-duction. Sur leplan socialenfin, malgré des disparités encore évidentes, le niveau de vie moyen progresse, dans le milieu rural comme dans le milieu urbain.
Pourtant, dès 1862, c’est la fin de la « fête impé-riale » : Napoléon III est souffrant ; il dirige son empire d’une main moins ferme, tandis que l’idée de la République gagne toujours plus de suffrages. La situa-tion économique se détériore lentement ; l’équilibre international, enfin, est menacé par des conflits nom-breux, jusqu’à ce que la France elle-même y prenne part, en déclarant la guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870.
Le tournant de 1870-1871 Le 2 août 1870, l’Empire remporte à Sarrebrück une bataille qui inspirera à Rimbaud un poème sati-rique (« L’éclatante victoire de Sarrebrück »). Deux jours plus tard, c’est le premier revers : ils se succèdent jusqu’à la défaite finale de Sedan (2 septembre), qui signe la chute de l’Empire. La guerre n’est pourtant pas terminée : la République, proclamée à l’Hôtel de Ville le 4 sep-tembre, constitue un gouvernement de Défense nationale qui prend le relais des hostilités. Le 19 sep-tembre, le siège de Paris commence. Le conflit conti-nue de faire rage jusqu’à la signature de l’armistice et la capitulation de Paris, le 28 janvier 1871.
Le climat politique de la France, qui aurait dû com-mencer à s’apaiser après la fin de la guerre, est en réa-lité de plus en plus troublé. L’Assemblée législative humilie les Parisiens en décidant de s’installer non dans la capitale même, mais à Versailles. Du fait de mesures maladroites et socialement impopulaires, la garde nationale parisienne se mue progressivement en milice
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