Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?

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De temps à autre, il est bon qu'un poète, que n'effraie pas l'air raréfié des cimes, ose s'élever au-dessus du vulgaire pour, dans un souffle épique, exalter notre aujourd'hui. Car ne nous y trompons pas : ces courageux jeunes gens qui, au plus fort de la guerre, ont tout tenté (en vain, hélas !) pour éviter l'enfer algérien à un jeune militaire qui criait grâce, ce sont les vrais successeurs d'Ajax et d'Achille, d'Hercule et de Télémaque, des Argonautes, des Trois Mousquetaires et même du Capitaine Nemo, de Saint-Exupéry, de Teilhard de Chardin...
Quant aux lecteurs que les vertus de l'épopée laissent insensibles, ils trouveront dans ce petit livre suffisamment de digressions et de parenthèses pour y glaner leur plaisir, et en particulier une recette de riz aux olives qui devrait satisfaire les plus difficiles.
Publié le : mardi 18 août 2015
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EAN13 : 9782072584411
Nombre de pages : 128
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couverture
 

Georges Perec

 

 

Quel

petit vélo

à guidon chromé

au fond

de la cour ?

 

 

Denoël

 

L'œuvre de Georges Perec (1936-1982) connaît un succès croissant. Étonnamment diverse et originale, elle a renouvelé les enjeux de l'écriture narrative et poétique. Ainsi Perec s'est-il fait explorateur de notre environnement, tour à tour narquois (Les choses, prix Renaudot 1965) ou fantaisistement méthodique (Espèces d'espaces), inventeur de nouvelles formes de l'autobiographie (La boutique obscure, W ou le souvenir d'enfance. Je me souviens) ou chroniqueur du renoncement au monde (Un homme qui dort). En jonglant avec les lettres et les mots, il a transformé le langage en un jubilatoire terrain de jeux et d'inventions (Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, La disparition. Les revenentes) ou en un laboratoire qui s'ouvre aussi bien à la poésie (Alphabets, La clôture) qu'à la rêverie philosophique (Penserlclasser). Il a été un des membres importants de l'OULIPO (Ouvroir de Littérature Potentielle). La vie mode d'emploi (prix Médicis 1978), ce « roman » qui contient une centaine de romans et mille bonheurs et perplexités de lecture, offre comme une éblouissante synthèse de toutes ses recherches.

 

Récit

épique en prose

agrémenté

d'ornements versifiés

tirés

des meilleurs

auteurs

par

l'auteur de

comment

rendre

service

a

ses amis

 

(Ouvrage couronné

par diverses Académies

Militaires)

 

Ce récit est dédié à L.G.

en mémoire de son plus beau fait d'armes

(mais si, mais si).

 

C'était un mec, il s'appelait Karamanlis, ou quelque chose comme ça : Karawo ? Karawasch ? Karacouvé ? Enfin bref, Karatruc. En tout cas, un nom peu banal, un nom qui vous disait quelque chose, qu'on n'oubliait pas facilement.

Ç'aurait pu être un abstrait arménien de l'Ecole de Paris, un catcheur bulgare, une grosse légume de Macédoine, enfin un type de ces coins-là, un Balkanique, un Yoghourtophage, un Slavophile, un Turc.

Mais, pour l'heure, c'était bel et bien un militaire, deuxième classe dans un régiment du Train, à Vincennes, depuis quatorze mois.

Et parmi ses copains, y'avait un grand pote à nous, Henri Pollak soi-même, maréchal des logis, exempt d'Algérie et des T.O.M. (une triste histoire : orphelin dès sa plus tendre enfance, victime innocente, pauvre petit être jeté sur le pavé de la grande ville à l'âge de quatorze semaines) et qui menait une double vie : tant que brillait le soleil, il vaquait à ses occupations margistiques, enguirlandait les hommes de corvée, gravait des cœurs transpercés et des slogans détersifs sur les portes des latrines. Mais que sonne la demie de dix-huit heures, il enfourchait un pétaradant petit vélomoteur (à guidon chromé) et regagnait à tire-d'aile son Montparnasse natal (car il était né à Montparnasse), où que c'est qu'il avait sa bien-aimée, sa piaule, nous ses potes et ses chers bouquins, il se métaphormosait en un fringant junomme, sobrement, mais proprement vêtu d'un chandail vert à bandes rouges, d'un pantalon tire-bouchonnant, d'une paire de godasses tout ce qu'il y avait de plus godasses et il venait nous retrouver, nous ses potes, dans des cafés où c'est que nous causions de boustifaille, de cinoche et de philo.

