Au gré des ondes par-delà les océans

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C’est une invitation à la découverte du monde de la mer en compagnie d’un jeune radio qui, au cours des embarquements successifs et d’une expédition dans le Grand Sud, acquiert un peu plus de maturité.À travers des anecdotes, le lecteur est invité à embarquer, à découvrir les rivages ensoleillés des tropiques, les brumes de la mer du Nord, les terrifiantes tempêtes de l’Atlantique, mais aussi certaines escales agitées, la traversée inoubliable des quarantièmes rugissants, des cinquantièmes hurlants et du cercle polaire antarctique.
Jean-Paul Léger, officier de la marine marchande puis des Affaires maritimes, a sillonné toutes les mers du globe. Avec ce récit, il témoigne d’un métier, aujourd’hui disparu, celui de radio, l’homme du morse, dans les années 1967-1977.
L'ouvrage est complété par une note explicative sur la transmission des données avant l'arrivée des techniques actuelles : les liaisons par satellites. Il est accompagné d'un glossaire, de cartes et de documents photos.


Publié le : mardi 27 novembre 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782842656904
Nombre de pages : 296
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Avant-propos
Papa,raconte-nouscequetufaisaisavantemanladuedeqC.tse mavaitadresséelundemeslsilyadecelaquelquesannées.  Avantsigniaitpourluicettepériodetrèslointaineoùluietses  frèresnétaientpasencorenés.Cetteépoque,entre1967et1977,  oùleurpère,tropoccupéàsillonnerlesocéansoulesglacesde  lAntarctique,nepassaitguèredetempsàlamaison.ndPa,apuaq ilétaitjeune,ilfaisaitdumorse!pataiétnect,irpseruelsnaDs lépoquedesdinosaures,maispasloin
Unété,enfeuilletantlevolumineuxcourrierquejavaisadressé  àmesparentsetàmaancéeaucoursdemesembarquements,un  lmadélésousmesyeuxavecsesséquencestantôtencouleur,  tantôtennoiretblanc:dixannéesdaventuresauxquatrecoins  dumondedontlessouvenirssesontincrustésdansmamémoire.  Cestalorsquelenviederelatercettetranchedeviemestvenue;  celadevenaitpresqueuneobsession!Ilnyaaucunegloireàévo-quercesexpériences,cétaitlequotidiendebeaucoupdemarins  dontcertainsauraientdeschosesmillefoispluspassionnantesà  raconter,maispourquoilaisserenfouistouscessouvenirsdans  nosmémoiressanslespartager?NulautrequeGeorgesTanneau  nelexprimeaussibien:-ssoevuoavsnecresonstdurjoAuouni,hu nirsetnosphotos,indécis,rêveurs,àpeineconscientsdavoirvécudes  chosesincroyables,quelquepartlà-bas,delautrecôtédelocéanou  suruneautreplanète,etleshistoiresquenousracontonsànosenfants  (1) nissentparressembleràdescontesqueleventemporte  
1. pedserugiFgueulesroueetedriae
,GeorgesTanneau.
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Cetouvrageestuneincitationauvoyage:ladécouvertedu  mondedelamerparunjeuneélèveradiodedix-septansqui,au  ldesannées,aucoursdesembarquementsetduneexpédition  dansleGrandSud,acquiertunpeuplusdematurité.Àtravers  desanecdotes,jinvitelelecteuràembarqueravecmoi,àdécou vrirlesrivagesensoleillésdestropiques,lesbrumesdelamerdu  Nord,lesterriantestempêtesdelAtlantiquemaisaussicertai nesescalesagitées.Jauraispuévoquerdanscerécitleséjouren  TerreAdéliemarquépardeterriblesblizzards,maiscetteaventure  humainequisortunpeudelordinairemériteunouvrageàpart  entière.Jévoquenéanmoinslatraverséeinoubliabledesquaran tièmesrugissants,descinquantièmeshurlantsetducerclepolaire antarctique.
Vieexaltanteponctuéedelonguesescalesquemenaientles marinsdecetteépoque?Fichumétier?Ceseraaulecteurde  juger.
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Prologue.
