Question de droit public, "Doit-on recueillir les voix, dans les états généraux, par ordres, ou par tête de délibérans ?" ([Reprod.]) / par l'auteur des "Considérations sur les intérêts du tiers état" [Rabaut Saint-Etienne]

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[s.n.] (Languedoc). 1789. 2 microfiches ; 105*148 mm.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1789
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i • 'Y- *•- •
QUESTION
DE
DROIT PUBLIC.
vjl:â n g ue &ô ëi
1
<*<*»
Ce AP1TRE PREMIER.
ffo'jo©
lant c-ft de cohnourc ta pltt-,
hommes, on ne peut cfpércr d'avoir i'up^r
^férôil^OM %é On Vàt^
une
<in
A"*
deux inférer
J'on propofeune çjtoie qui
£ 4è ipus^ il
y a rencmtey 6c a
dé tpi^
,j£ plus
pqa tous les:
force
OfciferYôns cependant que c4toit déjà^
• font dirigées par el|es>; donc quand le$v
volontés ne (ont pas
<«)
fbienîtiily a toujours ou
chement dans quelques-unes. Ceft âinfi^
qui rendent leurs volontés, &par con-
iéquént leurs forces la force générale en
eftaffoibîie d'autant.
Ceci prouve que TEtat le plus foibl^
y aie plus de forces iufoen-
dues ou «Jiffipées & que- le plus fort feroit
celui ou il y aurott unanimité.
Mais c'efi ce qu'on ne peut demander
Empire, & lorsque tetEm-
pire en que la plupart
des forces étoient diftpées, & que d'au-
tres n'étoient employées qu'à mouvoir, fi
on £e\|t le dire ainfi, des machines autres
que belles de l'Etat, on. eft trop heureux
de voir, renaître ridée d'appliquer au grand
grand nombre de forces*
pofïlble, •'̃ ̃'
Il fiit de cevque nous venons de dire,
qu'en Ratière de Gouvernement, là plus
;̃ grande. force poflible eft l'effet de la plus
générale
Quand on ne peut avoir un coftfente-
'̃<*}
doit-On yfùp-*
à perdu quelque
ch|fe de fes volontés, comment doit-
de l'effet de Jui
La volonté uhanime étoit l'effet du fën-
Intérêt générai étoit
fmû n*étô1t j^6întcontrarié par dès intérêts
mrticuliefs qui, de leur nature k reru-^
ient à
toujours! car il rëfide dans te droit de
chacun à là chofé 'commune. Cela' eA: fi,
yrai exemple, la Providence
Divine ^aignôit £tre Roi, ou qu'un Roi
eût chacun recevant de
lui fon général ferôif par.
.faitement confervé.
L'exercice des intérêts particuliers^eft
donc rexécùtiOn du défir fecret de chacun
l'exercice
de Hntérét le foin de aire
que chacun ajk l'entier droit qui lui ap-
̃partienn l ̃ ̃̃ ;̃ M
L'intérêt général eft donc une choie
̃•<(*jH]
yintérit général
volonté dit^la choie que
Maïs où ne peut recueillir àinii
de*
faut
la volonté prépondérante, qu'en
Mais, comme on ne
un lieu tant de millions d'hommes, le
des intérêts exprimés par les volontés dans
pouvoir <jpi voulût le leur rerufer, ils au-
roient droit de venir tous, & le nombre
monde fentira la
force
tes n'ayant pas été
( il'
prépondérante du Royaume mais celle
de]tt\flemblée. ;•:
Cfe.ft beaucoup néanmoins, que d'avoir
èen Etats-Généraux dans une proportion
moins inégale que celle qui fut établie au
fortir d\in (îèclë barbare} mais je veux^
iaifôii du nornbre des intéréfliés & que li
lé moindre intérêt a le plus grand'nombre
le plus grand intérêt
le moindre nombre, Tintérêt majeur eft
iac!rifié au phis petit.
'r '̃̃̃" ̃< V..
