Poésies. [A Sa Majesté l'impératrice Eugénie. Rheims en 1853.] Par J.-L. Gonzalle,...

De
Publié par

impr. de Maréchal-Gruat (Rheims). 1853. In-8° , 15 p..
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Publié le : samedi 1 janvier 1853
Lecture(s) : 3
Source : BnF/Gallica
Licence : En savoir +
Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique
Nombre de pages : 14
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

■&
PAR
J.-L. GONZALLE,
Auteur de la Muse ' Prolétaire & de l'Ewménider
RHEIMS, TYPOGRAPHIE MARÉCHAL-GRUAT, RUE DES ÉLUS, 18,
A SA MAJESTÉ L'UPtRATHCE EUGÉNIE.
Au banquet des heureux chacun n'a pas sa place.....
Paris ! Paris ! pourquoi ces chants joyeux,
Et ces canons qui troublent de J'espace
Les longs échos mystérieux?
Pourquoi tous ces apprêts d'une fête splendide?
Pourquoi mais à ces chants d'amour,
On deyine qu'un ange au sourire candide,
De Napoléon trois vient embellir la cour î
Salut douce et belle Eugénie,
Jeune Espagnole au noble et tendre coeur;
Puisses-tu de la France être le bon Génie,
L'Oasis du désert, l'Ange consolateur !
Puisse ton doux sourire éloigner ces orages
Qui des plus beaux destins assombrissent le cours !
En France on sait aimer, accueille nos hommages,
Et qu'à des jours de deuil succèdent d'heureux jeurs !
— h -
Salut, ô belle fleur de ce ciel sans nuage ,
Ciel où la poésie a tant de fois chanté
La vaillance du Cid, les exploits de Pilage ,
Et de Montézuma le vainqueur indompté ;
Ciel où l'honneur est une sainte égide,
Où tout un peuple est au jour du danger
Courageux citoyen et soldat intrépide,
Pour défendre ses dieux et chasser l'étranger !
Je ne t'ai jamais vue et pourtant je t'admire,
O vieille Espagne, ô toi dont la mâle fierté,
Empreinte dans tes yeux comme dans ton sourire,
Sait d'un ardent amour aimer la liberté.
Je ne te connais pas et pourtant de mes pères
Le sang, en d'autres jours, a fécondé ton sol ;
Je le crois car je sens battre dans mes artères
Du sang français et du sang espagnol !
J'admire en toi ce stoïque courage
Qui sait dompter ou braver le malheur;
Car sur tes Fuéros, lorsque gronde Forage,
Tu tressailles aux cris de Patrie et d'Honneur.
Des vieux récits de ton antique gloire
Tes fiers enfants aiment à se nourrir,
Et sachant à quel prix s'achète une victoire,
Ils savent en héros triompher ou mourir !
On n'a point oublié l'invincible vaillance
Et de Sagonte et d'Astapa,
Ni le bûcher de l'antique Numanee,
Ni les vainqueurs dé Toloza ;'
Ni Pêrez de Guzman, qui,- par son héroïsme,,
A'sauvé Tarifa du joug des Sarrasins;
Ni Palafox, dont le patriotisme
À su de Saragosse ennoblir "les destins !
Hier je t'admirais mais aujourd'hui je t'aime !
Soeur de la France, une de tes enfants
De Joséphine a ceint le diadème.....
A nos chants de bonheur mêle de joyeux chants l
Comme -Clémence Isaure, elle aime les poètes ;
Muses, réveillez-vous, et ne vous lassez pas
De chanter ses bienfaits.pour embellir nos fêtes,
Et pour semer des roses sur ses pas.
Chantez, Muses, chantez: elle est jeune, elle est belle;,
Ses yeux sont doux comme un beau ciel d'été ;
Puisse toujours le malheur dire d'elle :
La bonté de'son coeur égale sa beauté !
Chantez,"chantez, filles de l'harmonie,
Entrelacez, dans vos liens de fleurs,
Le nom de Joséphine et le nom d'Eugénie,
Anges* d'amour nés pour sécher des'pleurs.
Février -18S5.
IMM11I5 M 10»5.
A M. ARTHUR "*
Arthur, sur notre Rheims tu veux une satire?
Le sujet est scabreux; je ne sais trop que dire.
Où Ton ne connaît bien que le prix de l'argent,
La vérité n'est pas un objet qui se vend.
Comme nos bons aïeux nous ne savons plus rire ;
Ce qu'on ose penser, on n'ose plus l'écrire.
Où le négoce est roi, l'esprit est sans valeur ;
Et, moi qui ne sais pas, comme un rusé flatteur,
Déguiser ma pensée , assouplir mon langage ,
Je crains d'être imprudent quand il faut être sage.
Je me souviens encor d'avoir , en certains vers,
Osé d'un corps savant critiquer les travers ;
Et Dieu sait à quel point on m'a gardé rancune !
-Un coup de fouet fait mal, et le rire importune.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.