[Quibus modis testamenta infirmantur, jus romanum ; Des enquêtes, procédure ; Epreuves de la paternité et de la filiation légitimes, code civil ; De la prescription extinctive de l'action publique et de l'action civile, code pénal] : thèse pour la licence... / par M. Frédéric Cargue,... ; Faculté de droit de Toulouse...

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impr. de Lagarrigue (Toulouse). 1851. 30 p. ; in-4.
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Publié le : mercredi 1 janvier 1851
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Quibus modis fit ruplum.
Ruplum dicitur testamentum, quod, in eodem statu rémanente les-
tatore, per agnationem soi hseredis aut per testamentum rilè post fac-
tum infirmatur.
Agnatio producitur naturaliler per procreationem posthumi, civiiiler
per adoptionem et adrogalionem; adopiio enim naturam imilalur. Ma-
numissio etiam rumpil testamentum, si filius post primam vel secun-
dam eraancipationeni m.Hiuroisssus in palris poleslatern reversus sit.
(Ulp. tu. XXIII.)
Nerao decedere potesl cum duobus lestamentis. Teslamentum olim
erat lex ; et quemadmodum !ex posterior tollit anteriorem, consequens
videbalur, ut posteriori,sine quidena defuncli expresse voluntate, prius
testamentum rumperetur.
Non necesse est ad ruptionem prions testa menti ut hoeres scriptus
in secundo lestamento ex eo haeres existât, sed tantum ut ex eo
possit existera; et intestatus defunctus dicitur, quando haeres iustitulus
vivo teslalore decesserit, aut haereditalem quàdam causa repudiave-
rit ; aut conditione sub quâ inslilutus est, defeclus sit.
Fideicommissi tamen auctoritatem prinaum testamentum rite perfec-
lum habebit, quando lestator ex cerlis rébus in posteriori hseredem
instituent et adjecerit veliese ut prius valeret. Aliquando illa pars'non
quartam Falcidiarn altingit; tune, supplelâ Falcidiâ, restiluet hoeres'his
qui in primo testamento instiluantur. Scimus enim legem Falcidiam
factam fuisse, ne propter onera successionis heeres institutus illam repu-
diarel et efficeret defunctum intestatum esse.
Quibus modis fit irrilum.
Irritum testamentum dicitur, quùm defunctus sit testalor capile mi-
nutus. Capilis diminutio est status mutatio quâ quis libertatis, civitalis,
aut famiiiae jure destituitur : indè capitis diminutio maxima, média,
minicna.
Justinianus nos docet cur dicaniur irrila testamenta : irrita videntur
testaraenla hoc casu cum alioquin et quae rumpuatar, irrita fiant; et
quse statim ab inilio non jure Giint, irrita siat; et ea quee jure facta
sunt, et postea propter capitis diminutionein irrila fiunt, possumus
nihilominus rupta dicere. Sed quia saûè commodius erat singulas cau-
sas singulis appellalionibus distingui : ideo qusedarn non jure facta
dicuntur, quasdam jure facta rumpi, ver irrita fieri. Certam definitio-
nem quibuscumque vitiis lestamenti dari opportet.
Jure civili, testamenta irrita capitis diminutioue, inutilia sunt.
Attamen vim per praatoris auctoritatem habere possunt testamenta
capitis diminutione irrita. Si lestamentum jure proetorio perfectum sit,
id est, si septem teslium signis siguatum sit, secundum tabulas prastor
scripto haeredi possessionem attribuit. Ut sic valeat illud lestamentum,
testator defungi débet, ci vis romanus et patria potestate expeditus.
Duobus extremis momentisjus praelorium factionem testamenti exigit;
ex confectione usque ad mortem , nihil est lempus intermedium. ïtaque
quandô in adoptionem testator se dederit, infirmatio ut tacita valet. At
si cessât adoptio , jus pi'cetorium secundum tabulas attribuit possessio-
nem instituto.
De nudà voluntate.
Non testameutum nudaà testatoris volontate infirmatur. Nonne enim
tabulas ordinatas licet incidere, delere, aut posterius jure factura tes-
tamentum ordinare? Inceptum igitur non prius ruptum facit, solem-
nitalibus legis revocatio ordinanda est; etenim , quae jure confecta
sunt jure, etiam toili et subverti debent.
