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Promenade à la Grande-Chartreuse, août 1875

De
38 pages

VOUS m’avez demandé de vous peindre en détail
Notre pèlerinage à la Grande Chartreuse.
Je tremble, en vérité, devant un tel travail,
Trouvant, dès le début, ma muse assez boudeuse.
Si le vers me résiste, à l’instant je trahis,
En prose je poursuis ; c’est tant mieux ou tant pis.

Qu’il fait bon en partant !
Le zéphyr matinal
Et le soleil levant
Nous sont un vrai régal.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

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Eugène Lecomte

Promenade à la Grande-Chartreuse, août 1875

Croquis de vacances

« Sunt bona, sunt quædam mediocria, sunt mala plura. »

MARTIAL.

A MadameC..... de Lille

I

VOUS m’avez demandé de vous peindre en détail
Notre pèlerinage à la Grande Chartreuse.
Je tremble, en vérité, devant un tel travail,
Trouvant, dès le début, ma muse assez boudeuse.
Si le vers me résiste, à l’instant je trahis,
En prose je poursuis ; c’est tant mieux ou tant pis.

                 Qu’il fait bon en partant !
                 Le zéphyr matinal
                 Et le soleil levant
                 Nous sont un vrai régal.
                 Le mont du Chat se dore
                 Des feux naissants du jour,
                 Tandis que le Bourget encore
                 Est sombre comme un four.
                 Chambéry se réveille
                 Quand nous y débarquons.
                 Nos chars, quelle merveille !
                 Sont là tout prêts. Montons !

Salut aux Éléphants, monument respectable,
Autant que laid et lourd, qui verse au Savoyard
Je ne sais plus combien de litres pour sa table :
Car, pour l’eau de toilette, il s’en sert, mais fort tard !
Me sera-t-il permis, ma charmante voisine,
De dire en tout honneur, sans vous faire la cour,
Que votre teint revêt une fraîcheur divine ?...
Je serai moins distrait sans doute un autre jour.
Je n’ai donc vu que vous ?... Ah ! si fait, une église,
Un château magnifique à l’aspect féodal,

Un donjon, des soldats s’étirant, en chemise,
Et maudissant, bien sûr, le clairon matinal.

                 Est-ce tout ? Oui, sans doute.
                 Il est temps de garder
                 Tous nos yeux pour la route
                 Sans plus nous attarder.

C’est jour du grand marché ; montagnards, paysannes,
Perchés sur chariots et traînés par des bœufs,

S’en vont porter leurs fruits, des légumes, des œufs,
Tout cela bien trié, bien tassé dans des vannes.

           Le chien relance le troupeau
           Qui s’attarde près du ruisseau.

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