• On Ce borne donc à connoîtré l'intérêt
prépondérant quand on ne peut pas par*
venir connoîtte l'intérêt général, & ion
expreffion 5 dans une Affembïée générale,
eft défîgnéé par la pluralité des fufïrages.
Alors, l'intérêt prépondérant peut être
défini l'intérêt général, moins les intérêts
particuliers 8t la volonté prépondérante
peut être définie la volonté générale, moins
les volontés particulières.
Nous avons vu dès le commencement ̃
ru)
ht j^ ?
balancer lésons par les autres ou les-
têurtir infenrèlementà
Cet examen
D^ord il parôîiqu'on a inal raifbn»^ f"
toutes lès (bis qu'en fuppofant, ou en voyant
tîe le* cohtrebalanèer les uns par les au*;
tres; fa(ns examiner auparavant fi cet
envers
fun En eflfet ;U eft évident que^
fi l'un ^e ces intérêts éa un droit & les
autres faire tort au
@n p avec les autres^ Ceft
ment riire paner les abus et)
le mal pour le guérir;
t*D
cer avec faudroit lui donner
la prépondérance»
dans une Nation^ nous convehuà
Wil y en a Urt que la plur-ahtédes
conime intérêt
prépondérante fuit
mais,
il moins eft celui du
plus grand nombre ee qui déjà nous a
Fait conclure qu'il devoir être le plus torii
auffr le plus s'il
a
pour c*eft d'exarniner 's'il ïe
confond car
Un écart hors! du 'droit. • •
dont la -f aceroiflerâehi
<i£)
yw.
tournent à de touf & paf
d'un certain nombre.
On appelle celui-ci*
^jîpôfé à
G<ès doivent fervir à
le
une fëul
eèr
hors de L*in-
térêt commun à tous i 6c9 au .contraire,
l'intérêt commun (e trouve dans la grande
choie, dont le ïViviiege a été réparé!
Mâfe :9 fi ^intérêt prépondérant dont nou>
avons parlé efï celui où les Privilèges
ne. fe trouvent point & s'il eft renfermé
dans là ciafle d'hommes qui travaillent à
la commune fans
ians exemption, l'intérêt prépondérant &
il eft le plus il a le droit pouf
•lui,
on ne doit pas le mettre en
équilibre avecjes autres car ce perdit
poîer ipe les airaes (ont
droits & aùffi importans que lui
nous avons vu n'être pas»
(i7 y
B
V ̃yiit::r •̃̃̃̃̃"̃̃;
̃•̃: •̃̃*> ..̃̃•̃ .:v/ :̃ ••; ̃.
faute devoir fait cette'
que divers Légillateurs ont adopte la
thode expéditive de l'équilibre entre lés
établis. Ne
pouvant les rompre, ils les ontôpbofeslés
Ms aux autres) ne^ouxantieûr Aire pofer
garnies ils Ô^tâché de leur en donner
d'eux
m- ks leur ont donne à tous
la reflburce d ufurpëf j &
^iand ils ^tvu tous les efforts des in-
ils ont
ou ils ont efpéré que
ce
L'équilibre ou le contrepoids Ses inté-
rêts divers eA une belle chofc en ipé-
culation finftant où le Lé.
il annonce ou beau-
çtfttp. d'ascendant dans le Lé.
giflateur de docilité dans
Mais il a l'in-
convéniMt, ne pas ^trtiire
ks /puisqu'il les conferveV
de les fortifier en les invitant chacua
<>*̃)
franchir fes barrières; 3 °.
payons humaines un but autre que celui
de l'intérêt public J4dk de fubAvifer TEtat,
^n autant de parties qu'il y a d'intérêts di-
vers yèc par conséquent, d'empêcher
jamais limité qui fait la force & la durée;
Voir l'équilibre fe détruire bientôt
par la fortune ou l'aétivité d'un de ces in-
térêts & la disgrâce ou te relâchement
desputrès.
