Premier rapport fait au nom du Comité militaire à l'Assemblée nationale par M. le marquis de Bouthillier, le 19 novembre 1789 : sur la manière de recruter l'armée ([Reprod.])

De
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Baudoin (Paris). 1789. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1789
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMON PRESS
llundington Ilill llull, Oxford OX3 0BW, UK
A
PREMIER RAPPORT
FAIT au nom du
Nationale
Par M. le Marquis de Bouthiiliu
le \y Novembre 1789.
Sur LA manière DE recruter
Le fyftème politique de la France ne doit point
être fàns doute de taire des conquêtes mais en-
tourée de voilins puions qui entretiennent conîhim
ment fur pied des considérables tjuc la
paix ne peut être regardée pour ainfi dire que
comme une fulpcnfion prudence &
fa pureté exigent iirpérbulcnvjnt non fbuicmenc
qu'elle ait toujours un état de force firâifanc pour
leur en irnpofcr & pour mais encore
q«c cette puiiftncc Militaire, réduite pendant la jxnx
aux (impies besoins du Ic-rvice pui/lè être
d'm moment:1 l'autre dans ia proportion
ncccflàirc pour allcr. au-devant des ennemis, les
dans leur propre Pays & les cnwcchcr
par-la de pénétrer dans na Provinces frontières
k de les dévaOcr en y ctabiiiïànt le thûitrc -de la
guerre.
Nous aurons t'honneur de mettre
fous vos y^ux, nos réflexions fur h force néceiîàiM
1
de l'Armée en tout temps, fur
le pied auquel il faudrait la porter en cas de guerre,
& fur b compofuion de l'Armée auxiliaire martive
pendant la paix, mais toujours prête, au premier
ii.'Ml a fournir les moyens d'augmentations que L-s
cnxoniUnccs de guerre pourroient rendre indifpcn-
fables. Ces deux Armées vous pareront (ans doute
-ûccflitccs par notre poliûmic, par nos rap-
ports avec nos voifms & par noUtion mcviic
de nos Frontières. •
Mais avant d'entrer dans ces détails il cft des
baies préliminaires à établir fans lciquclics nous ne
pourrions marcher qu'au hafard.
La conftitution à donner à 1 Armée les détails
qui en Ïom la fuite & la fixation des depenics qu'elle
doit occationner dépendent cflcnticllcmcnt des moyens
cmnîovcr pour ia formation & pour ion entre-
tien :ccft à vous Meilleurs, à prononcer fur ces
moyens.
Comment l'Armée fcra-t-clle rccmtcc ?
Voilà la première quertion que nous avons cru
devoir foumetre à votre déciûon.
Tout Citoyen doit contribuer proportionnelle-
ment & iàns exemption à toutes les charges pu-
bliques i ce pour lui non-iculcnicnt un devoir)
mais un droit. Ce principe dicte par la jufticc rai-
tant eflcfttiellcmcnt la baie de tour contrat iocuM
été confacré par vos Décrcts. L'entretien de 1 Armcc
eft une charge publique tout Citoyen doit donc y
concourir de fa perlonne ou de fa fortune. Ce
3
A i
principe, ainfi pofé, établit deux manières de pourvoie
à l'entretien de Armée ta première par un ier-
vice perlonnc), auquel chaque Citoyen le, oit obligé,
ioit en personne loir par im Rcpréfèntant avoué
& fourni par lui la féconde, par des cnroleirens
volontaires à prix d'arge. t au moyen dcCjucl. ceux
qui voudroient Icrvir recevant la iumme fixée pour
leetrs engagemens fur les ronds des contributions
aux charge* publiques, fournies proponionnelbmenc
par tous les Citoyens, acquitteroient ai: (i leurs
décharges, le Icrvjcc perionnel réellement dû par
chacun.
Nous allons mettre fucecflïvcmcnt fous vos yeux,
les avantages 6V les inconvéniens de ces deux moyens
ils tiennent trop cncntiellemcnt à l'ordre civil pnif-
qu'ils intereflènt la population pour que nous ne
nous permettons pas de vous les prélcnrcr avcc tous
les développcmcns dont il nous une paru fuiceptiblcs.
SERVICE PERSONNEL.