Juillet1965.LaubeselèvesurlegolfedeGascogne.Bercépar  unelégèrehouledenord-ouest,lestPanBoue,rdesaespniotlatilledelîledYeu,traînederrièreluisonlourdlet.Dansson  sillage,desdizainesdemouettescriardesetaffaméesattendent  désespérémentlerelevageduchalut.  Lesdeuxhommesdéquipagefontcorpsavecleurnavire:cou rageux,travailleurs,dursàlapeine.Àlapasserelle,lepatron,Paul  TurbéditPopol,hautestature,léternelbéretbasquepenchésur  loreille,maintientlecapdunemainferme.Dansunincroyable  brouhaha,lesvoixdesautrespêcheursrésonnentdanslaradio:  çasinterpelle,çarigole,çacrie!Popolneperdpasunebribede  cequiseraconte;ilfautsavoirdécodercertainsmots,certai nesexpressions;indicationsquitraduisentlasatisfactionoula  déception. Surlepont,mononcle,AugusteViaudditGugussactive.  Ilpréparelamanœuvrederemontéeduchalut.Ofciellement  mécanicien,Guguseffectue,àlinstardupatron,touteslestâches  àbord:duquartàlapasserelleautridupoissonenpassantpar  lacuisine. Durmétierpourmonpauvreoncle:aprèsvingt-cinqansde  pêche,ilconnaîttoujourslesaffresdumaldemer.Plusdunàsa  placeauraitabandonné,maislamercétaitsavieetpourrienau  mondeilnauraitenvisagéfaireautrechose.  Lechalutremonté,lepontsetrouveencombrédunemultitude    (1) depoissons:soles,plies,maraches,roussettes,etc.  
1.:ehcaraMe.ttoldesîldleeuYedrempneiota
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Embarquécommemousseoccasionnel,jesuischargédepréle verdespliesquiserontbouilliesavecdespatatespourlerepasdu  midi.Enattendant,tandisqueGugusetPopolsaffairentsurle  pontetdanslacaleàpoissons,jeresteàlapasserellepourrépondre  auservice.Ceserontlàmespremièresconversationsradio.Ilest  neufheures,lavoixcalmeetposéepourmoi,impressionnante  delopérateurdeSaint-Nazaireradiocouvrelebruitdumoteur.  LesnaviresdelaottilledelîledYeusontappelésparordre  alphabétiqueetletourduBnoPsateurB«noemed:tniverapiarr jourmonsieur,BrotsuenaP»!relanpcênesigenàtrihee Javaisalorsquinzeans.Cetteexpériencenefaisaitqueconr merlavoiequejemétaischoisie:jeseraiopérateurradiodans  lamarine.Àlamaison,surunvieuxposteàlampesbricolé,je  passaisdesheuresàexplorerlesondescourtes.Jétaisfasciné  parlamusiquemystérieusedumorsequiémanaitduboutdu  mondeetquejenepouvaisdéchiffrer.Onabeaucoupdimagi nationàcetâge-là,etjaimaislirelesrécitsdaventuresmaritimes  oùdesradioshéroïquescontinuaientàenvoyerdesmessagesde  détresse,deleaujusquàlataille!
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Endébutantcerécitdesouvenirs,jepenseauxcopains,marins  etradios,disparusprématurémentcommeRaymondTurbé,ce  camaradedeclasseavecquijaiusémesfondsdeculottessurles  bancsducollègedePort-Joinville.Luiaussisouhaitaitparcourir  lemonde.Véritableboute-en-train,iladoraitfaireleclown.Au  professeurqui,unjour,leréprimandaitpourunemauvaisenote,  illuiréponditquecelanelempêcheraitpasdavoirdesgalons  jusquelà!Joignantlegesteàlaparole,ilportalamainàhauteur  desonépaule.LadernièrefoisquejelaivucétaitàPort-Join-villependantlesvacancesscolaires.Nousavionsseizeans.Jallais  partirunenouvellefoispourunemaréeàbordduonBurteasP tandisqueRaymondembarquaitsurlechalutierManou-Cécile. Aprèsluiavoirdonnéuncoupdemainpourinstallersonmatelas  danslacouchette,nousnoussommessaluésennousdisantquun  
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jour,peut-être,nousaurionslachancedenavigueràborddu  mêmenavire.  Danslanuitdu2décembre1966,leManou-Céciledsiaparsiasti avectoutsonéquipageaulargedescôtesaquitaines.  