Ce :n'efc donc qu'un arrangement,
non une çonditution c'eA un accommo-
dement paffager entre des Plaideurs aux-
ôté ni leurs prétendons, ni
leurs droits, ni fur-tôut y
croître. •' ̃/ i
lecteurs/;
̃ ̃
J*aî encore un mot à dire fur i'équi-
libre propose entre les intérêts divers,
« Si
mer èn^rhÉle une feulé Nation, >;ïip^ w
chacune intérêts o|i
comprend qu'il faudroit
te uni |i# les autres, & Téquilibre' M$k
B.a
alors une chofe raisonnable & cWititution*
nelle. ChaGttneH*elies veilléroit fatns <teiïe9.
avec uhef iiïquiette jalou6e à la confer..
vatioad^ies (droits..
lifte aflfociation de trois
intérêts auroit (on
&/ce trois touts qui
fiefe ferôient" ïéunis, que fous la condition
/de refter trofe touts à janjàis.
• Il pas ainfidans
une feule Nation, qui eftune fk à la-
cjuelle on ne iâuroit faire de plus grand
mal que de la fubdivifer k
jamais trois touts auxquels hon-feulement il
Ce iémir. L'équilibre fe-
tbit ûctis la fan&ton du (chi(me la Loi
confacref oit le trouble, & tous les Citoyens
de n'être
jamais d'abord»
Il réfulfe dé-là une conféquence que je
renvoyer ailleurs c'en que
4a propofition qui a. été faite en France^
de parle nombre
ne Sau"
to\% être proppntion
& propre à finir
tous les intérêts à4a-fois
(*<>>
ont été fai(îs.'Maii nous, deviendrions uft
Peuple très-maÛieureux & nous ferions
déformais le ^ôuet d'une turbulence per-t
notre conftitution étoit établie.
fur Un équilibre pareil; car ici, équilibre
feroit conflit. Je développerai plus bas
cette conséquence.
• X*
',si pour remédier au dangereux incon..
dénient des intérêts divers réquilibre eft
un moyen de l'intérêt commun,
il n'en refte d'autre que de les réunir àl'inté?
têt prépondérant que nous avons vu être
ieroit abrs que les
intérêts particuliers, dans quelque nombre
qu'ils puiflent être
un fenlbut, & fe détachant infénfibler
chofe particulière, concoure
roient tous4, enfemble à la chofe commune,
Accord- iliblime où la réunion de toutes
Jes volontés & de toutes les forces vers
pourroit être com*
parée aujc efforts fimukanés d'une âtmêp
îmmenfe^ où deux cens mille volontés n'éj^
forment ^u'un^. v
J'avoue que ce moyen eft impraticable
entre les mains d'un feul homme fût**
V» )

ce moyen.
de voir aller la machine
Après cela, peu d'hommes font doués
de cette perspicacité qui pénètre dans la
dans les volontés
même des Souverains,
dans
fu^
que pour-
elle
enfantin de contre-
balancer les Corps,
Mais ce qu'un Roi ne peut pas
il le peut avec la Nation parce que la
qu'une Nation qui ne meurt
<k aux brufques changemens des fuccef^-
toujours
la prévoyance
pas
encore dans l'avenir 5 parce qu'enfin une
fes intérêts ;&
<*})
B 4
personne détermine mieux,
qu'elle-même en tout temps quelle e# la
chofef qui ylur convient
La réunion des .intérêts particuliers i
.-l'intérêt prépondérant, ou commun eft
donc une cnofe pqfïïble à la Nation qui
s'en occupe d'une manière continue &,
ferme. Ç'eft-là que vient (léger avec toute
public l'idole des
va toujours en; augmentant. Au fortir de
l'Aflemblée Nationale, les intérêts particu-
leurs incli-
nations., leurs intrigues & leur petit 4ef-
potifmè mais que la Nation s'aflemble
de nouveau ils reviennent j s'incorporerV
avec e,lle, toujours plus honteux & plus,
aftoibUs juf^u'àxe ^'abandonnés chaque,
jour par quelques-uns de leurs défenfeurs
rintérèt pré^ondératit devient enfin
térêt général,
^Teleft dottç l'effet de cette fublime po-
& qu'elle rie fàuroit errer que pour far
voir conftamment ce qui convient à tous
les intérêts partiel
'à nV a autre chofe à faire qu'à rendre à
̃tf'M ï
fa prépondérance naturelle.
