Portraits de Sa Majesté Charles X, de M. le Dauphin, de Mme la Dauphine et de Madame, duchesse de Berri , par le Bon Gauthier de Brécy,...

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impr. de Trouvé (Paris). 1829. 16 p. ; in-8.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1829
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PORTRAITS
de sa Majesté
DE
Monsieur le Dauphin,
DE MADAME LA DAUPIIINE,
PAR LE VICOMTE Ger. DE BRÉGY,
DOYEN DES LECTEURS DU ROI,
Officier de la Légion-d'Honneur, Chevalier-Proses de l'Ordre royal
Constantinien-Saint-Georges des Deux-Siciles, et Chevalier de l'Ordre royal
et militaire de Saint-Maurice et Saint-Lazare de Sardaigne.
Deuxième Edition.
A PARIS,
IMPRIMERIE DE TROUVÉ ET COMPAGNIE
RUE NOTRE-DAME-DES-VICTOIRES, N° l6,
1829.
NOTE SUR CETTE EDITION.
LE Portrait moral de Sa Majesté Charles X a été publié
en 1826; la ressemblance avec le royal modèle fut trouvée
parfaite.
La Famille royale daigna en agréer l'hommage, et ap-
plaudir à l'idée de l'auteur avec cette bonté bienveillante
qui est une des éminentes vertus de l'auguste Famille.
C'est sur l'invitation d'un grand nombre de personnages
distingués de la Cour, et de toutes les classes de la société,
que l'auteur, le baron G. DE BRÉCY, vient de se décider à
faire et publier les Portraits de Monseigneur le Dauphin,
de Madame la Dauphine, et de MADAME, Duchesse de
Berri. L'auteur espère que les ressemblances seront recon-
nues aussi parfaites que celle du Portrait moral du Roi, et
que ces compositions sentimentales, inspirées par un coeur
aussi loyal que fidèle, obtiendront le suffrage du Public.
Il reste à peindre moralement les Enfans de France.
Lorsque leur éducation, confiée à des personnes des deux
sexes reconnues d'un mérite éminent, aura développé leurs
qualités et caractère, on y retrouvera ces vertus hérédi-
taires dont les Bourbons remplissent toujours après eux
les pages de l'histoire.
CHARLES X
LE BIEN-AIME.
SA MAJESTÉ CHARLES X a un coeur par-
fait; son esprit est facile, agréable, ingénieux;
son jugement est aussi sage que juste. La
nature lui a prodigué ces grâces aimables qui
plaisent dans tous les rangs de la société, et
dont le charme devient sur le front des Rois un
talisman qui entraîne et subjugue les coeurs.
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Le Roi, dans son jeune âge, malgré les pièges
de la séduction, a triomphé de bonne heure des
passions et faiblesses de l'humanité; il ne s'est
signalé que par des vertus. Excellent père, excel-
lent frère; premier et fidèle sujet des Rois ses
frères, leur adversité a toujours été sa plus amère
douleur; généreux et brave comme ses aïeux,
il a toujours été prêt à verser son sang pour le
trône, parce qu'il n'en a jamais séparé la gloire
de celle de la France.
Protecteur et consolateur des émigrés qui ont
partagé son exil, son coeur aimant et sensible ne
lui a jamais permis de voir, dans leur rentrée en
France, un abandon de la cause royale. Ce bon
Prince, au contraire, encourageait les émigrés
timides qui craignaient de lui déplaire, en pro-
fitant de l'amnistie accordée pour fait d'émi-
gration.
« Allez en France, disait aux émigrés, en 1802,
» Monseigneur le comte d'Artois ; vous avez été
» assez long-temps privés de vos affections les
» plus chères; rentrez dans le sein de vos fa-
» milles : je ne vous demande que de conserver
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» dans le coeur fidélité au Roi et attachement
» à moi-même (1). »
Enfin, quand la divine Providence a ren-
versé le Gouvernement usurpateur, Sa Majesté
CHARLES X, royal et digne précurseur de
Louis XVIII, a reparu dans sa belle patrie
comme un ange tutélaire envoyé de Dieu pour
la paix et le bonheur de cette France qui,
même au milieu, des triomphes de son armée,
avait été si long-temps opprimée. CHARLES X
ne voulut alors être qu'un Français de plus;
mais quel Français! Qui peut jamais oublier,
s'il a eu le bonheur d'en être comme moi té-
moin , l'ivresse et les élans de joie qui, partout
sur son passage, annonçaient à ce Prince royal
le bonheur que causait sa gracieuse présence?
Aucune narration, aucune expression n'ont ja-
(1) Ces paroles paternelles sont textuellement extraites
de l'ouvrage ayant pour titre : Révolution royaliste de
1793 à Toulon, par le baron GAUTHIER DE BRÉCY, lecteur
du Roi, émigré de Toulon; ouvrage dédié au Roi, et
dont S. M, Charles X a daigné accueillir l'hommage en
1814.

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