JemesouviensaussideMarcBrachet,cejeuneinsulairevenu  mevoiravecsamère.Ilsouhaitaitavoirdesinformationssurle  métierderadioet,trèsenthousiasteàlépoque,jenepouvaisque  lencourageràsuivrecettevoie.Embarquéquelquesannéesplus  tardsurlechalutierkkarSneticArccémaedFla,piarémbsocve sonnavireaulargedelEcosse.Cétaitenfévrier1986.Ilavait  vingt-septans.
Quantàmescollèguesradios,bienpeuparmieuxontputermi nerleurcarrièredanscettespécialité.Lesnouvellestechnologies etlesliaisonsparsatellitesontcontribuéàfairedisparaîtrelofcierradioélectroniciendelamarinemarchande.Cestunmétier  quinaurapasduréunsiècle.Néanmoins,quellesbellesaventures  ilnousaurapermisdevivre!
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Chapitre1 Lécoledesradios.
aL,vncombatieestu Accepte-le Lavieestunechance, Saisis-la Lavieestunrêve, Fais-enuneréalité.” MèreTérésa.
Unsoirdeseptembre1965,unevieille2CVpoussiveethaletante  faituneentréeremarquéedanslebourgdePléneuf-Val-André, petitelocalitébalnéairedesCôtesdArmorappeléesencoreCôtes duNord. Ellenenpeutpluslapauvrebagnole!Ellecroulesouslepoids  desbagagesetdesesquatreoccupants:monpèreauvolant,ma  mèreàsescôtés,àlarrière,monfrèreGérardetmoi-même.Ses  pharesquiéclairentlecielluidonnentunairimplorant.Les  naseauxfumants,ellenitsacoursedansungrandpschiiijuste  devantlecafédesSports! Drôledendecarrièrepourcettepauvre2CVplushabituée  auxcheminsinsulairesquauxroutesnationalesducontinent! Tôtlematin,suspendueautreuil,ballottéeentreterreetciel  pourembarqueràbordduvapeur,illuifallutaffronterroulis  etembrunsavantdêtredéposéesansménagementsurlappon tementenboisdeFromentine.Sensuivitunlongpériplecapau  nordentraversantNantesetRennes,snobéeparsescongénè rescitadinesquiseplaisaientàluifairedesqueuesdepoisson.  Ahoui!Elleauraitbienméritéunendecarrièreplussereine.  Sesgrandsyeuxglobuleuxsemblaientmobserveravecunairde  reproche:tnovnuTurasaispafpuiaercmoemtsecopainsqui,eux, poursuivreleursétudesàNantesouàChallans!  Effectivement,quevenions-nousfaireàplusdetroiscentskilo mètresdemonîlenatale,danscetteBretagnequimétaitalors  
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inconnue?Quelquesmoisplustôt,desamisnousavaientparlé  delécoleSaint-Josephoùlundeleurslsdevaitsinscrire.Mais,  effrayéparlesconditionsdevieimposéesauxélèves,ilavaitfait  demi-toursansdemandersonreste!  Cetétablissementspécialisédanslaformationdesradiosàla  grandepêcheetaucommercepréparaitauxcerticatsdopérateur spécialetdeuxièmeclasse.Aveccebagage,nouspartionsensuite  naviguersixmoisouunanavantdintégrerlesécolesnationales  delamarinemarchandepourpasserlesdiplômessupérieurs:le  certicatdopérateurradiodepremièreclasseetlediplômedofcierradioélectroniciendelamarinemarchande. Lelendemain,mesparentsetmonfrèrerepartirentpourla  Vendéeetjemeretrouvaisseul,entourédescamaradesavecqui  jallaisvivredeuxannéesdepensionunpeuparticulières.Les  