Et le matin, le Pollak Henri, il renfilait la tenue militaire, la chemise kaki, le pantalon kaki, le calot kaki, la cravate kaki, le blouson kaki, l'imperméable beige et les chaussures marronnes, il remontait sur son pétaradant petit vélomoteur (à guidon chromé), il refaisait, le cœur gros, le trajet dans le sens inverse, abandonnant ses chers bouquins, nous ses potes, sa piaule et sa bien-aimée, et même son natal Montparnasse (car c'est là qu'il avait né) et réintégrait le Fort Neuf de Vincennes, où l'attendait une dure journée pareille à toutes celles que le bon Dieu de bon Dieu de Saloperie de Service militaire lui faisait depuis quatre cent soixante et onze jours et lui ferait encore (mais n'anticipons pas) pendant trois cent soixante et dix et neuf.

Il pinçait les lèvres, le Pollak Henri, il rectifiait la position, il passait, menton en avant, devant le grand drapeau aux trois couleurs, devant le poste de garde, devant le capitaine, qu'il saluait, le lieutenant, qu'il saluait, le maréchal-des-logis-chef-ad joint-faisant-fonction-d'adjudant-intérimaire, qu'il ne saluait plus, préférant changer de trottoir, depuis le jour où ils avaient eu des mots, et les hommes de troupe, le brave Karaschoff, le brave Falempain, Van Ostrack (un sale raciste) et le petit Laverrière, chaleureusement surnommé Brise-Glace, qui le saluaient de divers cris d'oiseaux, car il était plutôt populaire, le Pollak Henri.

Alors commençait la dure journée du militaire labeur, avec les rapports, les appels, les rappels, la purée de pois figée, la bière tiède, les quarts de pinard, les corvées, les temps morts, les exercices de style, les boîtes de conserves rouillées que des galoches expertes envoyaient valdinguer sur les pelouses pelées, les cigarettes, les mégots, les clopes.

Et Apollon, majestueux, n'en finissait pas d'arriver au Zénith. Les heures s'écoulaient comme au travers d'un sablier empli de grès (le lecteur déplorera sans doute la platitude de cette image : qu'il en apprécie, pourtant, la pertinence géologique).

Et à la tant attendue demie des dix-huit heures trente, Henri Pollak, notre pote à nous, si toutefois il n'était ni de garde, ni de piquet d'incendie, ni consigné, ni puni, serrait les mains molles de Karabinowicz, de Falempain, de Van Ostrack le sale raciste et du petit Laverrière (chaleureusement surnommé Brise-Glace), fourrait dans la poche gauche de son blouson kaki sa feuille de permission nocturne dûment tamponnée par la Semaine, enfourchait son pétaradant petit vélomoteur (à guidon chromé), saluait réglementairement le lieutenant de service, l'officier de bouche, l'adjudant d'office, le chef de block, le maréchal des logis de semaine, le brigadier de jour et les hommes de garde qui l'ovationnaient de divers cris d'animaux, car il était plutôt bien vu, Henri Pollak (pas fier, de la classe, une grande mansuétude sous des dehors peut-être un peu bourrus) et il prenait son vol tel l'oiseau de Minerve à l'heure où les lions vont boire, regagnait, à la vitesse de l'épervier aux yeux songeurs, son Montparnasse qui lui avait donné le jour et où l'attendaient sa bien-aimée, sa piaule, nous ses potes et ses chers livres, s'extirpait de la tenue tant honnie, se changeait en un tournemain en un flagrant civil, le torse à l'aise dans une camisole de cashmere, la jambe moulée dans une paire de djinns, le pied bien pris dans des mocassins patinés à l'ancienne, et venait nous retrouver, nous ses potes, dans le café d'en face, où l'on parlait Lukasse, Heliphore, Hégueule et autres olibrii de la même farine, car on était tous un peu fêlés à l'époque, jusques à des heures aussi avancées que nos idées.

Ach ! Quand même allez, c'était la belle vie pour les militaires !