¡'Il fuit de tout ce que nous venons de
dire, que deux grands moyens cohcour-
totii à régénérer un Etat où le defpotifme
& Tariftocratie despotique des
Corps auroient effacé toutes les traces de j
intérêt public } -.v-
ip. La pluralité des
l'intérêt prépondérant que nous avons
vu êtrç l'intérêt de tous (i). •
îp* Une fuite continued'Etats-GéhérauX
où l'intérêt- public parlant agitant &
commandant toujours les intérêts parti*
éuliers, d'abord réduits au iilence, firtiroi\t
par fe réunir & fe confondre avec lui;
Alors. naîtra cette paillon dont le! carac-
tere eft d'ètre pure vertueufe & brûlante,
*non de c^ feu qui dévore mais de, ce
feu de cette paillon dont
les François étonnés viennent réprouver
(s) Je n'earertds point blâmer l'égalité dés Aiffrages
donnée en France au Tiers-Etstt 'le- pas <je \à:-
t «̃ y
la paflîôn cfu]
commune, l'Etat ne fera plus pour nous
chacun qu'à ton af-
l'intérêt par-'
ticulîer n'ofe ie produirey& qu'une honte
il âuroit là rougir le zèle pouf le biëtï
avec l'éloquente
Jefniëté qui lui eft propre cette vaile
fices de tousses
rateur de l'Etat ,1e Monarque fortuné <raï
^ùrarécompofé cette immehfe
& l'aura mifë en
,tien faire désyeux&
rir qu'il y aurï
rallumé, ̃
̃"̃•
:̃ ̃̃̃̃ • .> '̃'
Je vais maintenant récapituler mes
J'ai qjdù des fuffrages
/tàftt tenir àlâ
pluralité: que cette pluralité doit
commun mais que
(,le )
pour cela l'intérêt
le plus grand nombre de Députés.
fe prouve ensuite que l'équilibre pro-
pore, entre les intérêts
truéif, parce qu'on ne doit pas mettre en
équilibre le droit & l'abus la loi & l'exemp.
tion, l'intérêt générai & l'intérêt particu-,
Uçr ,4e grand Corps de l'Etat4 & les
le remède à un mal n'eft pas d'en garder
J'ai conclu, enfin, qu'il n'y avoit d'autre
^nioyen pour détruire influence des inté-
rêts particuliers que de les porter à fe;
réunir à rintérêt général' quun Roi, un
Miniftré, uiï homme quelcon(jue ne pou-
.voient opérer ce prodige jmais qu'il de-
venoit facile, à la Nation continuemônt
aflemblée & fon Roi.
Maintenant, la question que je me fuis
propose résolue pour tous mes lecteurs
car de recueillir les enrages par Ordres
à jamais les intérêts divers ,éc
garderjnos maux, en en gardant le prin-
C'eit vouloir établir cet équilibre, dont
j'ai preuve que le jour
on pour toujours
in)
autels de la Loi, de ne
s'accorder jamais;
.jC'eft tendre impofllble
quelles payons d'in-
ccéur. humain dé-
intérêts Peuple les
que trois mois 'efforts pour fou-
'leyer iès fers ont yendu digne de Ta<^
mirâtion de l'Europe feroit déçu dans Ces.
malheureux mille fols que
s'tl ne les avoit jamais conçues $ fernblable
à ce kégiilateur des Hébreux, qui vit de
loin la Terre promise, & qui mourut fans
avoir pu y entrer.