troisquartsdentreeuxétaientcommemoi,pressésdenniravec  lesétudespourpartirnaviguer.Quelquesautres,pourlaplupart  desgarsdeslocalitésvoisines,setrouvaientlàsanstropsavoir  pourquoi!Enn,unpetitgroupecomposédetêtesdelard,qui  sétaientfaitvirerdeleursanciensétablissementspourdesrai sonsdisciplinaires,étaitconéaupèreVautierpardesparents  désespérésquinevoyaientquecettesolutionpourdresserleur  progénituredissipée. LécoleSaint-Joseph,dirigéedunemaindeferparlabbéVau tier,afchaituntauxderéussitesouventsupérieuràdautres  établissementsplusprestigieuxdontleniveaudentréeétaitplus élevé.Lesuccèsavaitunprixquilfallaitpayer.Malheuràcelui  quinavaitpaslamoyenneouquifaisaitlemoindreécartdedisci pline:claquesretentissantesetcollesleweek-endétaientmonnaie  courante!Cétaitavantmai1968Personnenesongeaitàse  rebeller.Detouteslesmanièreslechoixétaitsimple:lerdroitou  prendrelaporte. Hormisceuxquiavaientlachancededormirdansledortoir,  nouslogionsentassésdansdeschambreslouéesparlhabitant.Je  metrouvaisdansunevillaenfacedelécole:pasdechauffage;  
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poursedébarbouiller,quelquesrobinetspourunevingtaine  délèvesoularouteàtraverserpourallerfaireunetoilettede  chatsouslepréau.Detoutesfaçons,enpleinhiver,lesserviettes  étaientparfoisgelées,impossiblealorsdeselaver.Lesdouches  nétaientautoriséesquelejourdusportetencore,cenétaitpas  systématique. Duresconditions;cétaitenquelquesorteleservicemilitaire  avantlheure,maislacamaraderieetlespoirdennirpouraller  sillonnerlesmersnousfaisaienttenirlecoup.Onmatoujours  apprisqueriennesobtientsanspeine,alors,sijevoulaisconnaître  desjourspluscaptivants,ilfallaitsurmonterlépreuve.Certes,  avecdureculonpeutcritiquercetteéducation,maisjesuissûr  que,parlasuite,celanousaaidéàmieuxsupportercertaines  épreuvesdelavie. Malgrélesméthodesemployées,labbéVautiersedévouaitsans  compterpourlavenirdelécoleetdesesélèves. Nousavionsentrequinzeetdix-septanset,bienentendu,  pasquestiondallercourirleslles,saufpeut-êtrepourlesplus  chanceuxquirentraientchezeuxleweek-endàSaint-Brieucou  àLamballe.Pourceuxquihabitaientloin:vacancestouslestrois  mois,Noël,Pâquesetvacancesdété. Quelletristesselessortiesdudimanche!Deuxpardeux,  encadrésparlespions,nousdéambulionsdanslesruesvidesde  Pléneuf.Heureusement,lespatronsducafédesSports,Raymonde  et Henri, avec lesquels mes parents avaient sympathisé, m’ac -cueillaientsouventchezeux.Henriavaittrouvéenmoilels  quilnavaitpasetjétaispassionnéparsesaventuresdeguerre.  Canonnieren1940àbordduncuirasséenMéditerranée,ilavait  participéàdescombatscontrelesItaliens:dnuuotTr-apep,jcou çoisunavionennemiquivientdroitsurnous!TatatataEnplein  danslemille!Alorslà,jemeretourneetquest-cequejevois?Une  torpillequisedirigeàtoutevitessesurnotreancdroit.Allôpasse-relle,unetorpillesurtribord,labarreàgauchetoute!