Attamen, quodam modo , ruptum fit testarocntuni quia ità velit
testator, id apud acla professus aut tribus convocatis testibus et post
illam revocalionem decennio elapso, vivo tamen testatore ; tune
irritum est testamentum tam ex contraria voluntate quam ex cursu
temporali. (L. 27 cod. de test.)
4 —
Régula prima quae nudae volunlatis auctoritatem abripit, in oratione
divi Pertinacis exstat. Eadem oratio imperatoris denunciat se non ad-
missurum haereditatem ejus qui litis causa principem inslituerit hsere-
dem : institutio ista eo animo facta esl, ut testatoris adyersarius ab
adversario polentiori subjiciatur.
Denunciat etiam, se non probaturum testamenlum irrilum, pula de-
ficiens quibusdam juris comrnunis solemnitatibus, in quo ne testator
inteslatus decedal, principem scripsit ad vitium lollendum.
Expressit denique oratio Pertinacis, se ex nuda voce aut ex pollici-
tatione verborum non haereditatem adepturum. Institutio principis, ut
institutio alia , legibus subjecta est ut exemplo suo populum ad rectè
agendum abripiat : «. Licet eDim, inqniunt Severus et Antoninus, legi-
» bus soluti simus, altamen legibus vivimus.»
PROCÉDURE.
DES ENQUÊTES.
LIVRE II , TITBE XII.
L'enquête est la procédure suivie pour l'audition des témoins en jus-
lice. (Inquisitio veritatis per testes.)—Elle porte aussi le nom de preuve
orale.
Avant d'entrer en matière , il n'est pas sans intérêt de jeter un coup
d'oeil sur l'historique de l'enquête.
En Grèce, la déposition des témoins fui longtemps respectée, mais
lorsque l'écriture eut fait des progrès, les écrits, moins sujets à la cor-
ruption que les paroles, furent regardés comme des moyens plus cer-
tains pour éclairer la justice.
A Rome , cette preuve orale eut toujours une grande valeur pour
tout ce qui touchait les conventions et les obligations. Elle était cepen-
dant moins considérée en matière criminelle.
Dans les premiers temps de la monarchie, la preuve orale était aussi
la seule admise. Elle fut remplacée par le serment, puis parle com-
bat judiciaire. Cette manière de prouver la vérité, qui ne donnait en
définitive gain de cause qu'à la force et à l'adresse du corps fut abolie
par Saint Louis.
Sous ce pieux roi, la preuve orale reprit faveur : Témoins passent let-
tres, disait-on alors , maxime qui, au 16e siècle, devait faire place à
cette autre : lettres passent témoins. (Article 16, ordonnance de Mou-
lins. )
De nos jours le Code civil a réglé les cas où cetle preuve orale n'est
point admissible. Nous n'avons point à nous occuper des principes de
la preuve testimoniale qui font l'objet de la section II, titre 1ÏI , il-
vre III, Code C. 1341 et suivants; nous ne devons parler que de la
procédure de cette preuve.
Le Code de procédure civile divise l'enquête en enquête ordinaire et
en enquête sommaire.
Nous n'examinerons ici que l'enquête ordinaire dont les règles sont
fixées clans le titre XII du livre II du Code de procédure.
Comment doit être proposée l'enquête. — Dispositions d'office. — Juge-
ment qui ordonne l'enqiiêie.
La preuve peut être proposée par l'une des parties ou ordonnée d'of-
fice par le tribunal.
Les faitsà prouver doivent être articulés clairement et succinctement
par un simple acte de conclusions sans écritures nyequête. Un délai de
trois jours est accordé à la partie adverse pour dénier ces faits. Ils le
seront par un simple acte; et faute de dénégation, ils pourront être te-
nus pour confessés ou avérés. [252)11 n'y aurait pas cependant nul-
lité dans la proposition des faits et dans leur dénégation, si elles étaient
faites par exploits ou requêtes. La loi a voulu autant que possible sim-
plifier les frais.
Pourqnele tribunal puisse ordonner la preuve des faits proposés, il
faut qu'ils soient pertinents et admissibles de nature à ce qu'une fois
prouvés les juges soient mieux éclairés. Ils ont à ce sujet un pouvoir
discrétionnaire.
