Réponse aux objections faites contre la dixième observation. (Voir la brochure intitulée : De Quelques épanchements pleurétiques traités par la thoracentèse, par le Dr Masson, d'Yvetot.)

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impr. de A. Onfroy (Yvetot). 1861. In-8° , 8 p..
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Publié le : mardi 1 janvier 1861
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RÉPONSE
Aux objections faites contre la Dixième Observation
(Vojrla brochure intitulée: De quelques Épanchements Pleurétiques traités
*f\îip^\par la Thoracentèse, par le docteur MASSON, d'Yvetot.)
Monsieur le docteur X n'a pas-voulu conserver l'inco-
gnito que lui laissait à dessein l'observation Xp (*) ; et au lieu
d'a"border la question générale des épanchements pleurétiques,
il se rejette sur une observation, la seule peut-être qui puisse
être attaquée, car les autres (toutes celles où la ponction a été
faite), portent avec elles leur preuve matérielle et visible;
mais il oublie que celle-là aussi a sa preuve incontestable, j'es-
père le faire voir.
D'abord M. le docteur X nous fait connaître son diagnos-
tic. Je l'en remercie, car ce n'est pas sans raison que j'avais
écrit : « J'ignore le diagnostic du médecin ordinaire. » D
avait eu d'abord une entérite, traitée, je le savais', (car après
le refus de concours du confrère, je dus prendre note, chez
M. le pharmacien, de la médication suivie), par jujubes, si-
rop de groseille et riz laudanisé. Ensuite D eut une fièvre
intermittente, combattue par deux potions de sulfate de quinine
et deux décoctions de quinquina. Dès ce temps-là, toutefois,
un premier vésicatoire fut appliqué sur le côté gauche. D....
guérit encore, mais c'est pour empirer.
(*) Je tairai le nom néanmoins, car je veux laisser à M', le docteur X le
soin de se faire connaître lui-même.
1861
Il présente bientôt, nous dit M. X , les signes les plus
caractéristiques d'une vaste pneumonie : oppression, toux, cra-
chats visqueux et rouilles, râle crépitant; matité digne de re-
marque , depuis la base de la poitrine jusqu'à la fossé sous-
épineuse; souffle bronchique, bronchophonie, etc., rien n'y
manque, c'est plus qu'une pneumonie type, et nos livres ne
parlent pas mieux. Mais M. X est-il bien sûr de ses sou-
venirs? Il a vu, dit-il, une pneumonie effrayante, il en en-
tasse les symptômes les uns sur les 'autres, et j'ai la preuve
écrite qu'il ne l'a pas traitée.
Sans nous en rapporter aux dires du malade, très exacts tou-
tefois sur l'entérite et les accès de fièvre intermittente, mais
nuls sur la fluxion de poitrine ; cherchons la pensée du méde-
cin, s'il en a une, dans le traitement qu'il prescrit. Le riz
laudanisé nous a fait songer, à la diarrhée, le quinquina aux
accès intermittents ; quel médicament nous révélera une pneu-
monie reconnue ? Voir les registres de M. Lacaille — sirop de
gomme, jujubes, sirop de groseilles. Voilà tout. Pas une pré-
paration antimoniale, pas un moyen quelconque vulgairement
employé. — Ah oui ! un vésicatoire sur un point douloureux.
Je le demande à mes Confrères. Que faut-il croire du trai-
tement d'alors indiquant que M. X ne voyait rien, où de
la fluxion de poitrine qu'il décrit aujourd'hui ? Ne pas voir un
épanchement pleurétique est une erreur excusable peut-être;
mais voir une pneumonie terrible sans la combattre, ce serait
plus
Un mot maintenant de la description qui nous est présentée
aujourd'hui. Le confrère constate une matité comme la pneumo-
nie n'en produisit peut-être jamais, elle s'élève jusqu'à la fosse
sous-épineuse ; mais ce n'est rien, cette pneumonie reste sta-
tionnaire, dit-il, depuis le 25 juin, jusqu'au 2 juillet, et c'est
une pneumonie suppurée qui reste stationnaire , elle qui mar-
chait si vite le 23 et le 24 juin ! Voilà qui est nouveau. Mais
au moins le malade meurt le 2 juillet ? non. Il vivra encore

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