On proposa cependant que deux Ordres
trois Ordres j pour conlèntir une Loijc'eft-
à-dire que, noiant encore s'élever juiqu'à^
l'idée ntiïpte & naturelle d'une Afl|emblée j
il ne^eut
cher 04 il feroit. On reconnoît enfin que
l'égalée des importions étant établie, il
ne nous rçfte plus à tous qu'un, intérêt
cette
< ;«••̃)
Ce qu'il éft douloureux dùbfçfvé fk dé
dire que les intérêts particuliers fe réparent
encore *3e i*irttérêr public qu'ils ont
d'aurres affaires à traiter que l'affairé com-
inoiM à être re iers qu à être ieujs
d'une préroigative
de vairk gloire quand ils
de la prérogative d*exèmptidn ils veulent
mettre en équilibre les pouvoirs ne pou-
vant plus y mettre les fortunes.
ils perdent eux-mêmes à cet arragementy
puifquéyil l'on établit tro.is Chambres $t
les trois Ordres délibèrent à pari,' la
Chambre du Tiers-Etat fera vraiment la
^Chambre Nationale. Elle feule s'occupera
véritablement de la chofe publique avec
auduri
mélange d'intérêts particuliers. Dans les
deux autres Chambrés ou féparées ou
téumes on entendra toujours réclamer les
prérogatives ? ik. le fignal de ralliement y
fera cànfetvons nos privilèges. Dans fa
Chambre du Tiers, on ne traitera que
du bien des Peuples & dé la gloire..du
Roi & lé voeu
cuper du bien public. On verra donc dans v
fépàrées ks intérêts pât-
ticuliers, & dans la Chambre du Tiers
l'intérêt' générai 5 diitinc"tioh qui prouvera
1 ue celle-ci eft feule Nationale, comme
les -Membres qui la compost ne (ont
autre. chofe que la Nation. »
De cette Chambre fortiront les vues
utiles les projets de réforme & ces
es esprits libres de «préjugés & dénués
^e vils intérêt. Elles au-de-*
hors¥poUr attirer ^admiration & former
cette opinion publique qui entraîné les
i ùffrages qui couvre de honte les intérêts
même aux Sou-
crains. -i.» ̃ '̃• • ̃ ̃•̃-»
Et qu'on ne s'y trompe pas l'opinio!i
publique remportera encore la victoire $
<x>mmé elle vient de le faire dans ce débat/
humiliant, où les particuliers dif*
putoient au Tiers-Etat qui eil la Nation >
des fuffragè>.
Quefera-ce, quand les oracles de ^équité,
quand les principes d'une
raifonnable égalité quand les plus faines
maximes du droit public proposes par
cinq cens ho nmes remplis de lumières,
iront retentir aux oreilles de'tous les Fran*
cois, Ôc répandre de toutes parts L'efooic
'de la la haine pour les abus.
là généreùfè pàflîon du bien public ?
Françoife èft aflefc
peu éclairée pour fe méprendre à çe qui
doit faire ion bonheur,
renoncer, aflfez lâche pour ne pas le ré-i
clamer auprès de ion Roi? Et je le de-
mandé quel rôle honteux ne JoUeroient
pas réparés, enchaînés par
leur audace
dani
dieufe lutte qu^ls n'auroient pas craint de
Ihâlardér.. v -t\y ̃ ̃'̃'̃
Qu'ils Viennent: donc s'incorporer avec
qu'ils occupent dans
les places distinguées que
peribnji^; ne leur contefte quils. 1 parle fit
que ces hommes dont
(e faire craindre aspirent à fe
pécher & admirer, plus grands véritable-
confeils j plus puifT^ris
facrjfices que lorf*
qu'ils ^tabliiToiént" leur pouvoir fur l'ef-
clavage du peuple Ôt leur lignite fur fa
( 3' )
1.
