Rapport fait par M. Albert Barre, au nom du Comité des beaux-arts appliqués à l'industrie, sur les procédés de gravure en relief et en taille-douce de M. Dulos,... / Société d'encouragement pour l'industrie nationale...

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impr. de Vve Bouchard-Huzard (Paris). 1864. 8 p.-[3] p. de pl. ; in-4.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1864
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SOCIETE D'ENCOURAGEMENT
POUR L'INDUSTRIE NATIONALE,
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RECONNUE GOMME ÉTABLISSEMENT D'UTILITÉ PUBLIQUE PAR .ORDONNANCE DU 21 AVRIL1824,
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séant i> Paris, rue Bonaparte, 44.
RAPPORT
FAIT PAR M. ALBERT BARRE
AU NOM DU COMITÉ DES BEAUX-ARTS APPLIQUÉS A L'INDUSTRIE
SUR LES PROCÉDÉS
DE
GMIEMMIIIIF1TI TAILLE-DOUCE
^ §;!:;;A; -;::]■ DE M, DULOS
Grjveiir del!Academi'e d.clhseicnces, de l'Observatoire, de l'Administration des pouls et chaussées
/ cl de l'Ecole polytechnique, rue des Matliuiïns-Saiut-Jaec[ues. il, à Paris.
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L'importance prise, à notre époque, par les ouvrages et les journaux illus-
trés, la rapidité d'exécution et le bon marché, conditions esssentielles du
succès de ces publications, ont provoqué depuis longtemps la recherche de
procédés permettant, à l'exclusion du burin, de graver directement, de con-
vertir en gravure typographique principalement, l'oeuvre du dessinateur.
La plus grande partie des nombreux essais tentés en vue de ce résultat
peuvent se ramener à un principe général, celui de la morsure par les
acides. Appliquée à la taille-douce, la morsure offre un concours précieux;
mais dès qu'il s'agit d'en prolonger l'action, comme il est nécessaire pour la
gravure eu tailles de relief, l'acid.e, qui ronge latéralement aussi bien que
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dans le sens de la profondeur, atténue les vigueurs du dessin et en compro-
met les finesses.
C'est en vain que, pour éviter ce grave inconvénient, on a fait intervenir
l'électricité, la dorure, les surcharges de vernis, les encrages partiels, etc., etc. ;
la multiplicité môme des travaux faits dans cette direction n'a servi qu'à
mieux démontrer l'insuffisance des procédés de cette nature.
Cependant, en appliquant la morsure au zinc, M.Gillolel, plus récemment,
M. Comte ont obtenu des résultais remarquables. La paniconographie vous
est connue, elle a été jugée 'digne de vos encouragements; devenue
l'objet d'une exploitation commerciale assez importante, pourra-t-elle se
prêter jamais à la production des travaux délicats et précis? C'est ce dont
il est permis de douter.
Le procédé de M. Comte, plus parfait peut-être, est d'un emploi plus dif-
ficile et plus capricieux que le précédent ; le dessinateur y trouve également
de remarquables facilités, mais nous craignons que la néographie ne fournisse
souvent, au tirage, que des noirs affaiblis ou des demi-teintes altérées par
l'acide.
MM. Vial etMerget, qui depuis peu de mois se disputent la priorité de mé-
thodes encore imparfaitement connues, nous paraissent devoir se heurter
contre le môme obstacle;
Dans une direction toute différente, des tentatives ont été faites, de 1841 à
1846, par MM. Frédéric de Kobel, Edouard Palmer et Volkmar-Ahner, et,
plus récemment, par M. Beslay ; les moyens qu'ils ont proposés seraient ex-
cellents, s'ils permettaient de dessiner avec quelque liberté.
C'est lorsque la question était parvenue à ce point, que M. Dulos a trouvé
dans une voie toute nouvelle un procédé ou, pour mieux dire, des procédés
appelés, selon nous, à un grand avenir.
Ces procédés sont basés sur l'observation suivante des phénomènes capil-
laires : si, après avoir tracé, avec un vernis, des lignes sur une plaque d'ar-
gent ou de cuivre argenté, on verse du mercure sur cette plaque mise de ni-'
veau, il se forme, à droite et à gauche des lignes tracées, deux ménisques
convexes, et le mercure s'élève en saillie au-dessus de la plaque. La même
expérience peut se faire avec une feuille de verre dépolie, en y dessinant des
figures avec un corps gras, et en jetant de l'eau sur la partie qui a reçu le
dessin; on peut dire d'ailleurs que tout liquide mouillant une surface sur
laquelle on a tracé des traits avec un corps qui ne se laisse pas mouiller
lui-même se comportera de la même manière que le mercure sur l'argent et
l'eau sur le verre.
On prend donc une plaque de cuivre argenté sur laquelle on décalque, on

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