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Peut-êtrequilenrajoutaitunpeu,maisjétaislà,haletantet  passionné,oubliantpendantquelquesinstantslescontraintesetla  monotoniedelapension.Cestluiquimafaitdécouvrirlapêche  auxormeauxdanslabaiedeSaint-Brieuc.Nousallionségalement,  (1) denuit,armésduneuohetteteundlaeetpmpm-etartê,equer leslançonssurlaplageduVal-André.Quelhommecharmantcet  Henri!QuantàRaymonde,ellemepréparaitdespetitsplatsqui  mechangeaientdelordinaire.Jenepouvaisabordercettepériode  sansleurrendrecepetithommage. Ledimanchematin,pasdegrassematinée:messeàsixheures  etdemidanslebourg,suiviedupetitdéjeuneretdelétudejus-quaurepasdemidi.Malheuràceuxquipréféraientrestersousla  couverture!Ilsontgardédessouvenirscuisants. Rien n’échappait au surveillant général, ancien radio mili -taire,quenoussurnommionsAlCapone.Salargecarrurenous  impressionnaitjusquaujouroùnousnoussommesaperçusquil  ladevaitàdesépaulettescachéessoussablouseMalgrésesairs  sévères,cenétaitpasunmauvaisbougre.  Leprofesseurderadioélectricitélesollicitaitparfoispourles  entraînementsdelectureauson.Lorsquunpetitsouriresadique  illuminaitsonvisage,nousdevinionsquilnousavaitconcocté  unexercicegratinépourtesternotredextéritéàlamanipulation.  Commejemedéfendaisplutôtbiendanscettedisciplinecequi  mepermettaitdecompensermesmauvaisesnotesenélectricité  jétaissouventdésignépourouvrirlefeu:s-uiSeslr,geéLzellA sesses!  QuevenaientfairecesSuissessesdanslesleçonsdemorse?Les  lecteurs,anciensradios,sesouviennentpeut-êtreIlsagissait  detransmettre,àlavitessedecentmotsparminute,laphrase  suivante:siise5lM55uSsiruessssseissip-mocetsilaicén-spnno.U prendratoutdesuiteladifcultédelexercicesijeprécisequun  cinq,cestcinqpoints,unS,troispoints,unI,deuxpointset  
1. Houette:outilquiserviatàrcueesredsisonlldaslnsase.elb  
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unE,unpoint.Engraphie,cestunpeuléquivalentdelhistoire  deschemisesarchi-sèchesdelarchiduchesse.Certainsnysont  jamaisarrivés. Ilyauraitbeaucoupàdiresurlesrepasdelapension.Lecuistot  nousservaitrégulièrementledimanchesoirunelargetranchede  pâtéposéesuruneassiettederizaulait.Cenétaitpastrèsappé-tissant,maiscelanenousdispensaitpasdechanter:Dspaerece divin,Seigneur,nousteremercionsdetoutcœur,rends-nousforts,  pursetjoyeuxjusquaufestindesBienheureux  
CestàcetteépoquequejaiadhéréauxéquipesSaintVincent  dePaul.Quelespritcharitablemedirez-vous!Jenaiunpeu  honte,maisilfautbienlavouer,touslesmoyensétaientbonspour  échapperauxpromenadescollectivesdujeudietdudimanche.  Initialement,madémarchenavaitriendaltruiste,cependant,ces  activitésmontbeaucoupapporté.Nousallionsrendrevisiteàdes  petits vieuxiunqracoousentntaieivruelmideL.oe,chanurlen  tenaitsimplementcompagnie,maislejeudionleurcoupaitdu  bois.Unaprès-midiglacédejanvier,unegrand-mèrequihabi-taittoutprèsdeléglisedubourg,mavaitdemandédeluifendre  desbûches.Commejeclaquaisdesdents,ellemoffrit,pourme  réconforter,ungrandverredevinchaud.Jenavaisencorejamais  goûtéàcebreuvageetjetrouvaiscelaexcellent:titomspnioB gars,lalcoolsestévaporé,tusraspassaoul!  Conant,jenaibuplusieursverrespourmeréchauffer.Jarri-vaisàlheureàlétudedusoir,maispassablementéméché.Comme  jétaisdunnatureldiscretetplutôttimide,lepionnajamais  comprispourquoi,subitement,jétaisdevenuaussidissipé.  
ÀlissuedesdeuxannéespasséesàPléneuf,jenauraiplus  guèreloccasionderencontrerlesancienscopains.Notreexamen enpoche,nousnoussommestouséparpillés.Enavril2006,très  loindesCôtesdArmor,danslepetittrainàvapeurquicircule  entreSaint-Jean-du-GardetAnduzedanslesCévennes,jaieu
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