Procès-verbal de la séance de la première sans-culottide, de l'an deuxième de la République française, une et indivisible ([Reprod.]) / présidence du citoyen Delmas

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[de l'impr. des sans-culottes] (Paris). 1794. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : mercredi 1 janvier 1794
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THE FRENCH REVOLUTION
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LESARCHIVES DE LA
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FRATERNITÉ L
OU LA MORT,
PROCÈS-VERBAL
une
^RÉSIDENCE DU CITOYEN DELMAS,
LA' séance a été ouverte à sept heures par
Vadier ex-président. Il annonce que le scrutin
est ouvert pour la nomination d'un président,
d'un vice-président et six secrétaires.
On fait lecture de la correspondance qui
présente toujours cet accord unanime de toutes
les société» affiliées à dénoncer les efforts de
l'aristocratie et du modérantismevoulan^ faire
tourner à leur profit la révolution .du g thçr^
r*V
'!La Société de ^falxent écrit « Partout têt
f » aristocrates lèvent upc tête insolente, et par-
m tout ils osent insulter les hommes de
L'ordre du jour de la Convention nationale
sur votre pétition tendante à faire décréter
»♦ la liste des détenus mis en liberté par le"
') comité de sûreté générale, a, n'en doutez
pas, lait faire un pas rétrograde à la Ré-
»sT volutibn. La joie pat oit peinte sur les joues
fleuries du doucereux modérantiste elle
front de là noire aristocratie n'est plus sil-
#> lonné dés rides tracées par la main du
m désespoir. Le cruel fanatisme a souri à cet
♦> ordre "du jour. Oui, frères et amis, il a
fait une large plaie à la liberté, ù
La Société de Troyes, en envoyant copie
de, son arlresse à la Convention peint les
craintes Qu'elle éprouve sur les dangers qui
entourent la lévolution dangers occasionnes
par le système de modérantisme qui domine
aujourd'hui et qui succède à la terreur
qu'avait répandu dans 1'ame des plus zélés
triumvirs. « Les
dit tèue société,, les con*pi-
Cà'clidts qui auraient du
les leur coutume un
fil mt itiàfthmi et si lés -républicains n'avaient
m. cette nette d'âinë qui 'lit caractéiisc ils les
en vis-à-vis d'eux
♦» une regardant avec
îïiéna^Ms. treïiiUIent,
(3J
s»>
»y ki liberté, il
si sol français; car qu'ils apprennent que tant
m celle des Jacobins existera,
t> vention sera à, son poste, toutes les sourde»
te manoeuvres des ennemis de la patrie seront
h découvertes, tous les ambitieux et leur*
complots seront anéantis ^».
Plusieurs autres Société* envoient copie de*
toutes écrivent, qu'elles surveillent les ennemi»
de la chose publique, qui sera sauvée encore
cette fois. Ces lettres et adresses, toutes plus
énergiques les unes que les autres, ont teçui
les applaudisscmcns de 1a Société, qui a or-*
donné l'insertion. des unes au Journal de ',la
Montagne, et le renvoi des autres aux comités
respectifs.
Sur la proposition du
officieux la Société arrête qu'il sera fait un«*
collccte dans son sein en faveur d'une»
citoyenne patriote, à qui le produit de son
travail ne suffit pas pour vivre.,
Un membre donne lecture de
la Société de Rennes, lue le matin à la Con-*
vention nationale qui en a ordonné
pression. Cette adresse
:'f-Vv
ardent patriotisme et cet esprit de surveillance
qgi l'a toujours fait triompher, a reçu de la
Société la même approbation ,\qu'elle avoit
re^ue le matin à la Convention. Elle finit par
ces mots « Tenez vous en garde contre les
partisans de la liberté indéfinie dé la presse.
te Cet abominable système est l'effet de la mise
en liberté de tous les 'détenùs indistincte
ment, comme èi le fédéralisme n'eût jamais
», été qu'une chimère l'aristocratie 'un vain
» mot, le royalisme un phantôme-, comme si
t> tous les complots, dont la patrie, s'est vue
te menacée n'eussent jamais existé comme
̃•*» si tous les détenus n'eussent été que des
innocens opPrimés vexés par Robespierre
et ses complices H..
La Société ordonné l'insertion de 1 adresse
dans le Journal de la Montagne, ainsi que de
'ta lettre qui' raccompagne.,
On annonce des députations de plusieurs
Sections de Paris: celles du Fmisterre, de Bon-
la Montagne, du
Mont-Blanc et des Tuileries sont introduite.
m milieu des nombreux applaudissemens de.
fexSoteicté et des tribunes.
Celle du Finisterre monte à la tribune, et
jrapls avoir témoigné tes sentimens d'union et
Section pour la Société,
arme.
*t a «& frai*. Le C.v-lier, du
A 3
aux ennemis de l'extérieur, que les Jacobin*,
Le
jours été, les
les combattent avec
Liberté les calomnient avec
sont
bins sont ici pour faire face et les
repousser. Il donne ensuite, au
Société, le baiser fraternel à la
au Cavalier Jacobin.
Un Membre demande, et la
que l'extrait du procès-verbal et la réponse du
Président seront délivrés à ce républicain.
Des Citoyens de la Section de Bon-conseil
donnent lecture d'une adresse que. la Section a
présentée le matin à La Société
fcconnoit aux termes énergiques .de l'adresse,
et aux mesures justes et révolutionnaires qu'elle
contient, la Section qui fit la première attaque
contre le tyran Capet.
tieurs reprises-. et le picsident répond en ces
termes,: les dilapidateurs de la fortune pu-
blique sont dans les groupes succursaux dcs
,modérés. Ce sont ceux qui
le côté droit; ce sont, les
nemis. Le modérantisme est le chemin-couvert
Je la royauté; la liberté indéfinie de la presse
est l'arme impie avec laquelle on veut ?
(6f-
tenir. Mais le blasphème que les conspirateur
dnt prononcé lorsqu'ils ont demandé l'anéan»'
tisseroent des Sociétés populaires < est rextrait-
mortuaire de cette faction impie. Le baiser
fraternel est donné par le président aux ci-
toyens de la Section Bon-Conseil au milieu
des àpplaudissemens universels.
La Section de la Montagne se présente à la
tribune et dit
Frères et amis la Section de la Montagne
venait hler en assemblée générale de re-
Nconnàître ées pHacipes patriotiques et répu-
blicains qtii sont les vôtres, dans des adresser
la Convention datées- de fructidor, relies
que celles de Dijon, de Grenoble, etc. Vous
les connarsjez, ces adresses; il n'est pas besoin
de vous dire' l'effet qu'elles opéraient sur les
coeurs. A l'instant il fut mis sur le bureau
un pattnpHlet cacheté, adressé à l'assemblée
générale, par la Voie de la .petite poste. Ce
pamphlet intitulé rap-
pelés tfantrrfois sans
autre nom d%auteut, que les lettres initiales
B. de tlmprïmtri^ de la rue Meslét • n". 35.
Portait pbuT épigraphe les abus naissent de la
violation des principes.
Cependant ta Section, indignée de n'y voie
qu'une calomnie atrorct contre les i*"oçiétés
populaires adroitement répandu, pour faire
1a soptrc-révolution en les pendant dans Ta-

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