Rapport et projet de décret sur la situation des armées, présentés au nom des comités militaires et de salut public : du 18 pluviôse, l'an III de la République française une & indivisible ([Reprod.]) / [réd.] par Dubois-Crancé

De
Publié par

[de l'Impr. nationale] (Paris). 1795. France. Armée -- Organisation -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Publié le : jeudi 1 janvier 1795
Lecture(s) : 3
Source : BnF/Gallica
Nombre de pages : 26
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART
NBS 1010a
THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
PERGAMQN PRESS
A
CONVENTION NATIONALE.
• ̃
DES COMITÉS MILITAIRE ET DE SALUT
Du pluviôse; Tan troifièmc de laKépubliquefrançaife
une 8c indivilibie.
Vous avez entretenu, la campagne (dernière fsè»
de onze cent mille hommes fous les armes.
A i'txctpci n de quelques
on a c«?é, & en
a
& cependant les armées de la' République ou
fuccès décififs uns douce
cote, vont liberté pemb
français dans la. campagne prochaine.
lutte aux Tyrcnécs, oppotoient une part ce aux
Lfpagnols x «*î»i cependant n'ayoknt pris CoHkjure que
par trahifl.n. Anjouivi'tiuî, fur la dwîne do ces
ving foi leur avoir pris tous leurs
viiionncmens leurs tentes & leurs canons, commande»:
à la Bifcaye & à la Catalogne.
Vainqueurs d h fois dcs Anglais dans Toulon, des
rebelles à Lvyni t5c des Piémontais aux fronti^rts, l'aimée
d'Italie exile des Alpes menacent Turin.
Au Nord, il ne s'rfgit plus de reprendre Yalcnciennes
Se Coudé, de former un cimp inrermé(!»a.r? entre ces
four à nous, le cours du Rhin nous La de iai-
ques hordçs de par rAn^Ieceite- ré-
pellent les hommes égarés au (eïxi de la h-
entretenez iur ces côtes In liberté de fe raotinier
avec ri';né contre cette Albion donc le gouvernement
mérite puni de tous les maux que ion
atroce politique a vertes fur ks quatre parties du
monde. Euùn pour n'etre pas taxe clins
*•̃'̃>̃.̃;
A a
qn'mv lard viiloit, il y peu de jours m
'de
^"AuNbrcl, fiùges-, (ix ..batailles
̃»» gantes compl ttfmetu d.tux ̃ miîle 'huit cent trois
pîtc«$ de l'iînncihi
>» fruiï de cette immonelie caiTipagn;, >♦
Telle çH: la Ijtuîiti îii rccllc dans Jaque! fc trouve
aujourd'hui la République lïnution qui lui
permet d'encrevoîr calme Se
avec autant de feafiblliré que Ils Répablic lins ont mis
d'intrépidité ci braver les orages
Mais de ce d«
fixer vatre attention iir le ntatériel des armées, je me
bornerai en ce moment à le tableau.
d'une ma-.
«ne nombreufe & juur plus de
i,jloo bataillons yoo eicadrons & éo,ooo hum.mes.
dartiïleicie.
la poilërïté ne le croira l'ails ps'ine. Cïspsnciant le
ministre anglais feint. ̃de. nous croire
qui après avoir yatnen tous les obllaci es avons fous la
main les tréfors de, l'Eipagne ue ïï~.a.iïe 'ôc Us im-
menfes reflourcts de la Hoiîaïkie.
Epui (es nous qui pouvons entrer au prititemp.i en
aller chercher i Loadfes même ''raifort'
de tant d'injures t
̃: '*̃̃
Ge
lui ^ui • accueille nos tous
leurs cjt>i corruption parmi
nous » lui qui flatte & trahit les allié» pour
4euts dépouilles ̃̃• ̃
N'en doutez tant de
fuccès avec tlts moyens aufiv
que vous avez développés du pétiole
français tous celV cju lils
comptent fur leurs agtns
iecrers, ç'cft rt.i'ils eipèrcnf poqr
«V)us entre-déehir^r Se voila la moralité des rois.
Ah î fans doute la bourdonne encore
