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Rencontres estivales dans la maison aux chats

De
86 pages

Trahie par sa meilleure amie, trompée par son mari, Rosalie décide de reprendre son destin en main et s’offre quelques jours de vacances en bords de mer, en compagnie de sa fille Noémie.

Elles prennent la direction des côtes anglaises où elles sont accueillies par Lady Catherine, propriétaire bienveillante d’une maison d’hôtes.

Ainsi débute un séjour où mère comme fille vont faire de surprenantes rencontres qui vont redéfinir les personnes qu’elles sont et qu’elles souhaitent devenir.

Robert, comédien de renom, et Nick, petit-fils de Lady Catherine, vont bouleverser le séjour de Noémie et Rosalie.

Cette dernière sera-t-elle capable de se réconcilier avec elle-même et avec les autres ?

Se donnera-t-elle, à nouveau, la chance d’être amoureuse ?

Tea Bonnaventure, mariée et mère de deux filles, vit en Belgique, en communauté germanophone. Elle y exerce son métier de médecin spécialiste. Elle est passionnée d’écriture, de chant et d’art pictural. Suite à de sérieuses complications médicales, elle décide de se consacrer activement à l’écriture, pour partager ses idées d’altruisme et d’empathie.


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Tea BONNAVENTURE

Rencontres estivales dans la maison aux chats

ISBN 979-10-203-0724-8

ISBN numérique 979-10-203-2273-9

© Éditions Baudelaire, 2015

www.editions-baudelaire.com

Table des matières
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X
Chapitre XI
Chapitre XII
Chapitre XIII
Chapitre XIV
Chapitre XV
Chapitre XVI
Chapitre XVII
Chapitre XVIII
Chapitre XIX
Chapitre XX
Chapitre XXI
Chapitre XXII
Chapitre XXIII
Chapitre XXIV
Chapitre XXV
Chapitre XXVI
Chapitre XXVII
Chapitre XXVIII
Chapitre XXIX
A Declaration of Frienship
La Déclaration d’Amitié
Chapitre XXX
REMERCIEMENTS

Chapitre I

Rosalie et Noémie, sa fille âgée de 16 ans, arriveraient par Ferry, en fin de matinée, à Brighton, pour deux mois de vacances.

Rosalie ne comptait plus les années où elle n’était pas partie en vacances.

Peut-être que le temps des vacances était lié à celui de ces années insouciantes, où elle était mariée à Carlos et où elle partait, chaque été, sur la Côte d’Azur.

Allait-elle enfin oublier les années sombres de son passé ?

Elle voulait vivre en paix avec elle-même et les autres. À l’avenir, elle aimerait parler d’années lumineuses. Elle désirait, sincèrement, garder, dans sa mémoire, des souvenirs joyeux.

L’insouciance avait été brisée, brutalement, par la lecture d’un SMS (Short Message Service) sulfureux, écrit par sa meilleure amie et destiné à Carlos.

Par un seul SMS, un seul, elle avait vu s’effondrer la forteresse virtuelle qu’elle avait construite depuis des années : la confiance pour son mari et pour sa meilleure amie.

Carlos était parti. Sans explication. D’après lui, il n’y avait plus rien à rajouter. Son message d’adieu était court mais clair. Il était désolé qu’elle l’apprenne de la sorte. Toujours, d’après lui, c’était mieux que de vivre dans un mensonge permanent.

Carlos était parti. Leur vie en commun était finie.

Avait-elle raté un épisode dans leur vie de couple ? Devait-elle culpabiliser ?Elle n’avait rien vu venir. Elle avait juste remarqué que Carlos devenait un peu plus distant ces derniers mois.

Elle n’avait pas eu le temps de réfléchir. Elle devait agir, sans s’attarder sur les causes potentielles de leur échec amoureux. Car elle était seule, toute seule, pour élever sa fille.

Dans ces moments critiques où l’intensité du chagrin risque de vous plonger dans une dépression, Rosalie avait refusé de se laisser abattre et s’était réfugiée dans son travail. Rosalie était gérante d’une boulangerie-salon de thé.

Les clients n’avaient rien remarqué après le départ précipité de Carlos. Sauf que Rosalie fermait son magasin une demi-heure plus tôt, pour suivre et contrôler les devoirs d’école de sa fille.

Sa fille, comment la définir ? C’était le trésor de sa vie. Malentendante à cause d’une malformation congénitale, Noémie portait un appareil auditif, gris et discret, dans chaque oreille. Par coquetterie, quelques mèches de ses cheveux cachaient les appareils devant ses oreilles. À part ses études scolaires et sa mère, elle ne s’intéressait qu’à son violon.

Rosalie n’arrêtait pas de répéter : Enfin des vacances pour repartir à zéro.

Ces vacances seraient la rupture avec son passé douloureux et la résolution de vivre le présent, totalement en accord avec elle-même.

De vraies vacances pour s’ouvrir peu à peu aux autres.

