Quelques observations sur les accidents chroniques du côté des organes génito-urinaires produits par l'emploi prolongé de la pommade cantharidienne... communication faite à la Société de médecine de Seine-et-Oise dans la séance du 27 mai 1865, par M. Despagne (Maximilien),...

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impr. de Aubert (Versailles). 1869. In-8° , 11 p..
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Publié le : vendredi 1 janvier 1869
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QUELQUES OBSERVATIONS
SUR DES
ACCIDENTS CHRONIQUES
DU COTÉ DES
V$BG3ElïES GÉNITO-URINAIRES
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' ~ '- ^>- ' / PRODUITS PAR
4/EMlkpi-i?ROLONGÉ DE LA POMMADE CANTEARIDIENNE ;
ERREUR DE DIAGNOSTIC PAR IGNORANCE DE L'ÉTIQLOGIE ;
GUÉRISON TRÈS RAPIDE
PAR LA SUPPRESSION DE LA POMMADE
COMMUNICATION
Faite à la Société de Médecine de Seine-et-tHse
Dans la séance du 27 mai 1865,
PAR M. DESPAGNE (MAXIMILIEN)
MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ
MÉDECIN HONORAIRE BU BUREAU DE BIENFAISANCE
ET DE PLUSIEURS SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS
VERSAILLES
IMPRIMERIE DE E. AUDERT
6, avenue de Sceaux.
1869
QUELQUES OBSERVATIONS
SUR DES
ACCIDENTS CHRONIQUES
DU CÔTÉ DES
ORGANES GÉNITO-URINAIRES
MESSIEURS,
En mettant en ordre quelques faits qui résument les
différentes étapes d'une pratique médicale fort longue,
je retrouve des remarques se rattachant à une catégorie
spéciale d'idées, et qui, par l'intérêt véritablement pra-
tique qu'elles comportent, me semblent utiles à présen-
ter à une société de médecine, dont les membres pour-
ront se trouver aux prises, chaque jour, avec des diffi-
cultés inattendues de la profession.
Ces remarques résultent d'observations prises en dif-
férentes circonstances et à divers intervalles ; elles ont
trait à des états pathologiques d'un caractère insolite de
la vessie et des organes qui Favoisinent ; ces états pa-
thologiques, ces affections, dont la vraie cause fut d'a-
bord méconnue, en ont imposé, par cela même, pour
d'autres maladies, et partant ont été traitées infructueux
ment; c'est au hasard, en quelque sorte, que j'ai dû de
connaître cette cause, et, en l'éloignant, de faire cesser
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presque instantanément le mal, quoique celui-ci fût déjà
très ancien et pût presque passer pour invétéré ou incu-
rable.
Je ne saurais attacher à ce faible travail d'autre im-
portance que celle de l'utilité pratique ; toutefois, je se-
rais heureux que des confrères puissent retirer, le cas
échéant, quelque avantage de la connaissance des faits
qui vont être rapportés.
La première observation est celle d'un enfant de six
ans environ; il avait tout à coup, sans causes apprécia-
bles, éprouvé de fréquentes envies d'uriner et des dou-
leurs vives pendant.la miction; quelquefois ces douleurs
cessaient presque entièrement paur reparaître plus in-
tenses ; elles furent traitées avec une certaine persévé
rance par les bains émollients, les boissons adoucissantes
et les émulsions camphrées, mais sans résultat ; soup-
çonnant alors la présence d'un calcul dans la vessie, on
explore avec soin cet organe, le cathétérisme ne fait rien
reconnaître ; il y avait quatre à cinq mois que l'enfant
souffrait, lorsque, par hasard, sa mère me rencontrant,
me demanda un avis relativement à ces souffrances ; le
petit malade était présent, je pus donc l'observer pen-
dant que sa mère me donnait des détails, et je remarquai
qu'il avait l'air fort triste, les yeux rouges et chassieux,
et cet aspect particulier des personnes qui ont été atteintes
pendant longtemps d'ophthalmie avec photophobie ;
alors, je m'informe s'il n'a pas eu et n'a pas encore un
vésicatoire ; sur la réponse affirmative, je recommande
qu'on le supprime sans retard, en ajoutant que, suivant
ma conviction, ce vésicatoire, entretenu avec la pom-
made aux cantharides, était la cause des souffrances de
l'enfant ; mon conseil fut suivi : le mal disparut inconti-
nent et sans retour.

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