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L'héritier d'une tribu : chronique d'une vie de jeunesse

De
205 pages
Un peu partout à travers le continent africain en général et au TCHAD en particulier, il existait vers la fin du XXème siècle et même encore de nos jours, des personnes pour qui, l'éducation, compte tenu du fait qu'elle fut imposée par le colonisateur et des moyens combien intéressants qu'elle mobilisa, démeure négligée au profit d'autres situations. Dans ce contexte donc, rien n'est du coup facile lorsqu'on veut suivre une formation même si on en a la volonté. C'est un tout vécu durant tout notre parcours et une panoplie des évènements et des mystères du continent noir en général, et du Tchad en particulier que nous rapportons ici dans cet ouvrage afin que, des efforts soient faits un peu partout et par tous.
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L’héritier d’une tribu :
chronique d’une vie de
jeunesse
Félix Lawane Malloum
L’héritier d’une tribu :
chronique d’une vie de
jeunesse
Contribution pour une meilleure
éducation en milieu Moussey du Tchad.



ROMAN





© Éditions Le Manuscrit, 2006
www.manuscrit.com
ISBN : 2-7481-6303-6 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782748163032 (livre numérique)
ISBN : 2-7481-6302-8 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748163025 (livre imprimé)


A la gloire du Créateur,
A toute ma famille,
A tous les disparus :
Grands pères Batlia et Lackamma,
Grand mères Salgandi Maïmouna et Aïcha,
Tantes Tabitha et Pala,
Oncles Moussa et Silinga, Lassina Samphile
Les amis Amoullah Sem-gadi, Dogoda Jean Tabangui,
Et à tous les bien aimés rappelés auprès du Père Céleste pour
sa gloire.


Sincères remerciements :

A papa et maman, mes frères et sœurs, mes oncles, et en plus
bref, tous mes parents sans lesquels ma vie ne m’aura été pour
rien.
A Madame Pivé Marie-Claude et toute la famille Massandi,
Aux familles Dr. Fatchou Ngakaïtangou,
Toyo Maïna, Samdouckna François et Al Hadj Saleh
Djarma pour toutes leurs gratitudes.
A Maïna Michel Bayangué, Djong-ra Hankonné, Massou
Elie, Amoulou Jonas, Homitchotcho Albert Douksouna,
Lamine Cissé, tous les amis de la fondation FSEC pour tous
leurs conseils, leurs encouragements et leurs contributions les plus
diverses.
Aux amis Dinamou Dama, Haraouna Charles, Gawan
Jean Moksia, Nonaga, Blegue, Cay Tatang, Aminata Ba,
Edmond Fall, Amadou Gueye (CINU – Dakar), Epolyste…
,
Et à toutes et tous ceux dont j’aimerais taire le nom
expressément ici, afim que la gloire du Créateur Dieu se révèle
davantage dans nos vies d’ici-bas.
9
10




