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Pour finir encore et autres foirades

De
83 pages
Le recueil Pour finir encore et autres foirades a été publié aux Éditions de Minuit en 1976 et a connu plusieurs éditions augmentées. L'édition actuelle est parue en 2005.
- Pour finir encore : écrit en français, daté de 1975.
- Immobile : écrit en anglais, traduit par l’auteur en 1970.
- Foirades I à IV : textes écrits en français, datés « années 60 ».
- Au loin un oiseau : écrit en français, daté « années 60 ».
- Se voir : écrit en français, daté « années 60 ».
- Un soir : écrit en français, daté « années 60 ».
- La Falaise : écrit en français, daté de 1975.
- Plafond : écrit en anglais (Ceiling, 1981), traduit par l’auteur.
- ni l’un ni l’autre : écrit en anglais (neither, 1975), traduit par Edith Fournier.
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SAMUEL BECKETT
POUR FINIR ENCORE et autres foirades
LES ÉDITIONS DE MINUIT
r1976, 1991, 2001, 2004 by L É M ES DITIONS DE INUIT www.leseditionsdeminuit.fr
POUR FINIR ENCORE
Pour finir encore crâne seul dans le noir lieu clos front posé sur une planche pour commencer. Longtemps ainsi pour commencer le temps que s’efface le lieu suivi de la planche bien après. Crâne donc pour finir seul dans le noir le vide sans cou ni traits seule la boîte lieu dernier dans le noir le vide. Lieu des restes où jadis dans le noir de loin en loin luisait un reste. Reste des jours du jour jamais lumière aussi faible que la leur aussi pâle. Se remet donc ainsi à se faire encore pour finir encore le crâne lieu dernier au lieu de s’éteindre. S’y lève enfin sou-dain ou peu à peu et magique s’y main-tient un jour de plomb. Toujours un peu moins noir jusqu’au gris final ou soudain comme au commutateur sable gris à perte de vue sous un ciel même
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POUR FINIR ENCORE
gris sans nuages. Crâne lieu dernier noir vide dedans dehors jusqu’à sou-dain ou peu à peu ce jour de plomb enfin figé à peine levé. Ciel gris sans nuages sable gris à perte de vue long-temps désert pour commencer. Sable fin comme poussière ah mais poussière en effet profonde à engloutir les plus fiers monuments qu’elle fut d’ailleurs par-ci par-là. Là enfin même gris invi-sible à tout autre œil l’expulsé raide debout parmi ses ruines. Même gris tout le petit corps de la tête aux pieds enfoncés plus haut que les malléoles n’étaient les yeux seuls clairs demeu-rants. Les bras font toujours corps avec le tronc et l’une avec l’autre les jambes faites pour fuir. Ciel gris sans nuages poussière océan sans rides faux loin-tains à l’infini air d’enfer pas un souf-fle. Mêlés à la poussière vont s’enlisant les débris du refuge dont bon nombre déjà n’affleurent plus qu’à peine. Tout premier changement enfin un frag-ment se détache et tombe. Chute lente pour cette chose si dense qui se reçoit
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