Ces faits doivent être déniés; s'ils sont avoués, l'enquête devient inu-
tile. Mais souvent le silence, l'aveu même de la partie adverse seraient
dangereux. En matière de séparation de corps, par exemple, ne serait-
'•1 pas à craindre de la part des deux époux un accord coupable ?
11 faut aussi que la loi n'en défende pas la preuve, cette disposition
de l'art. 253 a trait aux prohibitions des art. 340, 1341 et suivants du
Code civil. La défense de l'art. 340 est d'ordre public; quant à celle
des art. 4341 et suivants du Gode civil, l'opinion la plus générale des
auteurs est telle que cette prohibition est d'ordre privé; en sorte que la
preuve d'une dette de plus de 150 fr. pourrait être valablement or-
donnée si le défendeur n'opposait l'exception tirée des art. 1341 et
suivants.
Le tribunal pourra aussi ordonner d'office la preuve des faits qui lui
paraîtront concluants, si la loi ne le défend pas (254).
Une fois les faits déniés, un jugement doit en ordonner la preuve.
Bans ce jugement, le tribunal énumèrefa les faits à prouver, nommera
le juge-commissaire pour recevoir les dépositions. L'absence de cette
énumération de faits serait un vice radica!; l'omission de certains d'en-
tre eux pourrait cependant être facilement réparée par ua jugement
postérieur, il en serait de même de la nomination du juge, involontai-
rement passée sous silence par le tribunal.
Si les témoins sont trop éloignés, le jugement désignera un tribunal
qui devra commettre un juge pour procéder à l'enquête.
Contraire enquête.
Il est de principe que la défense est de droit naturel; le jugement qui
ordonne l'enquête du demandeur n'a pas bssoin d'autoriser celle du
défendeur. L'art. 256 lui donne le droit de faire sa contraire enquête,
sans qu'il lui soit nécessaire d'articuler préalablement les faits qu'il veut
prouver.
Délai fixé pour commencer l'enquête.
Les deux enquêtes, directe et contraire, doivent être commencées
dans le même délai; ce délai est de huitaine si elles doivent être faites
dans le lieu où siège le tribunal qui les ordonne, ou à une distance de
trois myriamètres; il court à partir de la signification à avouédujuge-
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raeot qui ordonne Fènquête. Si ce jugement est par défaut faute de
comparaître et non susceptible d'être attaqué par opposition, la hui-
taine court de la signification à partie. Si ce jugement est susceptible
d'opposition, le délai ne partira que du jour où les délais de l'opposi-
tion sontexpirés. Ces délais sont de huit jours. Les auteurs sont géné-
ralement d'accord pour décider que, la huitaine expirée depuis la si-
gnification à personne ou domicile, l'autre huitaine de l'art. 257 devaif
commencer immédiatement. Ils arrivent à la même décision mais par -
des motifs bien différents.
Quid en cas d'appel du jugement qui ordonne l'enquête ?
Si le lieu où l'enquête doit se faire est à une distance de plus de
trois myriamètres du lieu où siège le tribunal, l'art. 258 permet à ce
dernier d'indiquer le délai dans lequel elle sera commencée; mais les
juges, en fixant un délai plus long, ne doivent point perdre de vue le but
de la loi, qui est celui de donner le moins de temps possible à la cor-
ruption et à la subornation des témoins. L'enquête est censée commen-
cée pour chacune des parties respectivement par l'ordonnance qu'elle
obtient du juge-commissaire à l'effet d'assigner les témoins aux jour
et heure par lui 'indiqués. Pour constater le jour où cette ordonnance
aura été accordée, le juge-commissaire ouvrira les "procès-verbaux res
pectifs par la mention de la réquisition et de la délivrance de ladite
ordonnance (259); à défaut de cette mention, l'original devrait suffire
s'il s'élevait à ce sujet quelque contestation.
Assignations aux témoins et aua parties.
Les témoins devront être assignés à personne ou domicile, un jour
au moins avant l'audition, pour ceux qui seront domiciliés dans l'éten-
due de trois myriamètres du lieu où l'enquête doit être faite; et un jour
par trois myriamètres sera ajouté pour ceux qui en seront plus éloignés.