amour de cette enceinte; l'aplosTib que vous avez* pris
eilrîtiç le crime on n'oie pas révoquer en doute les
armées; mais on prolonge les inquiétudes du
peuple fi:r votre union fur vos moyens & fur
vos^inte niions.
Ce fi: donc ici qu'dtle foyer de la guerre la plus
dahgcreufe mais votre *fageiîe faura Té ceinrdre. Quant
à nos armées, vos deux comités de falut public &
niiUtaire réunis ne vous dillimisl-ront pas qu'il y «xifte
pluâeurs abus qu'il en: prenne de réformer avant de
commencer une nouvelle campagne.
Îa matvemance de beaucoup d'anciens militaires qui
om trahi la RépuWiqie rapide qu'il a
fallu donner à nos moyens de entraîné dans
un fyftèine d'arbitraire pour la clittribucion des emplois
qu'il eil temps de inotUfir.
Vous avez voulu qne le mérite fût recompenfé &
il il n'y a point d'arbitraue c'eft un principe de juf-
tice rigoureufei mais quelquefois emparé»
A3
l'on reft
r.ndu trop bcile eu faveur cii pl.:ȕ-urs qui les
qu'ils
leur ni l'expérience qui
D'ailleurs. confulcé la loi on
vu d-U- fois le comité
il a peuple aux armées
U généraux » nommer chacun de leur
Aujourd'hui, tous les hcmnvs
remplacés fôit pour caufe d'abfence légitime foit pour
caufe de destitution fans motif, Tiennent réclamer leur
réintégration de forre chacun ce
qiùl paroît" avoir droit, de demander, vous auriez en
officiers de tout grade, depuis les généraux jwfqa'au
rang de capitaine, de quoi tripler le nombre des placiers
déterminés par la loi. Cette efyèce d'anarchie ne peut
durer plus long- temps, fans aux
intérêrs de ceux qui ont droit rai-
fonde leurs ,& aux
cher prix tant d'hommes inutiles.
Pour Jouir de ce labyrinthe vos comités onr penfé
qu'il falloir rappeler toutes les armées l'organifarion
fimple et un forme de la loi du H février que
c écoit çjiie votre comité de falut
public deyoit
nominatif de tous les officiers qui à l'ouverture du prin-
temps, composeront- les états- majors, & que tous ceux
Qui votre approbation, (croient ternis
de reprendre celui des grades inférieur; dans lequel ds
au inoins tix mois en exercice.
6
Je ne parle pas des exceptions $ faire en faveur; Se
en anémiant ce *;ible;ui qui exige des recherches 6c
des méditations froides
tics les gé-
néraux ni
pourront nommer aucun emploi
d«Hs les. noniinations
que ïx Convention
réflexion fuffira pour garantir l'équité de
cette ir.eiure» 'IDus les emplois
nent foie à l' ancien ne te de f^ivice foie au choix des
volontaires foit de la Convention donc
route nomination ces trois nioytns indiqués j
par la loi, môme
intérêts de l'aimée Y^ cuincuiu pour lJ; République.
Nul ,,(bure que fi un peuple crqit
devoir fufpendic: un officier général de Tes topions,
Cuppl-jer par un aurre du même
officier d'un grade imiWJhreiruiu inférieur qui aura
jm^rité-fa confiance mais ce }j'en pas 1.1 une nomination;
ce- n'eft qu'une opération nécellairc pour ne pas .imerr
rompre le fervice, iemblable a ce qm Ce p a tTe tous les
jours iprfqu'un. lieute«a|ic fupplde à .l\ibjcnce du capitaiue
de
L'tfprit de règle & tout,
fins froilTcr les principes ni les de perloune ne
convenaient pas au fyltême doppiefiï'n qi:i avoit beibin
déplacer par-tout des fareliitc^ dévoués & prèrs à rout en-
pour obeir À leur tel ccoi: le ffC*

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.