Rapport de la députation des blessés nantais, par M. Grignon-Dumoulin,... 17 octobre 1830

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impr. de Mellinet (Nantes). 1830. In-8° , 12 p..
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Publié le : vendredi 1 janvier 1830
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PAR M. CRIGNON-DU MOULIN , PRÉSIDENT.
17 OCTOBRE 1830.
"Je regrette que le sang ait coulé à Nantes,
"comme il a coulé a Paris ; il a coulé pour un belle
cause , pour la cause à laquelle j'ai été fidèle toute
"ma vie, et pour laquelle j'ai été heureux de nou-
"veau de me dévouer. "
LOUIS-PHI LIPPE I.ER
NANTES,
IMPRIMERIE DE MELLINET.
1830.
DEPUTATION
DES
BLESSES NANTAIS.
Messieurs GRIGNON-DUMOULIN, Président
LÉON PETIT.
HYRVOIX.
DE HERSANT.
BERNARD.
RAPPORT
FAIT LE 17 OCTOBRE 1830.
AUX BLESSES NANTAIS DU 30 JUILLET.
PAR
M. GRIGNON-DUMOULIN,
AU NON DE LEUR DEPUTATION
CHOISIS par vous, Messieurs, pour aller présenter?
au Roi-Citoyen, élevé sur le pavois par la volonté
du peuple, l'expression de vos sentiments pour
lui et, des voeux que vous formiez pour voir enfin
succéder l'ordre légal au régime, arbitraire et des-
potique qui pesait sur notre belle France, nous-
(4)
vous avons réunis pour vous rendre compte de la
mission honorable dont vous nous aviez chargés.
Nommés par vous le 12 septembre dernier, nous
crûmes remplir votre intention en nous bâtant de
nous acquitter de notre mandat.
Le 14, au soir, nous quittions Nantes, et le 17 a
midi nous étions à Paris, après avoir recueilli sur
notre route les marques nombreuses d'approbation
de la part des populations au milieu desquelles
nous passâmes. Partout nous fûmes accueillis par
ce cri de ralliement de nos immortelles journées
de juillet : vive la Charte! vive la Liberté!....
Votre adresse était l'expression fidèle de vos
opinions et de celles de vos députés ; néanmoins,
malgré la pureté de vos intentions , elle pouvait se
ressentir de la précipitation avec laquelle elle avait
été rédigée ; nous crûmes donc de notre devoir de
la soumettre aux lumières et à la vieille expérience
de ces hommes dont les noms seuls expriment une
idée patriotique.
L'homme des deux mondes , le père de la li-
berté, ou plutôt la liberté elle-même, comme l'a-
dit un de nos poëtes : le défenseur intrépide de
nos institutions menacées , celui dont la voix gé-

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