Le juge-commissaire, dans son ordonnance, devra fixer un délai assez
long pour que celte augmentation puisse avoir lieu sans mettre obsta-
cle à l'audition de tous les témoins aux jour et heures indiqués. L'huis-
sier, qui fera cette assignation , leur laissera à chacun séparément co-
pie du dispositif du jugement pour ce qui concerne les faits admis, et de
l'ordonnance du juge-commissaire. La déposition du témoin qui aurait
reçu une copie incomplète sera déclarée nulle (260).
Quant à la partie adverse, elle sera assignée à"son domicile si elle
n'a point d'avoué, ou bien à celui de son avoué, si elle en a un , trois
jours au moins avant l'audition des témoins. Cette assignation contien-
dra,, à peine de nullité, les noms, professions, demeures des témoins.
Il n'y aurait pas de nullité si ces deux formalités de l'art. 261 étaient
remplies par deux exploits séparés (cass. 12 juillet 4819).
Indignités. —■ Incapacités. —- Reproches. — Proposition des reproches;
manière d'y statuer,
Toutes personnes ne peuvent point être assignées comme témoins.
Les unes en sont indignes, les autres incapables; d'autres enfin, quoi-
que valablement assignées, sontreprochables.
L'indignité est prononcée par la loi, et le juge doit refuser l'audition
des personnes qui en sont atteintes. L'ordre public y est intéressé.
Toutefois elles peuvent être admises à donner de simples renseigne-
ments (C. P. 28, 34, 42).
L'incapacité prononcée par l'art. 268 n'a rien de déshonorant pour
les personnes qui y sont désignées; le témoin est trop naturellement
porté à déposer favorablement en faveur des personnes auxquelles il
est uni; aussi nul ne pourra-t-il être assigné comme témoin s'il est pa-
rent ou allié en ligne directe de l'une des parties ou son conjoint
même divorcé.
La parenté naturelle reconnue, la parenté adoplive rentrent dans la
prohibition de cet article.
Mais il est des faits qui ne sauraient être attestés que par des pa-
rents, dont le témoignage serait refusé en toute autre cas. L'article251
du Code civil nous offre un exemple d'exception à l'art. 268 : c'est ce-
— 10 —
lui de la séparation de corps. Beaucoup d'auteurs, en vertu» de la
maxime. în domestices non reprobalur domesticum testimonium, ont
étendu l'exception. Nous croyons qu'ils sont dans l'erreur; les excep-
tions sont de droit étroit et ne peuvent être créées par de simples
anoligies.
Quid des prêtres, des avocats, des avoués, des médecins, des sages-
femmes ? — 378 Code pénal.
Quant aux mineurs de 15 ans, la loi accorde au juge un pouvoir
discrétionnaire pour avoir tels égards, qu'il croira convenables, à leur
déposition. (285.)
D'autres personnes, avons-nous dit, sont simplement reprochables ;
mais il est facultatif pour la partie de proposer les reproches prévus
par la loi. Son silence sera considéré comme un consentement tacite à
l'admission de la déposition.
La première cause de reproches est puisée dans la parenté ou al-
liance du témoin avec l'une des parties, jusqu'au degré de cousins
issus de germains. La parenté et alliance des conjoints jusqu'à ce de-
gré, le seront aussi pendant la vie du conjoint, ou si après sa mort il
en existe des enfants, le droit de reprocher ce témoin appartiendra
aussi bien à la partie adverse parente qu'à celle qui ne le serait pas.
La partie parente a quelquefois tout autant de motifs pour craindre la
déposition d'un de ses parents que celle qui ne le serait nullement.
Le témoignage doit être exempt de toute influence morale, et il faut
se prémunir surtout contre la dépendance des témoins à l'égard de la
partie; c'est pourquoi les qualités d'héritier présomptif et de donataire,
de serviteur et de domestique sont classées au nombre des reproches
que l'on peut proposer.
On pourra de même reprocher le témoin qui aura bu ou mangé avec
la partie, et à ses frais, depuis la prononciation du jugement inter-
locutoire ; celui qui aura donné des certificats poar le gain du procès.