 

Mais ne voilà-t-il pas, patatras, qu'un jour, tout s'écroula !

Il devait être deux heures, deux heures et demie, peut-être même trois heures moins le quart.

Et le susnommé Karaphon vint trouver le susnommé Pollak Henri (ai-je dit que c'était l'un de nos grands potes à nous ?) et, comme dit le fameux fabuliste,

 

Il lui tint à peu près ce langage :

 

– Il est venu à mes oreilles étonnées cette nouvelle qui me laissa tout à la fois pantois, perplexe, piteux, podagre et presque putréfié : le Haut, le Très Haut (béni soit-il) Commandement aurait décidé, l'on ne sait avec précision si c'est sur le coup d'une impulsion subite ou après maintes et mûres réflexions, aurait décidé donc, le Haut Commandement, de confier à M. le Capitaine Commandant le Service des Effectifs l'exténuante tâche de préparer la liste de ceux-là d'entre nous qui, à la prochaine occasion, iront nourrir de leur sang ces nobles collines d'Afrique dont notre histoire glorieuse a fait des terres françaises. Il ne serait pas impossible, il serait même probable que le nom que ma famille porte avec honneur et dignité depuis cinq générations, et qu'elle m'a livré sans tache, figurât sur cette liste.

Et l'infortuné Karaplasm se mit à sangloter comme un petit enfant.

 

INDEX

des fleurs et ornements rhétoriques, et, plus précisément, des métaboles et des parataxes que l'auteur croit avoir identifiées dans le texte qu'on vient de lire.

Abrégé, 45.
Abréviation, 26.
Accumulation, 15-16, 19.
Acyrologie, 17.
Adage, 58.
Adjonction,
voir Zeugme.
Adjuration, 20.
Africanisme, 26.
Alexandrin, 91.
Allitération, 17.
Allocution, 19.
Allusion, 82.
Amphibologie, 13.
Anacoluthe, 51, 96.
Anadiplose, 89.
Anaphore, 80.
Anglicisme, 92.
Annomination, 108.
Antanaclase, 56.
Antanagoge, ?
Antapodose, 12 
et 13.
Anthérologie, 69.
Anthorisme, 83.
Antypophore, 83.
Antiphrase, 47.
Antiparastase, ?
Antithèse, par-ci par-là.
Antitrope, 29.
Antonomase, 82.
Antonymie, 93-95.
Aparithmèse, 27.
A parte, 50.
A peu près, 25.
Aphérèse, 92.
Aphorisme, 103.
Apocope, 98.
Apophonie, 95.
Apophtegme, 93.
Aposiopèse, ?
Apostrophe, 69.
Approximation, ?
Arabisme, 48.
Archaïsme, 74.
Argutie, 75.
Association, 75.
Asyndète, peut-être.
Augmentation, ?
 
Barbarolexie, 54.
Berquinade, 16.
Bombastique, 47.
 
Cacemphate, 99.
Cacographie, 35.
Calembour, 30.
Calliépie, 70.
Capucinade, 93.
Catachrèse, bien sûr.
Cataglottisme, 102.
Catalectique, 92.
Charabia, 26.
Chiasme, 99.
Circonlocution, 22.
Citation, 51.
Commutation, ?
Conglobation, 53.
Conspectus, 45.
Contraction, 12.
Crase, 12.
Crébillonnage amarivaudé, ?
 
Datisme, 32, 81.
Déprécation, 27.
Diaphore, 56.
Distinguo, 98.
 
Elégances, 47.
Ellipse, 74.
Enallage, 75.
Enluminure, 27.
Enumération, 33-34.
Epanadiplose, ?
Epanalepse, 34.
Epanaphore, 76-77.
Epanorthose, 99.
Epenthèse, 37, 80.
Epiphanie, 85-86.
Epimérisme, 40.
‘Epiphonème, 111.
Epiphore, 20, 23, 25, 29, 30, 33, 78, 84.
Epiphrase, 76.
Epistrophe, je n'ai rien contre.
Epithète oiseuse, 27.
Epithète contradictoire, 19.
Epithétisme, 60.
Euphémisme, 67.
Euphuisme, 82.
Explétif, 65.
106
 
Féminisation, 91.
 
Glossographisme, 20.
Gradation, 66.
 
