[Réponse de M. Augustin Angot, 19 décembre 1868, aux allégations des époux Allez sur la liquidation par lui faite en 1848 de la maison de commerce de M. Bacon, leur beau-père]

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impr. de Ladevèze (Tours). 1868. Angot, Augustin. 1 vol. ; in-8° . Pièce.
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Publié le : mercredi 1 janvier 1868
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Pendant plus dyi gt années et tant que mes intérêts seuls ont eu
à en souffiir, j'ai voall garder le silence sur la position qui m'avait été
faite; mais k>rsqiïe J'ai la douleur de voir se produire des alléga-
tions tendauf-a indaire en erreur, sur mes actes, mes parents et mes
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aœiSjls-^oMj ma dignité exige que je leur fournisse des explica-
tions.
Au mois d'avril 1867, j'ai demandéàM. et à Mme Émile Allez quelques
éclaircissements afin d'être fixé sur la valeur de leurs promesses, vou-
lant, dans une simple réunion de famille, entre frères et sœurs, nous
entendre également sur les propos par eux tenus. Sur leur refus
brusquement exprimé, j'ai offert à M. Allez de nous expliquer tous
deux devant tels parents ou amis qu'il lui conviendrait de désigner;
cette offre fut également déclinée. Le 47 décembre -1867, ma femme
écrivit à sa sœur, Mme Éii-iile Allez, pour lui demander de nouveau
cette réunion deyenue indispensable ; un refus sec et non motivé fut
l'unique réponse à cette dernière démarche directe.
Je ne veux pas relever toutes les allégations si légèrement pro-
duites par M. et Mme Allez; je vais donc me borner à réfuter les
principales :
M. Emile Allez, mon beau-frère, prétend, dit,- répète et a dit à
moi-même qu'il ne cesserait de le répéter que, lors de mon entrée
dans la maison de M. Bacon, notre beau-père, en 4846, M. Bacon
était dans une bonne position et que cette maison de commerce
qui m'était vendue était, nonobstant le prix payé, une bonne, une
très-bonne affaire, et que cette excellente affaire avait périclité entre
mes mains.
C'est à ces allégations que je vais répondre par des faits.
Vers le mois de septembre 4 845, des rapports amenés par des amis
communs s'établirent entre la famille Bacon et la mienne, et à la
suite de pourparlers sur lesquels j'aurai à revenir, le 48 décembre
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18 4 5, je devenais, en même temps que gendre de M, Bacon, son associé, ,
et plus tard son successeur; ce fut le 29 décembre H 845 que furent
signés simultanément les actes d'association et de vente.
Les pourparlers qui avaient précédé ces actes avaient eu lieu chez
M. Bricard, beau-frère de M. Allez, j'y étais représenté par mon père
et M. Sellier,mon parent; M. Bacon s'était adjoint son gendre M. Émile
Allez et aussi, je crois, M. Bricard.
M. Bacon annonçait et affirmait que sa maison de commerce réali-
sait annuellement un bénéfice net pouvant varier entre quinze et
vingt-cinq mille francs, et que l'on pouvait, comme moyenne, admettre
le chiffre de dix.-huit mille francs, mais il ne produisait aucun inven-
taire, promettant de terminer complètement les écritures de celui qui
devait être fait au 34 décembre 845, pour constater son apport
dans la nouvelle société, et de nous en donner connaissance. D'une
nature essentiellement honnête et confiante, mon père ne voulut pas
même contrôler les affirmations de M. Bacon et de M. Allez, il se con-
tenta de dire à M. Bacon: votre parole me suffit; mon fils devenant le
vôtre, c'est avec vos enfants que vous traitez, et c'est donc en père de
famille que vous devez agir.
Peu de jours après ces pourpalers, je reçus la visite de M. Le Vil-
lain père, parent de M. Bacon, qui avait été chargé par lui, de
prendre sur mon compte, les renseignements usités en pareil cas.
M. Le Villain avait, dit-il, la mission de me communiquer un doute
émis par M. Bacon sur le chiffre annoncé de mon apport.
L'honorabilité de M. Le Villain ne pouvant me laisser aucun doute
sur la délicate mission dont il était chargé, je lui répondis en lui por-
tant, le lendemain, avec une note par moi certifiée, les grosses et titres
notariés constatant mon apport; et en même temps je priai M. Le Yil-
lain de vouloir bien me renseigner sur la position de M. Bacon. M. Le
Villain qui avait apprécié ma façon de répondre aux craintes qu'il
avait été chargé de me transmettre, me répondit : J'ignore la position
pécuniaire de Bacon, mais en lui communiquant votre réponse et vos
notes, je la lui demanderai.
A quelques jours de distance et en me rendant mes titres, M. Le
Villain me dit : « Bacon m'a assuré qu'il possédait en dehors des affaires
un capital de deux cent mille francs. »
En discutant chez M. Bricard les projets d'actes d'association et de
vente et en les signant, le 19 décembre 1845, chez le notaire, M. Bacon

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