Application de
tances.
que dans la
décident la
mon fein & la douleur,
des intérêt patticu-
mil Ecii-
vain n'éft
dans Tarèrie pour défendre des principes
oppofés au bien public & pour attaquer
clamations du Tiers-Etat, De viles intrigues
ofé oppo-
fer à caute. Elle triomphera,
fans doute ;car la divifion des Chambres,
f portera avec elle de
in co^véniëns que la voix pu-
blique demandera leur réunion pour ac-
corder' & pour opérer la ref-
(ÎA)
fcïflîon artihcieufe f en-
.«•̃ .& .̃«* <
Mais devons-nous lainer la Nation
de n'avoir pas devancé
cette bien,
qui.fe paflionnent pour l'intérêt pubuc,
la douleur de le voir fi
Ne faut-il les intérêts
particuliers, qui, ,d'une. voix 'expirai,
bégayent encore n'o-
Tiédies barbais -qu'ils gardent encoïe au
& il faut Ie.dirè fôns détour,
des, Chambrés n'eÛ imaginée
3ers un un feu; ftcret •
des çirconftanc|S
nlu^^fayorablesV Elle n'eu proi^e qu*à
mettre des obftacjes au bien public M-
lote, fi je d'une Chambre
avec lui cette. absurdité* que Ja, minorité
Coffrages aura là
que le
i M >
nm,
ne^font pm^
feâ mimés & la
iveûg% $c pouvant cont
^ridrefe intérêts» nous nôus contenons
nous adopdorts
pôurant celui de la
équilibre les ppyiv#r$. Or les
né font pas trois mais à
4onc \,} ils
le? uns contreYles
jÇârdéz^oU>
créeroit d#
pas
porte^youi; toé- ïû^i
c h y
que, remplira votre poftérité mais dans
celui que vous verrez vous-mêmes. Con--
sidérez ce que feroit une Nation où trois
voix oppofées c'eft-à-dire, trois intérêts,
ne montreroient qu'une lutte continuelle
des uns contre les autres, & l'odieuse im-
poflifylité de faire le bien où les prit i-
lèges, fe débattant contre le droit, fini-
roient par être les plus forts où les Peuples
indignés feroient peut-être forcés de porter
eux pieds de leur Roi des réclamations plus
vigcureufes que les vôtres, & où l'on mau-
diroit notre f ôibîeffe ou plutôt notre im-
péritie.
Sans'doute fi nous étions dans des cir-
constances douloureufes, où l'Etat ne pour-
toit être fauvé que par le facrifice d'une
portion de l'équité puDlique, il feroit prudent
de s'y foumettre ce nous nous donnerions
comme ces Grecs non les meilleures Loix
potlibles mais les meilleures que nous
pourrions porter. Mais tout fe prête à nos
defirs j tout prépare une. reftauration. Un
f Prince, le plus grand qui fut jamais le
plus grand, ^puifqu'il éft le meilleur,-vous
invite vous-mêmes à vous affembler pour
étudier ce qui convient à votre bonheur.
Un ÎMiniftre adoré des Peuples, feconde
feï vues généreufes. La plus grande partie
(Ml
C"
Apporter,
les charges publiques .y en proçottipo d#
leur? fortune. Le
rang que véritablement il a honoré pfî
ippartiennent aux detf^ greiniers Ordres
en ont pu-
des plus
[ Qui vous f ëfte-t-il donc à combattre ?
D'où viennent vos
:de
ttop -longue Servitude.
r:tiS> pou-
voir des intérêts (a*
neû® retour,, rendez,
Parme des lâches ?$ qui n'ear ont mim
d*awtré dont
couvre eft l*aveii de fa turpitude ,j&; fut-
inMgues ép ioife?f leur cette per-
févérancê qui les déconcerte:;
<3«>
Hutotif de votre Roi i qui vous connue
connus le dé-^
dommage de
un' Peuple
éclairé ^délibération par Ordres. il eft donc v
proposition réufliffei
toutes les Communes ont
contre foutes les r4les du bon (èns, quun
arrêter le. bien
de toute une
de prétendre que la minorité des iulrajges
la majorité & remporter fou-
lui qui dit non affirme tout autant que celui
quiltoui.
nions ^uifôit affirmée par !a minonté, il
cette minorité ne doM rem-
pôrtir%ns aucun cas.