I. APERÇU GÉNÉRAL



L’éducation, parce qu’elle est et demeure de très loin,
le seul moyen par lequel l’homme se forme, se
développe, s’édifie et s’intègre, reste la chose la plus
importante dans la vie de tout un être.
Mais cependant, s’offrir une éducation, chose
essentielle et fondamentale pour une vie, lorsqu’on ne
dispose pas des moyens de sa politique financière ou
même autre, dans un contexte de mondialisation, n’est
pas chose aisée ou facile.
Si depuis un certain temps, tout le monde est
convaincu de ce que peut être l’importance, le rôle ou
même la place de l’éducation dans la vie d’un individu,
dans la société,… , il n’en demeure pas moins
cependant que, jusqu’à une époque récente, elle était ou
est encore mal perçue dans certaines couches
défavorisées de la planète compte tenu de leurs
insuffisances.
L’exemple rapporté ici, et plus précisément, celui de
la communauté mousseye du Tchad en particulier n’est
peut être pas le seul cas s’il faut voir tout ce qui se fait
dans les différents coins reculés de notre continent et
dans lesquels, les insuffisances matérielles,
financières,… , ne sont pas exemptes de conséquences
négatives sur l’éducation.
C’est ainsi donc que, comme clé du développement,
l’absence de l’éducation dans un monde bien défini est
11
pour beaucoup de signification lorsqu’on analyse les
habitudes ou les vécus quotidiens des personnes vivant
ledit monde.
Et puisque tout part de l’éducation, on ne peut
pourtant pas parler de celle-ci, sans pour autant parler
de l’histoire, de la culture,… , et des personnes à qui
même elle est destinée et les conséquences positives
qu’engendre souvent et pour la plupart d’ailleurs son
appropriation.
De cette manière, L’héritier d’une tribu : Chronique
d’une vie de Jeunesse, voudrait ou se veut un appel à
une prise de conscience d’abord individuelle et ensuite
générale, afin de favoriser l’épanouissement de
l’éducation et en milieu Moussey du Tchad en
particulier, puis partant, un des exemples concrets de
l’histoire d’un peuple, d’une communauté, pouvant
contribuer ou mieux même fixer tout acteur ou toute
personne impliquée dans un tel intéressant domaine qui
est l’éducation, dans le souci bien évidemment de
permettre un développement social et économique tant
intégrés et satisfaisants dans les milieux des couches les
plus défavorisées de la planète terre.

Au-delà, en se focalisant sur la vie d’un homme par
son vécu quotidien et toutes les leçons qu’il a apprises et
faites siennes en termes d’expériences, cette œuvre se
veut un cri d’alarmes en faveur de l’éducation.
12




II. GRÂCE AUX AUTRES



Les paroles des grands hommes ont toujours été et
sont des références pour tous ceux qui cherchent à
comprendre davantage quelque chose de notre beau
monde; et elles font souvent, la vie, la bonne et la
meilleure d’ailleurs.
Et cela, personne ne l’aura compris et cru si aucune
parole ou pensée aussi plus riche que la sienne ne lui fut
prononcée par une autre personne ou encore moins les
désormais grands hommes de ce monde, par les pensées
qu’ils ne font que développer.
Disons encore moins, le plus petit pauvre et le plus
grand riche de ce monde peuvent-ils évoluer dans un
même monde ou sphère sans pour autant avoir des liens
interrelationnels, ou tout simplement encore sans pour
autant avoir à tirer de leçons l’un de l’autre ?
Certainement pas.
Pendant toute mon enfance, j’étais pour la plupart du
temps, le garçon le plus pessimiste que peut être jamais
rencontré.
Pour moi, la vie n’était juste qu’un jeu du hasard où il
fallait justement à ce titre que chacun aille de son côté.
Ce faisant, je n’avais personnellement aucune
orientation faite dans mon esprit sur ce qu’était la
direction commune de tout être vivant que nous
sommes.
13
Jamais, je n’ai assez pensé quelque chose de
particulier de ce que l’on disait autour de moi en ce sens
que chacun de nous, avait sa propre ligne de vie qui lui
soit tracée par un être suprême et en l’occurrence le
créateur.
Et cela, par moment me faisait travailler, et parfois
encore, m’amenait à renoncer par moment en pensées à
l’existence de cet être, qui selon moi, ne pouvait que
laisser les choses évoluer sans pour autant intervenir
pour leur régulation au moment opportun.
A ce niveau donc, je me disais alors que la vie ne doit
tout simplement que se résumer en un simple jeu du
hasard où, les plus nantis c’est à dire, les plus forts ne
peuvent que eux seuls l’emporter et dominer sur les plus
pauvres en tirant tout à leur fin.
Même dans les milieux de l’école où sur le banc, tout
le monde est considéré aux mêmes pieds d’égalité et,
soumis aux mêmes conditions ou traitements, je me
croyais toujours cet être inférieur pour qui aucun espoir
n’avait sa place en lui.
Je trouvais tous les camarades mêmes trop
particuliers et différents de moi et, ma vie elle-même
commençait déjà par me peser puisque ne signifiant rien
du tout pour moi. Je la trouvais sans fondements et elle,
sans aucun avenir pour moi.
Par moment, je me posais alors la question de savoir
pourquoi exister dans un monde où l’on n’a pas sa place
en réalité.
Pourquoi être encore créé dans un monde qu’on
trouve injuste ?
Vivre ou mourir une fois, tout cela m’état très égal.
Puis les jours passèrent et à l’école je progressais en
pensée et aussi bien en actes qu’en parole, puisque l’âge
14