Chapitre II

Pour les deux mois de vacances, Rosalie avait trouvé une remplaçante pour son commerce, à la condition que celle-ci encaisse la totalité des bénéfices pendant cette période.

Malgré quelques économies mises de côté ces dernières années, Rosalie voulait se sentir à l’aise au niveau financier. Elle avait donc postulé pour un travail saisonnier, comme femme d’entretien à Brighton.

Elle avait été toute surprise et toute contente d’être prise, à la fois au Musée et au Théâtre Royal. Les horaires se suivaient : en fin d’après-midi au Musée et en fin de soirée, au Théâtre Royal.

La quantité de travail n’avait jamais freiné Rosalie. Et chaque type de travail méritait, d’après elle, attention et respect. Sa dignité resterait intacte quel que soit le niveau de qualification du travail qu’elle effectuerait.

Pendant les quelques heures où Rosalie était occupée à nettoyer, Noémie pratiquerait le violon en soirée et se coucherait dès qu’elle se sentirait fatiguée, sans attendre sa mère qui rentrerait tard, dans la nuit.

Enfin des vacances. Pour Rosalie, c’était le moment de tourner la page, pour écrire un nouveau chapitre de son histoire.

Après le départ de Carlos, avec sa meilleure amie, il ne fallait surtout pas lui parler d’amour ou d’amitié.

Dans son histoire passée, malgré elle, elle avait subi son lot de souffrance et de tristesse. La vie n’est pas sans risque. Surtout elle ne voulait pas de nouvelles blessures. Elle devait accepter la vie comme un jeu de cartes ; « on tire, de temps en temps, de mauvaises cartes mais on peut espérer, parfois, aussi tirer les bonnes cartes. »

Au-delà de la chance qui peut aider, elle désirait se donner les moyens d’être heureuse. Rosalie avait des valeurs sûres pour consolider son bonheur : sa fille, le chant, les roses et le thé.

En confirmant sa réservation pour l’été, Lady Catherine, directrice de la maison d’hôtes, lui avait confié qu’elle aimait, aussi, les roses et le thé.

Et si leurs goûts communs allaient être le lien qui allait les unir ?

Pouvait-elle espérer un lien amical, bien réel et non fictif, avec cette vieille dame ?

On s’accroche à la vie comme on peut et avec quoi il est possible de s’accrocher.

Rosalie croyait au pouvoir bénéfique des choses.

La magie des choses allait-elle faire disparaître, à jamais, la mélancolie du passé et de manière simultanée, apparaître le plaisir des choses simples ?

Chapitre III

Lady Catherine attendait Rosalie et sa fille, pour la fin de matinée.

Elle avait fait préparer leur chambre double, au premier étage, avec salle de bain attenante. Déjà, par la correspondance via internet, son attention et sa sympathie s’étaient portées sur cette femme française, délicate et discrète, qui aimait, comme elle, le thé et les roses. Lady Catherine comptait lui faire découvrir, aussi, son affection pour les chats.

Lady Catherine était plutôt fière de son petit-fils Nick. Agé de 17 ans, dépassant 1,80 m et d’allure élancée, il étudiait la littérature et l’économie à Cambridge. Pendant son séjour, Nick occuperait le 2e étage, équipé aussi d’une grande chambre et d’une salle de bain adjacente.

Pour cet été, il rendait visite à sa grand-mère.

Lady Catherine était aidée, pour l’entretien de la maison par Neela, jeune indienne qui logeait au 3e étage, dernier étage sous les toits. Le compagnon de Neela était éboueur de la ville et partait tôt le matin.

Chaque matin, Neela préparait le petit déjeuner « breakfast » en anglais.

Le petit déjeuner était servi, au rez-de-chaussée, dans la salle à manger.

La cuisine et le salon se situaient également au rez-de-chaussée.

Lady Catherine tenait particulièrement à ce moment de convivialité autour d’une table.

La journée allait bien débuter si elle se sentait entourée de ses hôtes, de Neela et de ses chats.

Comme la maison d’hôtes était surélevée d’un étage sur sa face orientée vers la mer, le sous-sol se retrouvait donc au même niveau que celui de la mer.

Lady Catherine avait sa chambre et sa salle de bain au sous-sol. Elle avait surnommé sa chambre « sa cabine de navire » car des fenêtres en formes de hublot laissaient pénétrer quelques rayons de soleil et offraient une vue plongeante sur la mer.

Lady Catherine plaisantait souvent sur le fait qu’elle était la passagère qui avait le plus longtemps séjourné dans une cabine de navire, sans faire avancer « d’un seul mile » son navire.

La vieille dame possédait une annexe à sa maison d’hôtes. Entre les deux, une cour ombragée, par des murs latéraux, offrait un relais agréable pour la pause thé ou « tea - time » de l’après-midi.

Dans l’annexe, le premier étage était aménagé comme une serre, où les rosiers séjournaient, en toute tranquillité, au gré des saisons.

Deux canapés moelleux invitaient à la lecture ou à...