Harmonie imitative, 66
Hellénisme, 35.
Helvétisme, y'en a pas.
Hispanisme, y'en a pas non plus.
Homéoptote, aucun intérêt.
Homéotéleute, 26.
Homonyme, sans doute
Hypallage, 61.
Hyperbate, 40.
Hyperbole, 95.
Hypercatalecte, 17.
Hypotypose, 65.
Hypsographie, 28, 29, 32.
Hystérologie,
voir Hystéro-protéron.
Hystéro-protéron,
voir Hystéro-proton.
Hystéro-proton,
voir Hystérologie.
Hypozeugme,
voir Mésozeugme.
 
Image, 36 (très belle image).
Interjection, 83.
Involution, 22.
Iotacisme, 45.
Italianisme, y'en a pas.
 
Japonisme, y'en a pas.
Jeu de mots, 11 (ch ! oui).
Jeannotisme, hélas ! non.
 
Labdacisme, 26.
Leptologie, 35.
Litote, 39.
Logodiarrhée, 49
 
Marotisme, 27.
Matéologie, 55.
Mégalégorie, 107-108
Mésozeugme,
voir Zeugme
Métagramme, il en faut.
Métalepse, 68.
Métaphore, 14.
Métaphore incohérente, 16.
Métaphrase, 50.
Métaplasme, 12.
Métathèse, 12.
Métonymie, 22.
Monostique, 17.
Mytacisme, 26.
 
Nécrologie, ben voyons.
Néographie, 36.
 
Oblique (Harangue), 22 à 24.
Onomatopée, 77.
 
Page (une belle Page), 59-60.
Paragoge, 13.
Paralipse, 12, 13, 15, 21, 46.
Parachème, 39.
Parembole, 66-67.
Parenthèse, beaucoup.
Paronomase, 79.
Périssologie,
voir Pléonasme.
Phraséologie, 69.
Pléonasme,
voir ci-dessus.
Polyptote (sorte de), 79, 81-82.
Polysyndète, 34.
Polysynthète, 34-35.
Précaution, ?
Prosopographie, 14.
Prosopopée, 50.
Prosthèse, 107.
Pseudépigraphe, évidemment.
Psittacisme, certes,
etc., etc., etc.
NRF

GALLIMARD

5, rue Gaston-Gallimard, 75328 Paris cedex 07

www.gallimard.fr
 
 
© Éditions Denoël, 1966. Pour l'édition papier.
© Éditions Gallimard, 2015. Pour l'édition numérique.
 
 
Couverture : Robert Delaunay, Premier disque simultané (détail)

Georges Perec

Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?

De temps à autre, il est bon qu'un poète, que n'effraie pas l'air raréfié des cimes, ose s'élever au-dessus du vulgaire pour, dans un souffle épique, exalter notre aujourd'hui. Car ne nous y trompons pas : ces courageux jeunes gens qui, au plus fort de la guerre, ont tout tenté (en vain, hélas !) pour éviter l'enfer algérien à un jeune militaire qui criait grâce, ce sont les vrais successeurs d'Ajax et d'Achille, d'Hercule et de Télémaque, des Argonautes, des Trois Mousquetaires et même du Capitaine Nemo, de Saint-Exupéry, de Teilhard de Chardin...

Quant aux lecteurs que les vertus de l'épopée laissent insensibles, ils trouveront dans ce petit livre suffisamment de digressions et de parenthèses pour y glaner leur plaisir, et en particulier une recette de riz aux olives qui devrait satisfaire les plus difficiles.

DU MÊME AUTEUR

Les Choses, Julliard, coll. « Les Lettres nouvelles », 1965. Prix Renaudot.

Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, Denoël, coll. « Les Lettres nouvelles », 1966.

Un homme qui dort, Denoël, coll. « Les Lettres nouvelles », 1967, rééd. Gallimard, coll. « Folio » no 2197.

La Disparition, Denoël, coll. « Les Lettres nouvelles », 1969, rééd. Gallimard, coll. « L'Imaginaire » no 215.

Les Revenentes, Julliard, coll. « Idée fixe », 1972.

La Boutique obscure, Denoël-Gonthier, coll. « Cause commune », 1973.

Espèces d'espaces, Galilée, coll. « L'Espace critique », 1974.