me les accordait, je découvris alors un jour que toute
chose étant créée pour un but, alors ma vie ne peut être
que significative et mon existence sur terre justifiée
même si celle-ci ne présentait toujours pas pour moi
quelque chose de très particulier voire spécifique que je
voulais.
Cette pensée positive balaya alors d’un seul revers ce
pessimisme caractérisé en moi et qui ne faisait que
m’emporter de temps à autre par son courant grossier.
Ce livre: « I am, I can & I will walking by faith » de
Joe L. DUDLEY, aura été quelque chose de très
remarquable voire particulier pour moi.
La première fois que j’eus à le lire, des questions, et
mêmes plusieurs, me vinrent de partout à l’esprit et
parmi lesquelles, la première fut, celle de savoir
comment « être en mesure et pouvoir marcher par la
foi » si l’on ne se voit s’offrir aucune grâce d’être en
mesure de toute chose et de surcroît, si l’on ne trouve
que déception dans sa vie ?
Ce livre aura vraiment changé beaucoup de choses en
moi et l’idée de se dire ou faire quelque chose pour ma
vie elle-même, ne faisait plus maintenant que germer et
pousser en moi.
Lorsque je l’ai, lu et même à plusieurs reprises par la
suite, je ne pouvais plus retenir d’autres paroles en
dehors des deux suivantes qui sont d’une pertinence
incontournable même si aussi nombreuses furent les
autres paroles intéressantes de tout son contenu.
Quand l’auteur dit que: « It’s not by hanging across a
bank that you will become a millionaire » ou encore
« it’s not by walking around the airport that you will be
a pilote », je me suis vu comme encouragé. Et quand il
dit encore un peu plus loin cette parole de « everything
15
is possible by faith », c’est comme s’il était en moi bien
avant cela.
J’avais déjà expérimenté cette parole et elle m’était
demeurée dans la mémoire si bien qu’inexploitée de
temps à autre comme il se devait.
A la suite de tout cela, je me suis dit que si j’avais la
possibilité d’ajouter quelque chose à son propos ou le
résumer, j’aurais tout simplement dit ceci: vivre les
précieux moments de son adolescence aux pieds de ses
parents, sans pour autant mettre la tête ailleurs sous la
responsabilité de qui que ce soit en dehors de ceux-ci,
ne fera pas toujours les futurs meilleurs jours de
l’individu quoi qu’il en soit. Pour parvenir à sa future
bonne vie, l’individu doit d’abord lui-même
expérimenter ce qu’est la vie, tirer des leçons puis se
faire ou arrêter une idée ou encore moins se trouver une
vision personnelle et pour ensuite prendre sa décision
lui-même, pour enfin arriver à l’action.
Chers lecteurs, vous êtes peut être encore de cette
multitude de ces gens qui sont demeurés encore
accrochés aux pieds ou du moins auprès du luxe de
leurs parents sans pour autant chercher à comprendre
ce qui se fait autour de vous; ce n’est pas un sentiment
de jalousie que j’éprouve ici à votre égard.
Mais juste un défi que j’aimerais vous lancer à cause
de ce qu’est l’état actuel du monde, et aussi bien ce que
nous réserve le futur et que nous ne savons d’ailleurs
pas grand chose au clair.
Sans cela, beaucoup de choses de cette vie vous
demeurent et vous resteront cachées.
Notre expérience nous est pour quelque chose parce
qu’elle nous a prouvé à suffisance que c’est cela la
16