La réhabilitation peut rendre la capacité aux témoins indignes; mais
elle ne détruit point le reproche. Quant au condamné pour vol, ou il
est incapable pour un temps d'après le jugement de condamnation, et
— 11 —
alors il ne peut point être valablement assigné, ou bien seulement con-
damné à toute autre peine, il est dans ce cas simplement reprochable.
Le témoin, en élat d'accusation, inspire trop peu de confiance pour
qu'il n'y ait point lieu à le reprocher; mais le reproche serait sans effet,
si avant la clôture définitive de l'enquête son acquittement avait été
prononcé.
Tous ces reproches sont fondés, eu général, sur la crainte qu'un té-
moin ne soit entraîné à déposer en faveur de la partie par parenté, af-
fection, intérêt. Les motifs qui les ont fait introduire dans la loi sont
trop évidents pour qu'il soit nécessaire de les développer.
Ces reproches, proposés par la partie ou son avoué, avant ou après
la déposition du témoin, seront circonstanciés et pertinents; celui-ci
pourra les discuter, et le procès-verbal, à peine de nullité de la dépo-
sition, contiendra lenumération de ces reproches et les explications
fournies par le témoin reproché. Les reproches proposés, avant la dé-
position, et non justifiés par écrit, devront être accompagnés d'une
offre de preuve et d'une désignation de témoins : sans cela, ils seraient
comme non avenus. La jurisprudence est constante pour reconnaître
que la preuve serait valablement offerte après la déposition.
Le témoin reproché sera entendu et sa déposition transcrite au pro-
cès-verbal. Le tribunal seul a le droit de statuer sur les reproches, et
il le fera sommairement, mais toujours antérieurement au jugement
sur le fond, si la cause n'est pas en état d'être jugée définitivement.
(287.)Dans le cas contraire, il y sera statué par un seul et même ju-
gement. (288.) Si la preuve du reproche n'est point suffisamment éta-
blie par un écrit, la preuve orale sera ordonnée par un jugement et il
sera procédé dans la forme des enquêtes sommaires.
La déposition du témoin dont les reproches seront admis ne sera
point lue à l'audience.
Celui qui serait blessé à tort clans son honneur, sa réputation,
pourra demander des dommages et intérêts contre la partie qui aura
allégué des faits impossibles à prouver; si c'était l'avoué qui eût pro-
— 12 —
posé imprudemment le reproche, la partie condamnée pourrait avoir
un recours contre lui.
Audition des témoins.—Remise. — Prorogation. —Procès-verbal.
Le témoin assigné devra êlre présent à l'enquête aux jour, lieu et
heure indiqués par l'ordonnance. Son absence entraînerait pour lui les
peines portées par les art. 263 et 264; leur application sera de nul
effet si d'après l'art. 26S le témoin justifie qu'il n'a pu se présenter au
jour indiqué.
Les témoins seront entendus séparément, et le juge-commissaire de-
vra procéder à l'enquête tant en présence qu'en l'absence des parties ;
l'absence même de leurs défenseurs ne serait pas un motif suffisant
pour faire renvoyer l'enquête à un autre jour.
Sur la demande du juge, le témoin déclarera ses noms, profession ,
âge et demeure; s'il est parent, allié de l'une des parties et à quel de-
gré; s'il est domestique ou serviteur de l'une d'elles. Il fera serment de
dire la vérité, le tout à peine de nullité.
Les projets écrits de déposition sont trop suspects pour que le témoin
ait le droit de s'en servir en présence du juge. Le sourd-muet est
escepté; il pourra déposer par écrit s'il sait lire et écrire. Dans le cas
contraire, le juge devrait le faire interroger par une personne qui au-
rait l'habitude de converser avec lui. Celte personne, après avoir préa-
lablement prêté serment, transmettrait les réponses au juge.
Le greffier consignera la déposition du lémo-n sur le procès-verbal,
après quoi, lecture lui un sera faite, et il lui sera demandé s'il y per-
siste. Si, eu écoulant cette lecture, le témoin se rappelle d'autres cir-
constances, il doit les déclarer, et il en sera fait addition à sa dépo-
sition; il peut même opérer tels changements qu'il croit justes; ces
additions et changements seront écrits à la marge. Il lui sera fait
encore lecture de sa déposition avec celle de ses additions et change-
ments; le témoin, à peine de nullité, signera îa déposition ainsi que les
éc rilures à la marge.

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