M deux cens cinquante
perfontiës ont1 droit de tout arrêter centre
eUes 1 em-
puifque c'eil
ce q ui n^ft pas ^ufte 6c^qui>
e1l41 probable (jue^le
eft du
Ordre
(h)
c>
il fuivroit que très-fouvent la minorité au-
xoitledi'oitdecbntfarier le
«njoit dans cft écuéil dangereux Une foulp
difcofde ne fubfiftecplus j & aprl^les dé-
aeGuyerine,
^e Languedoc de ^ouflillon, ce fèroh en
.vain que du trouble vou-
Croient itous que nous hommes
^nneniis.^ ̃ ̃ ? 1 1 ̃ • ̃ .̃•' ̃ ̃ ̃
s'eft élevée au milieu
des raifpns quir ont été débattues fur les
proportions à établir entre les fuifraeesy
jc'etf que, dansées occaiions où les intérêts
Croient comittuns £ les ^trois Ordres peu-
vent vouloir délibérer de concert. Us le-
les États ne il fuit chacun
«lait lâïis fouineit'n^s iïûTmlùeï de n'pt cresd/e
CrtT
que
,turne
notre fur
.occupons de
réparer
in)
pas que
vonsi
jjoincidé dégradation^
qu'il,
capitales
̃*
la-: rjéunion ycpnftahte des i trois;
ides hommes panent
ûMi
l?t Nb>
bieb
( 4P )
lesÆ'
commun? Il
point idé
décider
homme
fubtil vînt leur propofer de fe divifer en
(e mieux entendre.,
voix de
fouvent par 1 la miiio^
étonnés
te cjuf ceft rtrèsrdô"uteuxy- je le demande
reçu? w.r\
eft peiiiadév Se dé Vofër fe flatte^
vdncriî par trop de motits
dé prétentions qui ne tendent à Ce leparer ̃
<m)
puf>U^c.; parivipr
pofition la réunion
̃tclijjioiv, ]a
lç travail yi^îinentfè réunir, pw
aueinent poupes du bien
lui ̃ i i '̃ ̃
fes
public coin*
i^îtrte & \ifie]côniMéTa-
au
Mf'lè; 6ht
la Divini^ qui les remplit.
^Kâ« jîur
Us)
temps, que nos neveux, que nous-mêmes
appellerons barbares, où les privilèges
étotent tout, & où la Nation n'etoit rien;
où l'oppreuion miniftérielle fe retournoit
Couvent contre les pouvoirs .dont elle avoit
fait fon appui; -on les intérêts particuliers,
toujours en guerre les uns contre les autres,
vengeoient ainn, par leurs querelles les
opprimés qui les maudiiToient également;
où les loix dictées par les foits, devenoietir
ainli les tyrans des foible's où la vie des
Riches & des Grands étoit feule de quel-»
que prix l'ou la fortune des Citoyens fé
perdoit dans rie dédale .du fife dans le
labyrinthe de la chicane :ou s'embanafi
foit dans Ie^; entraves. multipliées fur les
routés de l'induflrie; où le« mœurs enfin,
les mçeurs, filles de la légiflation fe mon-
troient dignes de leur mère!
Tels feroient donc :trèsV certainement-
les fruits d'une' fuite d'Etats-Généraux-Ç quô
les abus étant corrigés les uns après les.
autres & les téformes établies, les intérêt
particuliers viendroient fe combiner, avec
l'intérêt commun, comme des eaux çjui^
dérivées d'un grand fleuve pour fertilifér
des prairies, vont fe réunir -enfuite à fon
canal. Mais il faut pour cela que l'Affèm-
blée Nationale foit une 'comme l'Empire

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