Réponse des "Conservateurs de la légitimité" à M. B. Constant (par le chevalier Cordier de Saint-Elne)

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J.-G. Dentu (Paris). 1822. In-8° , 8 p..
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Publié le : mardi 1 janvier 1822
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RÉPONSE
DES
CONSERVATEURS DE LA LEGITIMITE
A M. B. CONSTANT.
Prix : 5o centimes.
A PARIS,
CHEZ J. G. DENTU.IMPRIMEUR-LIBRAIRE,
rue des Petits-Augustins, n° 5 ;
ET AU PALAIS-ROYAL, GALERIES DE BOIS, N°s 265 ET 266.
1822.
RÉFUTATION
DE LA.
DÉNONCIATION FAITE PAR M. B. CONSTANT
CONTRE
LA SOCIÉTÉ DE BIENFAISANCE DES CONSERVATEURS
DE LA LEGITIMITE.
Discours prononcé le jour de l'anniversaire de la
naissance de Monseigneur le duc DE BORDEAUX,
par M. le chevalier CORDIER. DE SAINT - ELNE ,
ancien colonel, héraut d'armes de France.
MESSIEURS,
Effrayé des cris de vive le Roi ! que nous
aimons tant à répéter, les jours de nos solen-
nités , M. Benjamin Constant a signalé, le
27 juillet dernier, à la tribune du Corps lé-
gislatif, la Société de bienfaisance des Con-
servateurs de la légitimité, comme dangereuse
à l'Etat ; et pour rendre sa dénonciation plus
intéressante, il nous a accusés de faire fabri-
quer des poignards, acérés sans doute par.
la haine et la vengeance (1).
(1) Voyez le Journal des débats du 28 juillet 1822.
(2)
Cependant, je dois vous faire observer
que cet honorable député a eu l'extrême
prudence de ne garantir aucune de ses asser-
tions, et de s'appuyer, pour leur donner
quelque probabilité, sur la déclaration d'un
individu arrêté, depuis plusieurs mois, pour
faits que nous ignorons, et que la Société a
rayé du tableau de ses membres, comme
fortement soupçonné d'avoir plusieurs fois
abusé de sa confiance.
Tranquilles, messieurs, au sein de vos
familles, et jouissant de la paix que procure
une bonne conscience, vous avez dit, en
lisant cette dénonciation : Ce député est fou,
et vous avez gardé le silence.
Mais le gouvernement protecteur sous le-
quel nous vivons, a cru voir dans cette fou-
gueuse déclamation contre des hommes pai-
sibles et sincèrement attachés à la monar-
chie, un motif qu'il veut connaître. Cette
affaire s'instruit, et nous attendons avec une
respectueuse résignation, la décision des
magistrats.
Cependant une horrible calomnie a été
lancée contre nous : toute la France en a été
informée par la voie des journaux, et notre
justification est un devoir. Elle sera simple
et facile ; car pour la produire avec succès,

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