Rapport fait par Delaporte,... au nom de la Commission de l'organisation des secours publics : séance du 13 messidor, an 4 ([Reprod.]) / [au] Corps législatif, Conseil des Cinq-Cents

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[de l'Impr. nationale] (Paris). 1796. Aide sociale -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1796
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LÀ
REVOLUTION FRANÇAISE
MAXWELL
Headinglon Hill Hall, Oxford 0X3 OBVV, I K
A
m O R P S LÉ G I .S L A T 1
CINQ-CENTS.
iâP PORT
ÏFaTt par DELAPORTE,
Député par le département des Côtes-du-Nord »
\î<Au nom de la commission de l'organifation
des fecours publics.
|' Séance du 13 mcflfidor an {.
CITOYENS
viens, au nom de la que vous avez
vous promet un plan des fccours pu.
vous rendre compte de fcs
a
Elle a examiné d'abord ce qui a été fait jufqu'à préfent
pour fowWêt l'humanité Souffrante ic elle enfuite cher»
ché les moyens nécetlveirès pour former l'organisation défi-
nitive des fecours i «li'Vribucr.
I,cj pauvres peuvent être rangés dans différentes clades
les uns ont été abandonnés ou expufés à l'infUnt de leur
naifhnce par des parent dénaturés la nature a enlevé à
d'anus des parens qui les aimoicnt tendrement. Des hof«
pices contiennent des rmlheureux aflligés par des maladies
d'antres lieux de retraite font remplis de pauvres parvenus
à la vieilUflè & hors d'état de pourvoir leurs befoins:
mais il en eft de tous les ages qui ftns être Ïéduirs au
derrtier degré de dérrcdà ont cependant hefoin de.quelquet
fccours pour faire fubfifter leurs familles enfin il en eft
«uvqyeli il eft in4ifpenf»Wô quQ la foci6té fournifle des
Itavaux^
Nous allons vous présenter le pauvre dans ces différentes
foliations. §c nous vous çxpoïcrons nos vues fur les moyens
de le foulage r.
L'homme n'eu peut-être jamais plus intéreffint pour tes
ftmblables que lotfquc paroiffimt au jour il cft abandonhé,
par les cruels auteurs de (on txiflencc. Le devoir de la
bciéié dans laquelle il Ce trouve eft fans doute de veiller
alors fa confervation nos aïeux le pensèrent ainfi.
En l'hôpital du Saint- Efprit Montpellier recueil-
lit les enfans trouve!, & en i53ô on leur ouvrit des afyles
Vir.ceiu-de-Paule émut les coeurs fcnfibles en faveur de
ces innocentes vicVimesj & louis XIII entrant dans fes
vues leur -corda le parvis Notre-Dame environ
la dotation de cet hofpice fur augmentée en
Il s'eft formé depuis plufieurs établitfemens du même
gônfe Jans différentes parties de la République, & .le*
enfant trouves obtiernent encore un afyle dans plufieurs
bofpicct lu; ofiginairement jj'ayoient pas été établis pour
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A 2
1 eux néanmoins it exirte leur égard de grands abus qu'il
I tft indiipenfable de réformer.
Quoiqu'il ait dans la République beaucoup de maifons
dans lefquelles ils font reçus cependant un enfant na)t
jfouvent à une di fiance aflèz grande de l'une d'elles, pour
qu'il n'ait pas la force de fupporter la route it faire pout
rendre; de alors il périt avant d'arriver, ou %près (on.
arrivée, S'il a le bonheur de réfifter cette première épreuve
une autre l'attend, c'cft le défaut de nourrice il faut qu'il
foit aflei heureux pour en trouver promptetnent une, & il
hue qu'elle foit honnête cac, faute de furveillance elle
devient l'arbitre de {on fort mais en6n, s'il a encore ce
bonheur, pourquoi faut il qu'on l'enlève à que femme,
devenue fa mère pour l'envoyer végéter dans un hôpital où
il reçoit une éaucatron peu près monaftique te d'où il
fort ordinairement avec des difpofitions prochaines à mal
faire? Il entre fans guide dans la /dciété où fouvent il fa
perd & il vient périr n\ifcra.blcment dans l'hofpice voi/în
de celui où il a été élevé. Tel en le tableau de la vie d'une
grande partie des enfans trouvés.