Wou le souvenir d'enfance, Denoël, coll. « Les Lettres nouvelles », 1975, rééd. Gallimard, coll. « L'Imaginaire », no 293.

Alphabets, Galilée, coll. « Écritures/Figures », 1976.

Je me souviens (Les Choses communes I), Hachette / P.O.L, 1978.

La Vie mode d'emploi, Hachette/ P.O.L, 1978, prix Médicis.

La Clôture et autres poèmes, Hachette / P.O.L, 1978.

Un cabinet d'amateur, Balland, rééd. Éd. du Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 1994.

Les Mots croisés, Mazarine, 1979.

L'Éternité, Orange Export LTD, 1981.

Théâtre I, Hachette / P.O.L, 1981.

Tentative d'épuisement d'un lieu parisien, Christian Bourgois éditeur, 1983.

Penser/Classer, Hachette, coll. « Textes du XXe siècle », 1985.

Les Mots croisés II, P.O.L/ Mazarine, 1986.

« 53 jours », P.O.L, 1989, rééd. Gallimard, coll. « Folio », no 2547.

L'infra-ordinaire, Éd. du Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 1989.

Vœux, Éd. du Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 1989.

Je suis né, Éd. du Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 1990.

Cantatrix sopranica L. et autres écrits scientifiques, Éd. du Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 1991.

L.G. Une aventure des années soixante, Éd. du Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 1992.

Le Voyage d'hiver, Éd. du Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 1993.

Beaux présents belles absentes, Éd. du Seuil, coll. « La Librairie du XXe siècle », 1994.

Ellis Island, P.O.L, 1995.

Perec/rinations, Éd. Zulma, coll. « Grain d'orage », 1997.

Jeux intéressants, Éd. Zulma, coll. « Grain d'orage », 1997.

 

Manuscrits :

 

Cahiers des charges de La Vie mode d'emploi, présenté par Hans Hartje, Bernard Magné et Jacques Neefs, CNRS Éditions et Zulma, collection « Manuscrits », 1993.

 

Ouvrages en collaboration :

 

Petit traité invitant à l'art subtil du go, Christian Bourgois Éditeur, 1969 (avec Pierre Lusson et Jacques Roubaud).

Oulipo, La Littérature potentielle. Créations, recréations, récréations, Gallimard, coll. « Idées », 1973.

Récits d'Ellis Island Histoires d'errance et d'espoir, Éd. du Sorbier, 1980 (avec Robert Bober), rééd. P.O.L, 1994. Disponible en cassette Vision Seuil (VHS Secam), 1991.

L'Œil ébloui, Chêne/Hachette, 1981 (avec Cuchi White).

Oulipo, Atlas de littérature potentielle, Gallimard, coll. « Idées », 1981.

Métaux, Sept sonnets hétérogrammatiques pour accompagner sept graphisculptures de Paolo Boni, Paris, R.L.D., 1985 (avec Paolo Boni).

Oulipo, La Bibliothèque oulipienne, Ramsay, 1987, 2 vol.

Presbytère et prolétaires. Le dossier PAIF, Cahiers Georges Perec, no 3, 1989, Éd. du Limon (avec Marcel Bénabou).

Un petit peu plus de quatre mille poèmes en prose pour Fabrizio Clerici, Les Impressions Nouvelles, 1996 (avec Fabrizio Clerici).

 

Correspondance :

 

« Cher, très cher, admirable et charmant ami. », Correspondance Georges Perec et Jacques Lederer, Flammarion, 1997.

 

Traductions :

 

Harry Mathews, Les Verts Champs de moutarde de l'Afghanistan, Denoël, coll. « Les Lettres nouvelles », 1974, rééd. P.O.L, 1998.

Harry Mathews, Le Naufrage du Stade Odradek Hachette/P.O.L, 1981, rééd. P.O.L, 1989.

 

Phonographie :

 

Je me souviens, interprété par Samy Frey, éd. des Femmes, coll. « La Bibliothèque des voix », cassette, 1990.

Dialogue avec Bernard Noël, Poésie ininterrompue, Je me souviens (extraits), L'écriture des rêves, Tentative de description de choses vues au carrefour Mabillon le 19 mai 1978, Coffret de 4 CD, Production André Dimanche / INA, 1997.

Cette édition électronique du livre Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ? de Georges Perec a été réalisée le 13 août 2015 par les Éditions Gallimard.

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