meilleure vie et la vraie formation de l’individu, si cela
vous intéresse bien sûr.
Pour ceux ou celles qui l’ont vue et vécu avec nous,
nous leur en sommes confiants et reconnaissants pour
leurs apports pendant tous ces moments qui ne sont
désormais que simples récits et souvenirs.
La vraie éducation, et la véritable même, si vous nous
le permettez, c’est celle qui nous vient de la somme de
notre vie à tous les niveaux de notre jeune âge.
Faut-il encore que j’avoue que quelque soit votre
niveau d’instruction, votre rang social et bien d’autres
choses par lesquelles on vous considère encore, si vous
n’êtes pas passés par l’étude ou l’étape de la vie sous la
dépendance d’un tuteur, vous êtes manqués de quelque
chose.
Et dans ce cas, que votre insuffisance actuelle dans
votre façon de concevoir et de faire les choses ne vous
surprend aucunement puisqu’il vous aurait fallu
expérimenter cette vie dont nous faisons cas
actuellement afin d’être tout à fait complet malgré tout.
Plus que jamais, vivre en dehors de sa famille et avec
de tuteurs, est un tout, à cause de ce que chaque instant
de cette vie est une nouvelle leçon qu’il faut en profiter,
si bien que non facilement assimilable.
Les décisions viennent nous tomber de partout et là-
dessus notre tête.
Et tout ce qui compte alors, c’est de savoir les
prendre et les mettre à notre compte.
Personnellement, je m’estime heureux pour en avoir
vécue et passé par cela. Sinon, n’aurais-je pas été ce
dont je pense être aujourd’hui à cause des multiples
enseignements reçus.
17
C’est une vie qui pour moi, est un bonheur qui
comme caché au sommet d’un grand arbre de la forêt,
demeure intouchable par les plus favibles à jamais.

18




III. GOUNOU NATAL OU LA TERRE LOINTAINE



Aussi proche que lointaine, Gounou nous resterait
inconnue si les choses n’avaient pas été comme elles se
passèrent.
Située en territoire tchadien et lointaine qu’elle soit à
cause de sa situation et son importance quelque peu
rurale, la région de Gounou, serait et resterait inconnue
du visiteur lointain débarquant en territoire tchadien et
qui souvent, ne disposant du temps que pour tout ce
dont il a dans sa tête, étant bien entendu que ce dernier
ne peut être intéressé ou du moins encore, préoccupé
que par ses besoins pour la circonstance.
Combien sont-ils venus de l’Occident et qui puissent
y connaître quelque chose de cette terre en dehors de
ces quelques hommes d’affaires qui y passèrent parce
que la route les y amena ? Ne sont-ils pas dénombrables s rares missionnaires qui pour le besoin ou la
cause de l’évangile réussirent à y séjourner et pour en
dire quelque chose. Une infime minorité certes.
Mais comme toute autre contrée de ce monde,
Gounou ne serait intéressante que si on lui accorde une
certaine importance à juste titre et valeur, au niveau
qu’elle mérite.
Situé en territoire du pays Moussey du Tchad,
Gounou est à mi-chemin de la ville de Fianga et celle de
19
Gounou-Gaya au Sud Ouest du Tchad, l’un de ces plus
beaux pays de l’Afrique centrale.
Les deux principales villes d’une importance
particulière pour Gounou sont Gounou-Gaya à grande
dominance habitée par les Mousseys, et Fianga par les
Toupouris.
Parlant des liens qu’il y a entre les deux villes en
question, et sur le plan administratif évidemment,
Gounou-Gaya est le chef-lieu du département de la
Kabbia qui regroupe les sous-préfectures de Binder,
Fianga et Gounou-Gaya ; ceci depuis le nouveau
découpage administratif du Tchad de mille neuf cent
quatre vingt dix neuf et qui voit s’implanter à grande
échelle le processus de la décentralisation.
Il est aussi bon de savoir que ces trois sous-
préfectures se situent dans l’ancienne préfecture du
Mayo-Kebbi qui a été subdivisée elle-même en trois
départements, avec le même découpage administratif;
cette préfecture qui autrefois, avait comme chef-lieu
Bongor, ville située à quelques seize kilomètres
seulement de la ville camerounaise de Yagoua, à
l’extrême nord du Cameroun voisin.
Quant à la ville de Fianga, elle se situe à l’ouest de
celle de Gounou-Gaya vers la ville voisine camerounaise
la plus proche de Doukoula; ce qui veut dire qu’il faut
partir de Fianga pour Gounou-Gaya vers Kélo une
autre ville du Tchad à l’Est de cette dernière, en passant
par la région de Gounou qui elle-même abrite le peuple
Gounou.
Il est aussi intéressant de noter qu’au Sud de
Gounou-Gaya se trouve la ville de Pala.
20