En.il < :onc impollible de parer des abus aufli révoltans ?
eft-il donc inJifpenfable que ces' enfans voyageant dés qu'ils
font n<ï">? ne p.ut-on leur trouver des nourrices dans des
campagnes voilincs du lieu où ils fonc trouvés? L'agent mu-
nicipal qui eft le père des pauvres ne peut-it être chargé
par la )oi de veiller la confervation de cçs enfans ? Et Ci
a la place de mères dénaturées ils ont le bonheur d'en ren.
contrer de fenfibles qui s'attachent à eux & qui les préftrvent
d'accidens pourquoi ne pis leur donner une prune outro
le prix convenu ce pourquoi ne pas leur confier l'éduca-
tion de ces enfans ? Celle qui leur feroit donnée par des
laboureurs honnêtes ne vaudtoit-clle point celle qu'ils te-
Soivent dans un hôpital? 1 /air qu'ils refpireroicnt en cam-
pagne ne fcroit- il point plus pur ijiic cclm des dortoirs d'une
mâifon de charité ? Les travaux proportionne"* a leur age
qui fe préféntent continuellement chez les laboureurs de
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rui prefque tous fe font dans les champs) ne feroienr-ijj
point préférables à ces ouvrages en laine qui te font dans
une fille ou à l'étit de pareil qui ctt l'ulage de quclcuej
maifons?. Ces êtres infortunes privés de leurs parens, ttinj-
veroient une nouvelle {'.«mille qui s'attneheroit a eux & qui1
les préfervecoit d-'S cg^reirens de la jcuiuffê ils
droieiu prcfque tous des citoyens utiles pour la f.KÎété.
L'idée que vous préfenw vo re comnvflion citoyens
collègues, n'en pas nmve l'expérience a prouvé que ceux
de; cnlans trouvés à l'.itis qtie leurs nouriiccscnt obttnus,
& O'ii font f'evtii ;s ont formj Jes ciioyeus
tf: 1, on c^n!\r!;c l'tspcruncc a l'égard de ceux
qui luttent des hôpitaux trouvera nulhcureufcmenc puf-
que toujours lr
Le bien public vcur qiu les procédés em.
ployés paur les orphelins il en tft beaucoup à la vérité qui
n'ont. plus, comme les cnlans qui n/ilknt les moyens de
"s'attacher unc ir.ùc en fusant Ion hit mais leur âge t.ndre
cft toujours i intérefler Si le premier dci arts
cft le plus propre à Us r-iuirt- Iv.ureux & utrlc:.
Occ»:pon;-iiciis maintenant de ces eues malheureux qui,
vivant du mime produit cic leurs tr.ivnux oiit b.foiu r!u
fccoms de h focie é cjti-net il; (ont nvii.idcs. I,c cociu des
Ft-mçais • toujours icnl-bL1 Lur a preparé des r'-lfources dis
les premiers remps dc la r.ioir.ivhie..
D'slv^rà il fut tt.'blt c!c<5 m^iions pour le
voy.-i^ciii^, <k les dvpcofcs rcrcllaircs pour leur entretien firent
pri(Vs f:ir les r.ivciuii du cî(.r. ;•• Le de ces hofpiccs
fut beaucoup lo>Vs descroif^es, parce que cette
cfpèce de |>c!iii>a^3 ofcafionna de-; voyages fréqutns.
Deux le feu Saint Antoine & la
lèpre d'ciiblir des hôpitaux qu'on nomma lé.
ayant c. iT.i les crablilî.isiciK q;i'i!s avoieht l'iécefliccs furent
donnés raix pauvres en c'toit ci* mabciie.
i.cs du gouvernement de ccs
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A3
'ftàîfons,& en demeurent qtielquî s bien* don Jî!V firent <?^s
!Bé.iélicts qu'ils s'appropiiîreïu. Cette réprï-
niée premier donna jrges dis
:En Loui: XIV
'dïiis claque gros bourg & il pulcrivit
sUi ivglcs' qifon devoit y obf.iver. •
Lagénécoiitc des de
'/tante ci[ cr.iuulre que- les trop*
grande nulle de biens, ce qui 1 eût retitéc Eh
A Pcpçoue'tîo h r^voîurioij y y en envir
"fchdix-!H:ij cents cinuctablilRmeis
de hanté un tres p; fit nombre' de' ces nuifons ,avosic été
juins de revenus ,'rfjnt li'rs croienfarudiés aux hof-
liir-.rc reeour; au
•quoique bien V''
le biens des hô-
pitiux, & qu'on tirât dutr-ifvlr ;iiùi«J._nr un' T^énii annuel
pour Ici pi'.ivr^. li Ccnv.-nîhii n ir.is ce
fecours i<; ivsts.i1^
floréal an H •, & le il } ei!e
<{èï hôp'caû^: Miïx do«i.iiiiei'itkîÀm'ux. les
pis dtè'da tuut m,e partis des biens des
hëpItA'.ix a été vtn.fiii;, 6irtvres ontcxtitmcnient fouN
fert. ï,e 9 an M IvGoi.veuion à fr.rfis
dtj folies 1 brumaifcan IV, elle
a Wiiduà ces étatjriflemeVis

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