In fcrvice pprfonncl exigé de tous les Citoyens,
loir en P^fbnnc loit par un Reprcfçntant avoué
&: fourni par eux ( car il paroîtroit ¡une d'accorder
t-otre facilité à ceux que leurs apures leurs habitudes
u- leur genre 'dc vie même rcndroicnr peu propres
ou peu dépotes au mctier des armes ) réimiroit .sûre-
mcnr dc très-grands avantages. En fixanr, avec toutes
les précautions néceffaires les moyens de l'infcrip-
tl«» à faire titr des Rcgiftrcs publics à tenir à
4
cet de tous les Cwyw» fans aucune exemp-
timn quelconque. due celle du Monarque & de Ihe-
ritier prelbmptif de ta couronne, en chargea ce
ces defa.ls & de leur furveilbnee les MumapaUtcs
& Ses Anèmblccs Provinces, en ordonnant que ces
Re-Hlre. (croient toujours tenus publiquement pour
cv,t les abus & ôrer toute poOibuhi de hiveur en
dl erminant h nuniùrc dont
à U»n enftn en fixant, des Loix lagu tous
les dé[ails qui pourra y êtrc rcUtihs lexccuaon
d'un pareillyBême pourroit n'ètre pas
En daerminant i quatre ans la durée du iejyKe
redonne! il en réfultcroit une charge bien egere
L.r chaque individu. D'aprcs les calculs de po,u-
H i du Royaume on ok allnrer que même ea
f-npolint dix annc,-S dc g,«:rc lur les vingt ou vingt-
ê-rc tcr.ii a "ervir aucun ne ^™ le cas
de (brvicc
c^que Citoyen envers U cct.uncn,cnt ce
X ne duit pas parohre cx«>uu des oxurs
François un pareil moyen procureroit tàns conrre-
dit 'à l'Armée ,,n.: clV^e dhom.r.«, me.lle.ire &.
plus sùrc que celle quelle obtient du «crote^
cVelle ne (eroit plus compote I1"1 >>~P»«"rf
& de Domiciliés ou au n-oins des pens avoues par
e,,x & reconnues .ulccpnbles de les reprelenter par
les Muuicipilicci ou Atlcmblccs chargées de cette
5
A 3
furvcillancc. Les dépenfes de l'entretien de l'Armée
Le Citoyen ïervanc
perfonnellcmcpt ou par Rcprcicmanr (croit loldc
mais.' ne ferai!- plus acheté, £c ccrtc dépenfe Jup-
priméc épargneroit ;lu Tréfor prb!;c trt>;s millions
à-peu près, auxquels montent à ans,
les frais des prix d'argent. 1 c 1er vice
personnel exige' ("ans exc:11ption de ton», les Citoyens,
fourniroit facilement à toutes les augmentations (uo
ccfîlves que les bénins d'une guerre pourroient né-
cclîiter d.ins l'Armée. Toutes les clafiçs des Citoyens
y contribuant perfonne ne pourroit
être humiJKé d'y arc alïujctti. Chacun ayant le droit
de (c faire reprefenter par un avoué, peiionne ne
pourroit Ce plaindre d'être oblige de fc livrer à une
profeflion à laquelle il ne (croit pas appelé par ion
inclination. F.n comptant l'Armée de toutes les
cbQcs dcs Ciroyens on rendroir au métier de Sol-
du là cnnGc'/ ration cr/il <ievTroii avoir un meilleur
cfyrit ci,¡! les Trappes ^L" en limi-
tant a quôtrc iv.i>, lieu de huit, L temps de fevice
Lire par chacun, 0:1 di:i>ïnucroit les
effets de la déferiion. Lllc tient principalement
au Ci du François il chérie L liberté, &: cal-
cnie toujours avec peine le facrificc trop long qu'il
en a fait fouvent trop légèrement. Cette maladic
f.ul.eule, qui c.ilcvc à préfent annuellement à l'Etat
environ trois mi!1c Citoyens qui vont grofilr à nos
dipc';> !çs Troupes de nos voilins (croit par-Il bien
tii'UinuwC, dans lc cas même ou clic ne (croit pas
6
totalement détruire p.'r cette réduction du temps force
de ici-vice,. &: par l'amélioration du fort du Soldat.
Enfin, en que tous les Célibataires marche-
roiciu leuls ou tour nu moins en totalité, avant
qu'aucun homme être appelle ait 1er-
vice il eu tel homme jouiflant d'une
fortune honnête cV qui par goût fe leroit déter-
au cél.bar, ic nurieroic pour être difpenfé de
Servir I oi militaire ieroit
encore, fous ce poinc de vue, autli
Si cette manière de recruter offre les avantages
détaillés ci de.îus elle peut ai:(lî rencontrer de
olni'cles dans 11 exécution; fie dans i:r.c
il cil lagc de r.c pas !c décider avant d'avoir pelé
Pour avec répartition du ferv.ee
perfonnel kir tois les individus y con-
courir. il Faut quelle !c d'a'c-^rd fur toutes Jci
\rcra [-on dans cetc ^era ce celle ci:
leur population? H!e ¡l'iL: lans dor.tc fi tors
les individus quclcon. res de l".ii;c prêtait renvoient
marcher mais fi Il'\) ne peir exiger lc (ervicc q^c
de ceux qui 2"rom U ce la taille i.c-
celtiires au métier habitnel des armes, cette b.iîc
ccflèroit detre équitable il cfl d'après !c
relevé de la population militaire des
\inccs que le nombre des cr. crat ue

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