De ce que nous apprenons de l’histoire et des
ancêtres de cette appellation de Gounou, il y a plusieurs
significations.
Mais toutefois le lecteur se rendra aussi bien compte
que ce nom comme la plupart d’autres noms de la
planète en général et du milieu en particulier, n’est pas si
étrange ni même extraordinaire qu’il soit.
Tout d’abord, il désigne tout simplement une tribu,
une région, un peuple de la communauté Mousseye.
Les anciens et l’administration elle-même, font
remonter son histoire aux années des grands moments
des mouvements humains qu’a connus cette partie du
continent noir en général et en particulier, sa sous
région de l’Afrique Centrale.
Gounou qui a laissé son nom à la tribu, aurait été un
chasseur de renommé de son époque. Parti de la localité
de Guetté en compagnie de sa chienne de chasse et en
emportant avec lui pour la circonstance sa gourde d’eau
et ses armes de chasse, ceux de l’époque bien entendu, il
y trouvera refuge et pour ensuite s’y installer.
Et la raison, l’importance du milieu, simple fatigue ou
l’égarement qui lui bloqua le chemin de retour, on n’en
sait plus grand chose si bien que l’histoire retient celle
de la fatigue.
Guetté d’où il est parti, comme la plupart de ces
noms en pays Moussey, désigne de nos jours une
localité et une tribu qui constitue elle aussi un peuple à
part entière.
Le centre de cette localité est aujourd’hui un
carrefour d’échanges entre les villes de Gounou-Gaya,
Kélo et Pala, et sert souvent d’escale pour les voyageurs
venant des localités ou les régions les plus lointaines du
21
pays voire ceux venant des autres pays voisins à savoir
le Cameroun, le Nigeria ou la république Centrafricaine.

Cette tribu elle même, serait descendante de l’ethnie
Ngambaye au sud du Tchad dans le département du
Logone Occidental; ce qui fait que de nos jours, pour
tous ces liens, le mariage entre ces trois tribus à savoir
Gounou, Guetté et Ngambaye n’est pas assez conseillé
voire encouragé si bien que quelques individus ne
faisant plus cas de cela et tenant comme argument
l’heure du modernisme, s’y donnent.
D’autres explications qu’on donne encore à ce nom
de Gounou, existent.
Mais à cause de leur concordance et leur importance,
nous ne retenons ici que celle précédemment établie à
cause de son acceptation par les concernés et le milieu
Moussey lui-même par son histoire.
Pour la ville de Gounou-Gaya, certains intellectuels
donnent pour leur part quelques interprétations.
La plus pertinente est celle selon laquelle, le colon
serait d’abord passé par la terre de Gounou afin
d’atteindre ce niveau. Et comme ayant trouvé un cours
d’eau assez intéressant et très connu dans la ville
aujourd’hui, et connu sous le nom de Zala qui n’est
qu’un simple marigot, branche d’une rivière qui traverse
toute la région abritant le pays Moussey avant de se jeter
dans les plus grands cours d’eau du sud du Tchad, il
trouva plutôt préférence pour celle-ci et ne répartit pour
Gounou, et s’y installa.

Ainsi donc, pour des raisons d’habitation, il aurait
engagé des autochtones à lui faire de la place dans la
dense forêt qui était au bord de Zala. Ceci fait, ces
22